Effectivement, vu que les négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement étaient toujours en cours, j'ai demandé au formateur de quel délai il avait besoin pour pouvoir introduire un trajet ou présenter le plan à la Commission européenne. À la demande du formateur, un courrier a été envoyé à la Commission pour demander un report pour pouvoir présenter le plan budgétaire et structurel national à moyen terme, au 31 décembre 2024, tout cela en application de l'article 36, § 1 er , a), du règlement n° 2024/1263.
La Commission a répondu par un courrier du 24 septembre qu'elle acceptait ce report au 31 décembre 2024 au plus tard. Elle a rappelé que le 26 juillet 2024, le Conseil a constaté l'existence d'un déficit excessif en Belgique en raison du non-respect du critère du déficit, conformément à l'article 126, § 6, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE).
Ainsi que le mentionne la communication intitulée Semestre européeen 2024: Paquet de printemps , la Commission communiquera ses recommandations pour des recommandations du Conseil visant à remédier aux situations de déficit excessif, en même temps que ses avis sur les projets de plan budgétaire des États membres de la zone euro.
Si le plan n'est pas présenté en temps utile et afin d'éviter toute discontinuité de la surveillance dans le cadre de la procédure concernant les déficits excessifs, la trajectoire corrective prévue par cette dernière serait basée sur la trajectoire de référence fondée sur une période d'ajustement de quatre ans. Vous savez bien que les nouvelles règles budgétaires permettent de revenir à la barre des 3 %, soit en quatre ans, soit en sept ans, pour autant qu'il y ait des réformes structurelles et des investissements. Évidemment, à défaut de présenter une trajectoire pluriannuelle, nous recevrons de facto une trajectoire de référence qui sera alors fondée sur une période d'ajustement de quatre ans.
Une nouvelle trajectoire corrective pourrait cependant être recommandée par le Conseil en vertu de l'article 126, § 7, du TFUE, sur recommandation de la Commission, sur la base d'un sentier des dépenses nettes proposé dans le plan budgétaire et structurel national à moyen terme, qui peut alors prolonger l'ajustement budgétaire jusqu'à sept ans après son évaluation positive par la Commission et son approbation par le Conseil.
Ce n'est donc ni irrémédiable ni définitif. Cependant, tant que les administrations ne connaissent pas les intentions des nouveaux gouvernements en matière d'investissements et de réformes structurelles pour la prochaine législature, aucun plan ne peut être établi en ce moment. Sachez toutefois qu'un groupe de travail interfédéral a été mis en place afin de réaliser un travail préparatif, comme des éventuelles adaptations aux législations et règlementations existantes, ou la collecte de données budgétaires. Évidemment, nous allons travailler en douzièmes provisoires: il ne revient pas au gouvernement en affaires courantes de prendre des décisions qui préjugeraient en quoi que ce soit de ce que souhaite faire le prochain gouvernement.