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Mondelinge vragen
De 10 meest recente vragen gesteld door Nabil Boukili in de plenaire vergaderingen.
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Vraag: De wet tot invoering van de doodstraf voor Palestijnen
Vraag: De wet op de doodstraf voor Palestijnen
De wet tot invoering van de doodstraf voor Palestijnen
De wet op de doodstraf voor Palestijnen
Wetgeving over doodstraf voor Palestijnen summaryExplanationBeantwoord door
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
op 2 april 2026
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Samenvatting summaryExplanation
Rajae Maouane en Nabil Boukili bekritiseren scherp de nieuwe Israëlische wet die de doodstraf uitsluitend voor Palestijnen legaliseert, wat volgens hen een officiële institutionalisering is van bestaand structureel geweld, apartheid en systematische mensenrechtenschendingen zoals marteling en onterechte detenties. Minister Maxime Prévot bevestigt dat België en de EU de doodstraf principieel verwerpen, de wet als discriminerend en in strijd met internationaal recht "volledig verwerpen" en pleit voor herstel van Israël’s eerdere moratorium, maar benadrukt dat EU-sancties (zoals opschorting van het associatieakkoord) alleen mogelijk zijn bij voldoende steun van andere lidstaten. Maouane en Boukili wijzen de louter verbale veroordelingen af als ontoereikend en eisen concrete sancties, met name een Belgisch initiatief indien de EU blijft blokkeren, omdat Israël volgens hen straffeloos genocide, bezetting en nu ook juridische apartheid normaliseert zonder gevolgen voor de bilaterale relaties. Prévot beaamt dat België intern mandaat heeft om sancties te steunen, maar stelt dat verdere stappen afhangen van EU-brede consensus en regeringsoverleg.
Rajae Maouane:
Monsieur le ministre, le Parlement israélien vient d'adopter une loi qui légalise la peine de mort pour les Palestiniens. Il faut le dire clairement: l'État israélien n'a pas attendu de légaliser la peine de mort pour les Palestiniens, puisque ces personnes meurent déjà en détention ou sous les balles. Depuis des années, les otages palestiniens meurent en prison dans des conditions graves qui sont documentées: tortures, violences sexuelles, absence de soins.
Cette loi ne crée pas une nouvelle réalité, elle rend officielle une violence qui existe depuis déjà trop longtemps. Pendant ce temps, certains responsables politiques israéliens s'en félicitent publiquement, sabrent le champagne et trinquent à la mort des Palestiniens. Israël franchit ainsi un cap supplémentaire dans l'horreur.
Dans un contexte où des milliers de Palestiniens sont détenus sans procès, où des centaines d'enfants sont emprisonnés, où même des médecins, comme le docteur Hussam Abu Safiya, seul médecin dans un hôpital assiégé à Gaza, sont arrêtés, et où des milliers de civils ont été tués ces dernières années dans une impunité totale, instaurer une peine de mort différenciée selon l'identité, dans un système judiciaire déjà extrêmement inégalitaire, revient à officialiser qu'Israël est un État d'apartheid qui l'assume et s'en félicite même.
Monsieur le ministre, l'article 2 de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël conditionne explicitement cet accord au respect des droits humains. Ma première question est rhétorique: la peine de mort est-elle conforme aux droits humains? Mes autres questions sont les suivantes. La Belgique est-elle prête, oui ou non, à soutenir la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël? La Belgique considère-t-elle encore qu'Israël, dans ces conditions, est un État allié?
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, après 78 ans de colonisation et de violence contre le peuple palestinien, après deux ans de génocide, cette semaine, on passe à une étape supérieure dans la barbarie. Cette semaine, le Parlement israélien a voté la peine de mort exclusivement pour les Palestiniens, une mesure qui sera jugée par des tribunaux dans lesquels le taux de condamnation est de 96 %. C'est une des lois les plus violentes et discriminatoires jamais inscrites dans son arsenal juridique. Israël s'octroie ainsi le droit de vie ou de mort sur les Palestiniens, tout en démantelant les garanties les plus élémentaires d'un procès équitable.
Cette loi viole de multiples dispositions du droit international et sa mise en œuvre pourrait même constituer un crime de guerre. Elle marque surtout une escalade mortelle dans un système déjà largement documenté de torture et de répression contre les détenus palestiniens. Ce texte ne fait pas que confirmer une pratique existante, il lui donne un cadre légal. Alors que les Palestiniens sont déjà tués au quotidien, à l'intérieur et à l'extérieur des prisons, cette loi permettrait de le faire de manière légale. Cette loi a été dénoncée par l'organisation israélienne B'Tselem et par des parlementaires israéliens qui parlent eux-mêmes d'institutionnalisation de l'apartheid.
Monsieur le ministre, vous avez twitté sur cette question, mais je n'ai pas lu de condamnation. Condamnez-vous l'adoption de cette loi par le Parlement israélien? Allez-vous enfin œuvrer pour des sanctions contre l' É tat d'apartheid israélien?
Maxime Prévot:
Madame la députée, monsieur le député, comme vous le savez, la Belgique, tout comme l’Union européenne, adopte une position de principe contre la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances. Comme je l’ai déjà indiqué, la peine de mort nie l’essence même de la dignité humaine et n’a pas sa place dans une société qui se veut libre et juste. C’est une violation du droit à la vie, qui n’a aucun effet dissuasif et qui rend irréversibles les erreurs judiciaires.
À propos de la loi adoptée par la Knesset, la haute représentante de l’Union européenne, Kaja Kallas, a été très claire lorsqu’elle a affirmé – avec notre plein soutien – qu’il s’agit d’une grave régression par rapport aux engagements mêmes d’Israël, puisque le pays maintenait depuis longtemps un moratoire de facto à la fois sur les exécutions et sur les condamnations à mort. C’est pour cette raison que j’avais déjà exprimé notre totale réprobation et ma pleine condamnation – puisque vous appréciez le mot – la semaine passée, lors de l’adoption de cette législation par le Comité national de sécurité de la Knesset. Je partage d’ailleurs pleinement votre indignation, ainsi que celle de l’Union européenne, concernant le caractère discriminatoire de cette loi, qui vise principalement les Palestiniens.
Je m’associe pleinement à l’appel européen enjoignant Israël à respecter sa position de principe antérieure, ses obligations en vertu du droit international, ainsi que son engagement envers les droits humains et les principes démocratiques, qui sont – je le rappelle – des éléments essentiels de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Nul doute que cette question sera portée à l’attention du prochain Conseil des Affaires étrangères. Depuis la décision du Conseil des ministres du 12 septembre dernier, j’ai mandat du gouvernement pour soutenir la suspension de l’accord d’association. Encore faut-il que suffisamment de pays europ é ens soutiennent cette perspective.
Comme pays ayant lutté de longue date contre la peine de mort partout dans le monde, la Belgique ne peut que condamner cette législation et profondément déplorer la pente glissante vers l'abîme du respect du droit international et des droits humains dans lequel Israël s'engage davantage encore.
Rajae Maouane:
Merci, monsieur le ministre, pour vos réponses. Merci pour la condamnation claire et explicite; je pense que c'est le minimum minimorum dans ce cas de figure. Vous avez exprimé des préoccupations que nous partageons, vous avez rappelé le droit international, mais nous avons l'impression que le rappel du droit international à Israël se fait à chaque fois dans le vide. Aujourd'hui, ces rappels et ces condamnations ne suffisent plus.
C'est largement insuffisant quand on voit la situation sur place. Le message qu'envoie l'Union européenne à Israël, c'est que ce pays peut instaurer une peine de mort discriminatoire, peut commettre un génocide, priver des millions de personnes de procès équitables, poursuivre la colonisation, poursuivre l'occupation, recommencer la même horreur qu'à Gaza au Liban, et continuer à avoir des relations privilégiées avec nous. Et, ça, c'est inacceptable. On ne peut pas le laisser faire.
Concernant la Belgique et l'accord que vous avez évoqué, vos compétences ont été remplies, mais on attend l'action des autres ministres du gouvernement sur ces sanctions. Que fait le reste du gouvernement à propos des sanctions contre Israël?
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, je note ici que le gouvernement belge condamne explicitement cette loi discriminatoire et cette loi d'apartheid votée par la Knesset cette semaine. Je pense que la condamnation, c'est le minimum. Maintenant comment faire pour être cohérent avec cette condamnation? Il faut l'accompagner de sanctions. Jusqu'à quand va-t-on accepter les violations répétées d'Israël du droit international, des droits humains, sans prendre de sanctions? Quelle est notre ligne rouge pour agir? Les articles de l'accord d'association, lui-même, ne permettent pas ce que fait Israël aujourd'hui. Depuis deux ans, nous envoyons des rappels à Israël. Maintenant il faut agir, il faut passer aux actes. Et, si ça ne marche pas au niveau européen parce que certains pays apportent un soutien inconditionnel au régime d'apartheid israélien, il faut que la Belgique prenne le lead et se distingue par des positions et des sanctions au niveau belge.
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Vraag: De gevolgen van het conflict in het Midden-Oosten voor Libanon
Vraag: De oorlog in Iran en de gevolgen daarvan voor onze economie
Vraag: De situatie in Iran
Vraag: De situatie in het Midden-Oosten
Vraag: De situatie in Libanon
Vraag: De politieke instabiliteit in Libanon
Vraag: De situatie in het Midden-Oosten en in Libanon
internationale politiek en migratieDe gevolgen van het conflict in het Midden-Oosten voor Libanon
De oorlog in Iran en de gevolgen daarvan voor onze economie
De situatie in Iran
De situatie in het Midden-Oosten
De situatie in Libanon
De politieke instabiliteit in Libanon
De situatie in het Midden-Oosten en in Libanon
Geopolitieke spanningen in het Midden-Oosten en Iran met economische en politieke gevolgen voor Libanon summaryExplanationBeantwoord door
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
op 19 maart 2026
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Samenvatting summaryExplanation
De discussie draait om de escalerende crisis in het Midden-Oosten, met focus op Israëls offensief in Libanon, de humanitaire ramp en Belgiës rol, waarbij scherpe meningsverschillen blootgelegd worden. Kritici (o.a. Maouane, Boukili, Lacroix) beschuldigen Israël van oorlogsmisdaden, genocide in Gaza en systematische schendingen van internationaal recht, eisen sancties, een wapenembargo en een duidelijke veroordeling van België, terwijl ze de steun van MR en N-VA-minister Francken aan Israël/VS als medeplichtig afschilderen. Minister Prévot (cdH) benadrukt neutraliteit, humanitaire hulp (5 miljoen euro + B-FAST) en diplomatieke druk voor staakt-het-vuren, maar ontwijkt sancties en noemt Israël geen bondgenoot; N-VA (Depoorter) distantieert zich van Franckens “onvoorwaardelijke steun” aan de oorlog, terwijl MR (Bouchez) deze volgens critici wel als “eigen oorlog” claimt. Economische gevolgen (energieprijzen, inflatie) en veiligheidsrisico’s (terreurdreiging, migratie) domineren de eisen om accijnzen te schrappen en Europese energie-onafhankelijkheid te versnellen.
Michel De Maegd:
Monsieur le ministre, depuis le 28 février dernier, le Moyen-Orient s'embrase de toutes parts. Vos services sont pleinement mobilisés pour assurer la sécurité des ressortissants belges dans la région, et je vous en remercie.
Mais derrière les lignes de front, chers collègues, ce sont les populations civiles, locales, qui payent le prix fort de cette spirale de violence. Des villes détruites, des vies brisées, des familles déplacées, c'est ce qui se passe notamment au Liban, sur lequel mon groupe veut aujourd'hui insister.
Une fois de plus, les Libanais se retrouvent pris au piège d'un conflit qui les dépasse. En attaquant l' é tat d'Israël, le Hezbollah, bras armé des mollahs iraniens au Liban, a déclenché une riposte israélienne d'une ampleur considérable, qui fait craindre aujourd'hui une escalade sans fin. Depuis trois semaines, les Libanais en subissent de plein fouet les conséquences tragiques.
L'Union européenne a condamné clairement les attaques du Hezbollah. Elle se dit aujourd'hui profondément préoccupée par la riposte de l'armée israélienne mais, malheureusement, les tentatives diplomatiques pour éviter cette escalade restent, pour l'instant, sans effet.
Dans le même temps, la situation humanitaire se dégrade dangereusement. Un Libanais sur cinq a aujourd'hui dû quitter sa maison. C'est plus d'un million de déplacés dans un pays trois fois plus petit que la Belgique. Les autorités libanaises ont lancé un appel à l'aide internationale. La Belgique a répondu présent. Notre pays a mobilisé ses mécanismes B-FAST et envoyé pour environ 150 000 euros d'aide humanitaire.
C'est là un signal important, monsieur le ministre, mais face à l'ampleur de la crise, la question se pose de savoir comment nous pouvons faire davantage. La Belgique envisage-t-elle d'augmenter son aide au peuple libanais? Sur le plan diplomatique, comment évaluez-vous l'initiative française d'accueillir des pourparlers entre Israël et le Liban? La Belgique compte-t-elle soutenir ce processus? Enfin, comment la Belgique compte-t-elle aider les autorités libanaises à retrouver la stabilité dans le pays ainsi que, bien sûr, leur souveraineté?
Steven Coenegrachts:
Mijnheer de minister, Trump en Netanyahu zijn aan een oorlog begonnen in Iran. Dat is niet onze oorlog. Het zijn ook niet alleen aanvallen tegen Iran, het is een aanval op de wereldeconomie. Niet ik zeg dat, maar wel The Economist . Een aanval op de wereldeconomie is ook een aanval op onze eigen bedrijven en onze eigen burgers, die de rekening aan de pomp betalen. Het is een aanval op onze eigen welvaart.
Het is dan ook totaal ongepast dat een minister uit uw regering, minister van Defensie Theo Francken, zegt dat hij die aanval op onze welvaart fantastisch en absoluut gerechtvaardigd vindt en die onvoorwaardelijk steunt. Collega's van de N-VA, voor u weer begint over fake news, u kunt het nalezen op www.n-va.be. Ik heb het speciaal voor u in het geel gemarkeerd ( toont het artikel ). Dat is effectief wat hij heeft gezegd. Het is ongelooflijk cynisch van minister Francken om dat te doen op het moment dat zijn premier boekjes schrijft over welvaart. Het is nog niet zo lang geleden dat de N-VA-fractie op campagne ging voor Vlaamse welvaart, maar vandaag duimt Theo Francken voor Donald Trump die de wereldeconomie in brand steekt.
Mijnheer de minister, die provocatie van Francken heeft uw coalitie voor de zoveelste keer uit elkaar gespeeld, waardoor de regering nog geen enkele beslissing heeft genomen. Er is nog niets gedaan om onze bedrijven en burgers te beschermen. Kunnen wij op u rekenen, net zoals op minister Clarinval daarnet, om de omgekeerde cliquet in te voeren en de prijzen aan de pomp te verlagen, om de energienorm eindelijk gestalte te geven voor onze bedrijven en om ervoor te zorgen dat die extra taks op verwarming er niet komt? Kunnen wij op u rekenen?
Ellen Samyn:
Mijnheer de minister, de situatie in en rond Iran is de voorbije dagen verder geëscaleerd. Na de aanval op het South Parsgasveld heeft Iran op zijn beurt energie-infrastructuur in verschillende golfstaten geviseerd. Dat dreigt niet alleen een al bijzonder explosieve regio verder te destabiliseren, maar zet ook de energiebevoorrading, de maritieme veiligheid rond de Straat van Hormuz en de economische stabiliteit wereldwijd zwaar onder druk.
Tegelijk blijft de interne toestand in Iran bijzonder onduidelijk na het overlijden van Khamenei. België moet de crisis dus niet alleen opvolgen, maar zich ook voorbereiden op de gevolgen voor onze burgers, onze economie en onze veiligheid.
Mijnheer de minister, welke diplomatieke lijn verdedigt België vandaag inzake de-escalatie, sancties en de bescherming van onze belangen? Welke initiatieven neemt u op het vlak van consulaire bijstand, maritieme veiligheid, energiebevoorrading en crisiscommunicatie? Wordt daarnaast ook rekening gehouden met mogelijke repercussies voor onze binnenlandse veiligheid, waaronder een verhoogde terreurdreiging of andere vormen van ontwrichting op Belgisch grondgebied?
Als de oorlog verder dreigt te ontsporen en tot grotere vluchtelingenstromen richting Europa leidt, bereidt de regering dat scenario dan eveneens voor? Zal België in Europa aandringen op opvang in eigen regio om bijkomende migratiedruk op ons continent te vermijden?
Tot slot, mijnheer de minister, nu die oorlog opnieuw de energiefactuur van onze gezinnen en bedrijven dreigt op te drijven, zal de regering dan zo snel mogelijk afzien van de accijnsverhoging op gas en kiezen voor bescherming in plaats van bijkomende lasten?
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, au début de cette guerre illégale lancée par les États-Unis et Israël, dans votre gouvernement et les partis qui le composent, on a entendu beaucoup de déclarations. Vous-même avez dit que cette guerre était totalement justifiée, M. Francken qu'elle était nécessaire – le site de la N-VA nous apprend qu'il soutient de manière inconditionnelle cette guerre. Le président du MR affirme qu'Israël et les États-Unis doivent aller jusqu'au bout et que l'ensemble de l'Occident, l'Europe et la Belgique en particulier doivent être à leurs côtés et doivent soutenir leurs actions. Il va plus loin en disant que cette guerre "est pleinement la nôtre. L'intervention en Iran est une intervention qui vise à protéger nos intérêts".
Monsieur le ministre, pouvez-vous nous dire ici, clairement, que cette guerre n'est pas notre guerre? Qu'est-ce qui dans cette guerre en ferait la nôtre? Le fait de bombarder des civils? Le fait de faire souffrir les peuples de l'ensemble de cette région? Le fait de les faire sombrer dans le chaos? Le fait de subir les conséquences de cette guerre ici, avec le pouvoir d'achat des travailleurs qui baisse de jour en jour à cause de l'augmentation des prix? Dites-nous, monsieur le ministre, que cette guerre n'est pas la nôtre!
Je vous pose cette question parce qu'il y a un risque qu'on soit impliqués dans cette guerre. Certains pays ont demandé l'aide de la Belgique – l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Oman. Allez-vous impliquer notre pays dans cette guerre qui n'a qu'un seul intérêt, celui des Américains et des Israéliens qui profitent de cette guerre pour commettre un nettoyage ethnique au Liban, pour continuer le génocide à Gaza et poursuivre la colonisation en Palestine? Dites-nous, monsieur le ministre, que cette guerre n'est pas la nôtre!
Rajae Maouane:
"Si vous ne collaborez pas, il vous arrivera la même chose qu'à Gaza". Voici les tracts que l'armée israélienne largue depuis quelques jours sur les civils à Beyrouth. Menacer une capitale entière de destruction, menacer des civils d'un sort comparable à celui de Gaza – où il y a actuellement un génocide, je le rappelle – c'est vraiment à vomir.
D'ailleurs, à Gaza, le génocide continue. En Cisjordanie, la colonisation violente s'intensifie. En Iran, des écoles sont bombardées. Ce que l'on voit aujourd'hui au Liban n'est malheureusement pas surprenant quand on connaît Israël et ses alliés: c'est la continuité de leur politique destructrice. On retrouve partout le même mépris pour le droit humanitaire et le droit international et ce sont les civils qui en paient le prix. On voit des secouristes abattus, des centres médicaux frappés et même des Casques bleus de l'ONU bombardés.
Selon les Nations Unies, depuis le début de l'agression israélienne au Liban, c'est l'équivalent d'une classe d'enfants qui est tuée chaque jour. Chaque jour! Même le régime d'Emmanuel Macron a appelé à plus de retenue de la part d'Israël. Et chez nous, il y a encore des gens dans ce gouvernement – des ministres et des présidents de parti – qui trouvent qu'Israël est un pays allié alors qu'il n'est rien de moins qu'un pays voyou et un État terroriste. Israël continue d'agir avec une impunité totale. Pourquoi cette impunité existe-t-elle? Elle existe aussi à cause du silence complice de nos gouvernements, dont le vôtre, monsieur le ministre.
Quelle est la position claire de la Belgique face à cette énième agression d'Israël au Liban? Quelles initiatives concrètes la Belgique va-t-elle prendre pour exiger la fin immédiate des bombardements contre les civils et faire respecter le droit international? La Belgique considère-t-elle, oui ou non, Israël comme un état allié?
Kathleen Depoorter:
Mijnheer de minister, collega’s, ceci n’est pas notre guerre, dit is onze oorlog niet. Zo zou Magritte het zo verwoord hebben.
Het Midden-Oosten staat in brand. Elke dag opnieuw krijgen we berichten in onze mailbox over bommen en drones. Ondanks het feit dat we niet rechtstreeks betrokken zijn bij die oorlog, voelen we elke dag opnieuw de gevolgen, ook in onze maatschappij. We voelen de gevolgen aan de pomp. We voelen de gevolgen in de angst bij onze bevolking.
Collega’s, ik ga niet onstuimig communiceren. Ik ga duidelijk communiceren. Het partijstandpunt van de N-VA is dat we tegen die oorlog zijn. Uiteraard respecteren we in elke regio en voor elke bevolking de mensenrechten en de vrouwenrechten.
Laat me echter ook duidelijk zeggen dat het leven in Iran vóór die oorlog geen pretje was. Van mensenrechten was er geen sprake. Vrouwen werden geëxecuteerd vanwege hun politieke standpunt. Vrouwen mochten niet naar buiten gaan. Er waren gewoon geen rechten.
Daarnaast financiert Iran tevens terroristische proxies, die onze wereld in rep en roer brengen en terroristische aanslagen naar hier brengen. In Libanon wordt Hezbollah al jarenlang gefinancierd door de Iraniërs. Momenteel zijn er 1,3 miljoen vluchtelingen in Libanon die geen toegang hebben tot humanitaire hulp.
Collega’s, hier en nu wordt van ons verwacht dat we politici zijn die pragmatisch omgaan met dergelijke crisissen, die verantwoordelijkheid durven nemen in diplomatieke gesprekken en die zorgen voor humanitaire hulp.
Mijnheer de minister, dat is hetgeen ik u wil vragen. Welk standpunt zult u innemen aan de Europese tafel? Zult u de humanitaire hulp opkrikken?
Christophe Lacroix:
Monsieur le ministre, le Liban est de nouveau attaqué par Israël. Le gouvernement israélien s’engage, une fois encore, unilatéralement dans une offensive militaire brutale, violente, aveugle et meurtrière, provoquant une catastrophe humanitaire majeure. Les bombardements ont frappé des zones civiles, détruisant des hôpitaux et anéantissant des infrastructures vitales. Au moins 83 enfants auraient été tués et l’on dénombre près de 1 000 victimes civiles. Amnesty International évoque également l’usage possible de phosphore blanc par Israël dans des zones habitées. Monsieur le ministre, vous savez ce qu’est le phosphore blanc. Il s’agit d’une arme incendiaire qui tue mais provoque également des brûlures extrêmement graves, causant des souffrances pendant des années, voire irréversibles, chez les victimes civiles. L’ONU elle-même est visée par le gouvernement israélien. Des Casques bleus ont été grièvement blessés. Près d’un million de personnes ont été déplacées, dont 200 000 enfants.
À nouveau, Israël s’affranchit du droit international et le viole en toute impunité. C’est un scandale! Après Gaza, après la Cisjordanie, après l’Iran, ces événements surviennent alors même que le Liban était déjà en ruines. Monsieur le ministre, il ne s’agit pas de dommages collatéraux, mais de violations graves et répétées du droit international par le gouvernement israélien dont certains ministres sont d’ailleurs déjà inculpés de crimes d’apartheid, de crimes de guerre et, sans doute demain, du crime de génocide. Vous avez annoncé une aide humanitaire, ce qui était évidemment nécessaire pour témoigner de notre solidarité avec le peuple libanais.
Monsieur le ministre, j’ai quatre questions. Pourquoi n’avez-vous toujours pas condamné explicitement Israël pour ces violations du droit international? Que comptez-vous faire pour renforcer l’aide humanitaire? Allez-vous soutenir une enquête internationale indépendante afin de faire toute la lumière sur cette offensive? Allez-vous enfin demander la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël et soutenir des sanctions ciblées à l'encontre des responsables politiques?
Maxime Prévot:
Monsieur le président, mesdames et messieurs les parlementaires, nous n'avons pas souhaité la guerre au Moyen-Orient mais nous en subissons déjà, nous aussi, les conséquences. Nous en avons longuement discuté en début de semaine dans diverses réunions européennes.
Onze prioriteit bestond erin onze eigen landgenoten in veiligheid te brengen door hun repatriëring te organiseren. We zetten ons ook in om de bevolking te helpen in de landen die de humanitaire gevolgen van dit geweld ondergaan, maar we moeten ons eveneens beschermen tegen de economische gevolgen voor de Belgen.
On doit s'insurger contre les agissements du régime iranien, en Iran et à l'étranger, et les condamner bien sûr, ce que j'ai fait, tout en reconnaissant que les attaques initiées contre l'Iran par les États-Unis et Israël n'étaient pas davantage conformes au droit international. On doit condamner toute frappe sur des objectifs civils, qu'il s'agisse d'une école de filles en Iran ou d'une usine de dessalement à Bahreïn, et s'inquiéter aussi des conséquences environnementales énormes des attaques sur les dépôts de pétrole, par exemple.
Wat moeten wij dan doen? Wij moeten eerst en vooral een staakt-het-vuren tot stand brengen. Vandaag is het niet duidelijk waarheen de vijandelijkheden ons leiden, behalve regelrecht tegen de muur. Elk diplomatiek middel, desnoods vergezeld van sancties, moet worden overwogen.
En attendant, il me semble important d’apporter un soutien exclusivement défensif à nos alliés du Golfe qui nous l’ont demandé afin de leur permettre de protéger leur population ou leurs infrastructures contre ces attaques. Le gouvernement n’a pas encore formalisé de décision à cet égard. Les analyses exploratoires se poursuivent. La sécurisation du détroit d’Ormuz est également importante pour l’Europe et pour le monde.
Nous devons aussi nous inquiéter des conséquences économiques pour notre pays. Les prix de l’énergie pour se chauffer, pour se déplacer, les engrais pour l’agriculture et toute la chaîne de valeur risquent d’affecter nos ménages déjà fortement sollicités et de nuire à la rentabilité et à la compétitivité de nos entreprises. Il ne faut pas non plus que cette situation donne un avantage à des pays concurrents de la Belgique et de l’Union européenne. À cet égard, mon collègue David Clarinval a pu, il y a quelques instants, apporter déjà quelques éléments de réponse.
Dit is niet onze oorlog, maar niets doen is waarschijnlijk geen houdbare optie.
Du reste, quand nous sollicitons beaucoup de pays à travers le monde en leur demandant de se montrer solidaires en ne procurant plus de soutien à la Russie, au motif qu'ils doivent nous aider vis-à-vis de l'Ukraine, nous pourrions entendre que ceux-ci soient aussi tentés de dire: "Ce n'est pas notre guerre". Prenons donc de la hauteur.
We kunnen niet gewoon toekijken en het over ons heen laten komen. Mocht België worden gevraagd om tot een internationaal initiatief toe te treden, bij voorkeur een Europees initiatief, om de Straat van Hormuz te beveiligen, dan kan dat niet onder om het even welke voorwaarden. Er is minstens een mandaat en een duidelijk omschreven doel nodig, indien noodzakelijk verdedigend, maar zeker niet aanvallend. Op dit moment bestaat een dergelijk collectief internationaal initiatief niet.
L'embrasement du Moyen-Orient est une catastrophe. Tout le monde doit travailler au silence des armes et au retour du dialogue. Nous ne devons évidemment pas oublier Gaza et la Cisjordanie, ni évidemment le Liban.
Hezbollah heeft zich bijzonder misrekend door aanvallen op Israël te lanceren uit steun aan Iran. Ik heb die aanvallen publiekelijk en in de Europese instellingen veroordeeld. Ik heb vooral mijn steun uitgesproken aan de Libanese autoriteiten, wier inspanningen van de voorbije maanden om het land uit de crisis te halen, moeten worden toegejuicht en aangemoedigd.
J'ai parlé avec mon homologue libanais et j'ai tenu à répondre avec solidarité pour les proches du millier de morts et des millions de déplacés libanais à ce stade, en mobilisant le dispositif B-FAST, mais aussi grâce à notre contribution récente de 5 millions d'euros au Fonds humanitaire pour le Liban. J'ai pu, avec António Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, et d'autres de ses adjoints, discuter de ces perspectives. Nous soutenons la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), les casques bleus ne doivent jamais être visés!
Israël moet ook eerst ingaan op de vraag naar dialoog die door de Libanese autoriteiten is gesteld.
Si Israël a droit à la sécurité, le chemin le plus direct n'est pas celui d'une intervention (…)
Michel De Maegd:
"On ne doit pas oublier le Liban." Merci, monsieur le ministre, pour vos mots clairs et forts.
Chers collègues, notre aide humanitaire urgente au peuple libanais nous honore. Cet humanisme doit être une lueur d’espoir dans les ténèbres, car les populations civiles au Liban sont très durement frappées par ces bombardements, ces combats, ces déplacements.
Notre engagement depuis longtemps via la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) repose sur une conviction profonde, selon laquelle nous ne pouvons pas abandonner le Liban à son triste sort. Or, en ce moment, ce n'est pas le sud du pays, mais tout un peuple, chers collègues, qui nous implore. La lutte légitime – oui, légitime – contre les terroristes du Hezbollah ne peut pas se faire sur le dos de tous les civils.
Il faut saluer le courage des villages chrétiens qui, même dans cette terrible épreuve, accueillent les populations et les familles chiites déplacées. Cette solidarité rappelle la coexistence et l'âme du Liban. Ce pays de la diversité au Moyen-Orient est désormais au bord de la rupture.
Monsieur le ministre, je vous sais vigilant. Ce serait une faillite morale du monde de laisser sa capitale, Beyrouth, devenir un nouveau Gaza.
Steven Coenegrachts:
Ceci n'est pas notre guerre . Als Magritte naar het schouwspel zou kijken, zou hij zeggen ceci n'est pas un gouvernement . Een kwartier geleden kondigde een andere minister hier aan dat hij de activering van het systeem van omgekeerde cliquet op de tafel van de regering zou leggen en nu antwoordt u, mijnheer de minister, dat u dat ook hebt gehoord en dat u wel zult zien wat u met dat voorstel zult doen. Daar hebben onze burgers en onze bedrijven niets aan. Zij verwachten maatregelen. Voor mijn part mogen dat pragmatische maatregelen zijn.
U bent pragmatisch wanneer het erom gaat hulp naar Libanon te sturen en ik kan dat alleen maar toejuichen, maar wees nu ook eens pragmatisch en activeer de regeling van de omgekeerde cliquet om de prijzen aan de pomp te verlagen. Wees pragmatisch en keer de energienorm om, verlaag de energiefactuur voor bedrijven, schrap de extra accijnzen op gas en schrap de extra taks op verwarming. Dat is het pragmatisme dat onze burgers en bedrijven van u verwachten.
Ellen Samyn:
Mijnheer de minister, het conflict zal niet snel uitdoven. Het Iraanse regime is helaas taaier dan gedacht en toont dat het bereid is om de regio verder te destabiliseren. België kan dat conflict niet sturen, maar moet wel zijn bevolking beschermen tegen de gevolgen, zoals economische schade, duurdere energie, migratiedruk en toenemende onveiligheid Dat moet de prioriteit van de regering zijn. Als het conflict verder escaleert, dreigen er nieuwe vluchtelingenstromen richting Europa. Die moeten worden tegengehouden door maximaal opvang in de eigen regio te organiseren. België moet daarvoor in Europa het voortouw nemen.
Nu de energieprijzen opnieuw stijgen, is het onaanvaardbaar om gas nog zwaarder te belasten. De accijnzen moeten niet omhoog, maar wel omlaag. De veiligheidsdreiging moet ernstig worden genomen. De terreurdreiging door het Iraanse regime is reëel en vraagt een kordate aanpak, met name de sluiting van de Iraanse terreurambassade.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, votre réponse comporte deux faits politiques. Le premier, c'est qu'en dépit de la violation du droit international, du chaos dans la région et des conséquences désastreuses pour l'ensemble des peuples du monde, vous n'avez toujours pas condamné cette agression illégale contre le peuple iranien. C'est vraiment incroyable.
Vous vous dites ouvert à une éventuelle participation en termes de défense. Mais cela nous impliquerait dans la guerre, on en deviendrait acteur! Si vous ne voulez pas rester spectateur, faites pression sur les Américains et les Israéliens qui, eux, sont la cause de cette guerre. C'est comme cela que vous pouvez agir concrètement.
Le deuxième fait politique que nous avons vu ici, c'est que le groupe politique N-VA de ce Parlement vient, devant nous tous, de désavouer son ministre de la Défense en disant exactement le contraire de ce dernier. Le ministre soutient sans condition la guerre, et la N-VA nous affirme ici qu'ils sont contre cette guerre. Belle évolution!
Rajae Maouane:
Merci pour vos réponses, monsieur le ministre, mais je dois vous avouer qu'elles me laissent une nouvelle fois sur ma faim. J'ai connu des condamnations un peu plus fermes tout de même. Tout cela est vraiment très mou et je n'ai par ailleurs pas eu de réponse à ma question: Israël est-il encore un pays allié? Veut-on encore être allié avec un pays qui pratique un génocide sur un peuple en direct, en mondovision sur nos écrans? Après l'avoir laissé anéantir la Cisjordanie, commettre un génocide à Gaza, on le laisse aujourd'hui totalement détruire le Liban, on le laisse bombarder des civils en Iran. Pense-t-on vraiment qu'Israël est encore aujourd'hui un pays allié? Non, pas en notre nom, encore une fois.
Oui, comme vous l'avez dit, Israël a droit à la sécurité, mais quid du droit à la sécurité des Libanais et des Libanaises? Quid du droit à la sécurité des Palestiniens et des Palestiniennes? Quid du droit à la sécurité des Iraniens et des Iraniennes?
Kathleen Depoorter:
Mijnheer de minister, we moeten inderdaad blijven inzetten op humanitaire hulp en op diplomatie. We moeten voorkomen dat Libanon een tweede Gaza wordt en dat de mensen daar aan hun lot worden overgelaten. We moeten ervoor zorgen dat er een toekomst is.
Collega's, het moet me toch even van het hart dat de Gazacrisis wel al even bezig was toen de arizonaregering ermee aan de slag ging. In de vorige regering zou Magritte gezegd hebben: celui-ci n’est pas un premier , want hij had niets te zeggen en hij kwam niet tot akkoorden.
Als ik nu kan rekenen op een minister van Buitenlandse Zaken en op een premier die wel degelijk aan de internationale tafel gaan zitten en ervoor zorgen dat de humanitaire hulp tot stand komt, als ik er nu op kan rekenen dat onze Defensieminister als eerste humanitaire hulp naar Gaza stuurt, dat onze vicepremier een stem heeft in de Europese Raad, en dat wanneer onze premier spreekt, er effectief geluisterd wordt, ja, dan pakken we de crisissen pragmatisch aan, zoals het van ons verwacht wordt.
Christophe Lacroix:
Monsieur le ministre, le droit international est clair, les faits sont clairs et la responsabilité d'Israël l'est tout autant. Mais ce qui n'est pas clair aujourd'hui, c'est la position de votre gouvernement. Monsieur le ministre, vous le voyez, l'heure n'est plus à l'habileté oratoire, elle est à l'action devant ces crimes qui se passent en direct sous nos yeux, tous les jours depuis des semaines, depuis des mois, voire depuis des années, et, plus spécifiquement aujourd'hui, depuis trois semaines au Liban. Il faut donc des sanctions contre les responsables politiques et militaires d'Israël qui sont coupables de ces crimes de guerre, et il faut effectivement une attitude européenne et courageuse au niveau de la Belgique. Mais j'ai entendu une chose très claire aujourd'hui grâce à Kathleen Depoorter et à la N-VA: finalement, dans ce gouvernement, il n'y a plus que le MR qui soutient que la guerre au Moyen-Orient, c'est sa guerre. C'est la guerre du MR, c'est la guerre de Georges-Louis Bouchez.
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Vraag: Iran en het inferno in het Midden-Oosten
Vraag: De Nationale Veiligheidsraad (NVR) en het standpunt van België over Iran
Vraag: De Nationale Veiligheidsraad (NVR) en het standpunt van België over de illegale oorlog in Iran
Vraag: De situatie in Iran en de binnenlandse en internationale veiligheid
Vraag: Iran
Vraag: De illegale oorlog tussen de VS en Iran
Vraag: De oorlog in het Midden-Oosten
veiligheid, justitie en defensieIran en het inferno in het Midden-Oosten
De Nationale Veiligheidsraad (NVR) en het standpunt van België over Iran
De Nationale Veiligheidsraad (NVR) en het standpunt van België over de illegale oorlog in Iran
De situatie in Iran en de binnenlandse en internationale veiligheid
Iran
De illegale oorlog tussen de VS en Iran
De oorlog in het Midden-Oosten
België, Iran en de veiligheidsdynamiek in het Midden-Oosten summaryExplanationBeantwoord door
N-VA Bart De Wever (Eerste minister)
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
op 5 maart 2026
Bekijk antwoord
Samenvatting summaryExplanation
De discussie draait om de Belgische reactie op de escalerende oorlog in het Midden-Oosten na Amerikaanse en Israëlische luchtaanvallen op Iran, waarbij de regering wordt bekritiseerd voor gebrek aan eenheid, traagheid en onduidelijke standpunten. Oppositiepartijen zoals PS (Magnette) en PTB (Boukili) veroordelen de "illegale oorlog" van Trump en Netanyahu als schending van internationaal recht en waarschuwen voor economische gevolgen zoals stijgende energieprijzen, terwijl N-VA (Bouchez) en MR de aanval verdedigen als noodzakelijk tegen het "destabiliserende" Iraanse regime en pleiten voor harde veiligheidsmaatregelen. Premier De Wever benadrukt prioriteiten als repatriëring van Belgen, veiligheid en economische belangen, maar ontwijkt een duidelijke politieke lijn, wat tot felle kritiek leidt over "gebrek aan leiderschap" en tegenstrijdige geluiden binnen de coalitie. Kritiek spitst zich toe op de afwezigheid van een Belgisch de-escalatieplan, de impact op koopkracht en de vraag of België het internationale recht moet verdedigen of de Amerikaanse lijn volgt.
Sandro Di Nunzio:
Mijnheer de eerste minister, ik ben blij u na vijf weken afwezigheid tijdens het vragenuurtje opnieuw te mogen verwelkomen om u een aantal vragen te stellen.
Uw afwezigheid op zich was een nieuwsfeit geworden. Wat gebeurt er immers als u niet aanwezig bent? Uw regeringspartners beginnen te toeteren en elkaar tegen te spreken. Zaterdag viel de eerste bom in Iran en sindsdien zagen we een escalatie van verklaringen. Sommige regeringspartijen juichen bij het feit dat Iran wordt gebombardeerd en roepen: " Go USA! Go Israël! " Andere stellen dan weer dat de Verenigde Staten geen bondgenoot zijn maar een tegenstander. Nog anderen merken terecht op dat het internationaal recht wordt geschonden.
Mijnheer de premier, van u echter hoorden we dagenlang niets, terwijl het Midden-Oosten in brand staat. Nochtans rekent de bevolking en rekenen wij, de vertegenwoordigers van de bevolking, op u. In crisistijd is er maar één regel: één land, één regering, één lijn. Maar uw regering heeft zes dagen nodig om iets te ondernemen. Uw regering heeft zes dagen nodig om de Nationale Veiligheidsraad samen te roepen.
Ik heb dan ook een aantal vragen.
De Belgen zullen het voelen in hun portemonnee, de energieprijzen schieten immers de lucht in, maar toch keurt uw meerderheid afgelopen maandag een accijnsverhoging goed op gas. Ik begrijp dat niet. Waarom wordt dat gestemd? Wat is het plan of idee daarachter?
Wat is uw plan om onze bedrijven en onze industrie te beschermen nu die oorlog in het Midden-Oosten is uitgebroken? Zult u hen in bescherming nemen en hoe?
Paul Magnette:
Monsieur le président, messieurs les ministres, cette guerre n’est pas la nôtre. Trump a décidé seul de bombarder l’Iran prenant le risque de causer des milliers de victimes civiles. Trump n’a pas consulté, il n’a même pas averti les Européens. Trump a choisi pour allié Netanyahou, un criminel de guerre responsable du génocide à Gaza, poursuivi pour crimes de guerre et contre l’humanité par les juridictions internationales. Et Trump a décidé d’utiliser la force brutale en violation de tous les principes du droit international. Le résultat, nous le voyons, c’est l’embrasement sur toute la région. C’est le chaos. C’est l’histoire qui, une fois de plus, se répète. Après l’Irak, après la Syrie, après l’Afghanistan, après le Liban, le chaos cause le chaos.
C’est facile pour Trump, depuis Washington, de décréter une guerre au Proche et au Moyen-Orient. Mais c’est nous, les Européens, qui allons en subir les conséquences. C’est nous, les Européens, qui voyons déjà flamber les prix du gaz et du pétrole avec des conséquences désastreuses pour nos familles et pour nos entreprises. C’est nous, les Européens, qui sommes les premiers exposés au risque de représailles terroristes. C’est nous, les Européens, qui voyons l’instabilité à nos frontières. Et c’est nous, les Européens, qui devrons accueillir, demain, des centaines de milliers de réfugiés qui fuiront la guerre et le chaos absolu.
Mes questions, monsieur le premier ministre, sont extrêmement simples.
Je voudrais obtenir de votre part des garanties sur deux points. Un, notre pays doit tout mettre en œuvre pour faire cesser au plus vite cette folie meurtrière et imposer, dans le respect du droit international, un vrai plan de paix et de transition démocratique. Et, deux, monsieur le premier ministre, nous devons faire comme Pedro Sanchez, le premier ministre socialiste en Espagne, dire non à Trump, pas un de nos soldats, pas une de nos armes pour la guerre de Trump en Iran.
Nabil Boukili:
Monsieur le premier ministre, les États-Unis et Israël ont attaqué de manière illégale et tout à fait contraire au droit international l'Iran.
Pour être tout à fait clair, le régime iranien est un régime à condamner. Nous l'avons condamné ici, à la Chambre des représentants, dans le Parlement européen, au Parlement flamand avec une résolution. Vous pouvez le lire sur notre site.
Mais, nous sommes contre cette guerre, car elle ne défend que les intérêts américains et son but est de s'accaparer des richesses iraniennes. L'Iran, c'est la deuxième réserve de gaz au monde. L'Iran, c'est la quatrième réserve de pétrole au monde. Cette guerre sert les intérêts américains et n'est pas là pour défendre les intérêts du peuple iranien. Le peuple iranien, aujourd'hui, est sacrifié pour les intérêts américains.
Cette guerre amène le chaos dans la région. Rappelez-vous l'Irak. Rappelez-vous la Lybie, la Syrie, l'Afghanistan.
Aujourd'hui c'est le chaos qui menace la région et vous, monsieur le premier ministre, dans ce cadre, vous déclarez que le droit international n'est plus d'application. Vous rendez-vous compte? Le premier ministre de la Belgique dit que le droit international n'est plus d'application, au lieu de le faire respecter! Heureusement, au sein de votre propre gouvernement, des voix s'élèvent contre cette vision.
Monsieur le premier ministre, maintenez-vous ici aujourd'hui cette déclaration ou revenez-vous dessus et mettez-vous tout en œuvre pour que le droit international soit respecté et que les droits du peuple soient respectés? Arrêtez de suivre aveuglément les intérêts des États-Unis.
Georges-Louis Bouchez:
En fait, au contraire, cette guerre est pleinement la nôtre. Celui qui ne s’en rend pas compte passe à côté de l’histoire. Parce que c’est très facile de dire que l’on condamne avec un texte. Mais le régime des mollahs, c’est 50 000 morts en quelques jours contre sa propre population, pour défendre des valeurs de liberté.
Au-delà de cela, l’Iran est aujourd’hui l’un des principaux facteurs de déstabilisation au niveau mondial, et en particulier pour les pays européens. Nous le voyons aujourd’hui: leur capacité à résister militairement montre à quel point ce régime n’a fait qu’investir dans des capacités pour détruire l’autre. Au-delà de cela, l’Iran a organisé ou tenté d’organiser, ces dernières années, plusieurs attentats sur notre territoire.
Donc, oui, l'intervention en Iran vise aussi à protéger nos intérêts. Car certains, aujourd'hui, nous parlent beaucoup du droit international. Mais il faut aussi regarder le monde tel qu'il est. Le monde d'aujourd'hui est en lutte entre, d'un côté, l'Occident et, de l'autre côté, un pôle russo-chinois qui a pour vocation de nous affaiblir. L'enjeu étant que des pays tombent dans un camp ou dans l'autre. Mais, à un moment donné, mesdames et messieurs, il faut faire des choix. On ne peut plus être uniquement dans le discours ou l'invective. On doit assumer ces conséquences et les valeurs qui sont les nôtres.
Enfin, en ce qui concerne la sécurité intérieure – puisque, manifestement, il y a des condamnations de ce régime, ce qui est toujours intéressant –, on a pu voir deux manifestations organisées aujourd'hui en faveur du régime par Samidoun et par les antifas, lesquels se sont rassemblés devant l'ambassade des États-Unis. On en a vu certains rendre hommage à M. Khamenei.
Monsieur le premier ministre, pourriez-vous dès lors nous faire part des conclusions du Conseil national de sécurité pour protéger nos intérêts maintenant? (…)
Koen Van den Heuvel:
Mijnheer de voorzitter, mijnheer de eerste minister, mijnheer de minister, collega's, wat begon als een confrontatie tussen Israël en het verderfelijke mollahregime in Iran, is intussen uitgegroeid tot een regionaal conflict. De escalatie dreigt het Midden-Oosten verder te destabiliseren en in chaos te storten. Europa blijft niet buiten schot, want intussen is ook de Britse militaire basis in Cyprus door een Iraanse drone getroffen.
Als voorvechter van de Europese samenwerking is het voor cd&v heel duidelijk dat wij een Europese lidstaat bijstaan, dus Cyprus helpen, maar dat betekent niet dat we ons land moeten laten meeslepen in een conflict in het Midden-Oosten. De geopolitieke crisis verergert immers ook de al fragiele economische situatie in Europa. De afgelopen weken zijn de beurzen in het rood gegaan, de olieprijs is enorm gestegen en de aardgasprijs is zelfs verdubbeld.
Hoe langer het conflict aansleept, hoe groter de negatieve impact is op een broodnodige economische groei. De vorige weken waren lagere energieprijzen net een topprioriteit in Europa en dat mogen we niet uit het oog verliezen. Vanochtend nog trok de Nationale Bank aan de alarmbel en lanceerde een dringende oproep om verder te werken aan broodnodige structurele hervormingen en aan duurzame overheidsfinanciën om een financiële crash in ons land te vermijden. Het is nu niet het moment om mee olie op het vuur te gieten.
Ook onze binnenlandse veiligheid mogen we niet uit het oog verliezen, want een verdere escalatie zou aanleiding kunnen geven tot een mogelijke activering van terreurcellen en tot grote migratiestromen naar Europa. Collega's, mijnheer de premier, die zaken (...)
Voorzitter:
Dank u wel, mijnheer Van den Heuvel. Uw twee vragen kunt u misschien in uw repliek stellen of misschien wil mevrouw Almaci ze voor de micro herhalen, zodat we er kennis van kunnen nemen.
Meyrem Almaci:
Twee sprekers van de meerderheid en twee verschillende meningen, hoe zijn we hier in godsnaam beland?
Ja, het Iraanse regime is beestachtig tegenover zijn eigen bevolking. Daarom moeten wij goed nadenken over hoe we dit moeten aanpakken en op welke manier wij hen het best beschermen. Nu is men echter een roekeloze oorlog gestart, op een ronduit gestoorde manier. Die oorlog is aan het ontsporen op een manier die niemand kan voorspellen. Ik maak me ernstige zorgen over de Iraanse bevolking en over onze mensen daar. Heel de regio staat in vuur en vlam: Turkije, Cyprus, Libanon. Dan is er ook nog de schade hier bij ons, namelijk de economische onzekerheid voor onze scheepvaart, de vrees voor stijgende prijzen, de vrees voor aanslagen.
Jullie kakelen ondertussen maar in alle richtingen. Dat is ronduit beschamend. Iedereen spreekt elkaar tegen. Men fluit elkaar terug. Er is geen heldere communicatie en geen eenheid van commando.
Mijnheer de premier, u zegt dat het internationale recht niet meer werkt, dat we in een andere wereld wakker zijn geworden. Als men dat recht echter zelf niet respecteert of het niet meer helder durft te verdedigen, hoe kan het dan nog werken? We hebben dat ook gezien bij jullie standpunt over Palestina. Dit is een patroon in deze regering. U kunt perfect het beestachtige Iraanse regime veroordelen en tegelijkertijd het internationale recht verdedigen, in de plaats van mee de begrafenis ervan te organiseren. Het alternatief is namelijk het recht van de sterkste. Daar pas ik voor.
Sommigen hier praten Trump goed. Goed, laten we dan misschien ook meteen Afghanistan of Noord-Korea binnenvallen. Of neen, wacht, met Afghanistan maken we terugkeerdeals. Collega’s, dit is geen grap. Het gaat over leven en dood van gewone mensen. De vraag is dus of u inderdaad Sánchez durft te volgen. Gaat u pal achter het internationale recht staan? Gaat u oproepen tot een staakt-het-vuren? (…)
Oskar Seuntjens:
Onze gedachten zijn vandaag bij alle Iraniërs, bij de honderdduizenden die op straat zijn gekomen voor vrijheid, voor vrede en voor democratie. Onze gedachten zijn bij alle Iraniërs die familie hebben verloren, vermoord door het beestachtige regime. Onze gedachten zijn bij alle Iraniërs die al jaren in onderdrukking leven.
Wij laten dus geen traan om een dictator minder. Is er tegelijkertijd echter iemand die gelooft dat Trump en Netanyahu, of all people, hun aanvallen doen omdat zij zo begaan zijn met het lot van de Iraniërs?
Mijnheer de premier, u bent historicus. Historici leren lessen uit het verleden. Amerika heeft dat al eens gedaan. Ze zijn Irak binnengevallen en ze zijn Afghanistan binnengevallen. Hoe gaat het daar vandaag? In Afghanistan heersen de taliban. Er is net een wet goedgekeurd die bepaalt dat vrouwen in elkaar mogen worden geslagen zolang hun botten maar niet worden gebroken.
Netanyahu is de oorlogsmisdadiger die de dood van tienduizenden Palestijnen op zijn geweten heeft. Die twee mannen zouden het ineens doen in naam van de vrijheid.
Zij doen het om macht, zij doen het om olie, zij doen het om geld. Iedereen zal dat voelen, ook wij hier in Europa. Waar zullen wij vandaag bijvoorbeeld onze energie nog vandaan halen? Het Midden-Oosten valt weg. Rusland moeten wij niet meer na de vreselijke oorlog. Wie wrijft zich in de handen en blijft over? Dat is Trump. Torenhoge gasprijzen dreigen werkelijkheid te worden.
Wat moet een overheid in dat geval doen? Voor Vooruit is het essentieel dat een overheid haar zakken niet vult met oorlogsgeld, maar dat alle meerwinsten uit belastingen op gas worden teruggegeven aan gezinnen, aan alleenstaanden en aan de industrie.
Hoe zult u de veiligheid en de koopkracht van mensen beschermen tegen een oorlog waar wij niet om hebben gevraagd?
Bart De Wever:
Chers collègues, merci pour vos questions.
Je me chargerai de la première partie de la réponse et le ministre des Affaires étrangères répondra ensuite sur la base de ses propres compétences.
Au cours des cinq derniers jours, les tensions au Moyen-Orient et dans la région se sont intensifiées à une vitesse exceptionnelle. Lors de frappes conjointes américaines et israéliennes menées samedi matin, l'ayatollah Khamenei a été éliminé, ainsi que des figures clés du régime islamique. En représailles, l'Iran a lancé ces derniers jours une série d'attaques massives par missiles et drones, en direction d'Israël, de Bahreïn, du Koweït, du Qatar, des Émirats arabes unis, de l'Arabie saoudite, de la Jordanie et d'Oman dans le but de créer un maximum de chaos dans la région.
Des installations des pays de l'Union européenne ont également été visées, notamment des installations militaires françaises et italiennes ainsi que des bases britanniques à Chypre. Par ce chaos, l'Iran cherche à fermer le détroit d'Ormuz, ce qui a des conséquences directes sur le commerce maritime et sur notre approvisionnement énergétique.
Samen met u moet ik vaststellen dat in deze woelige geopolitieke tijden inderdaad nog weinig rekening wordt gehouden met de internationale rechtsregels, die wij als Europeanen terecht zeer hoog in het vaandel blijven dragen. Maar een theocratische dictatuur die zelf al 47 jaar het internationale recht met voeten treedt, hoeft van mij geen enkele sympathie te verwachten. We spreken hier immers over een moorddadig en crimineel regime, dat enkele weken geleden nog duizenden van zijn eigen burgers heeft afgeslacht om zichzelf in stand te houden. Laten we dat niet vergeten. Sommige collega's hebben tijdens hun tussenkomst hard geroepen, dat levert een mooie clip op voor de sociale media, maar dát aspect zijn sommige collega's vergeten te vermelden. Er kwam niet één woord over de Iraanse bevolking vanwege de PS en de PTB.
Laten we toch ook niet vergeten dat datzelfde regime steun biedt aan tal van antiwesterse terroristische actoren en aan de Russische oorlogsmachine in Oekraïne. Bovendien koestert het de ambitie om nucleaire wapens te bouwen. Wat dat laatste betreft, heeft dat regime de afgelopen maanden verschillende diplomatieke kansen gemist om de internationale gemeenschap gerust te stellen. Over het noodlot van de leiders van dat wrede en vijandige regime moet u van mij dus geen traan verwachten.
Cela dit, le problème iranien ne se résout pas simplement par une guerre menée de manière irréfléchie. Je ne peux qu'espérer que les É tats-Unis et Israël disposent d'une stratégie de sortie, en vue d'améliorer la situation pour le peuple iranien et la stabilité géopolitique, mais je n'en suis pas sûr.
Certes, quelques pays européens interviennent de manière défensive mais il n'existe, du côté européen, aucun projet visant à se joindre à l'attaque contre l'Iran.
Laisser la région dans le chaos pourrait en effet avoir des conséquences néfastes pour notre continent. Je pense en premier lieu à la hausse des coûts de l'énergie et à des flux migratoires incontrôlés en direction de l'Europe.
Les évolutions dans la région s'enchaînent à un rythme soutenu. Le gouvernement surveille chaque dimension de la situation heure par heure. Une réunion du Conseil national de sécurité vient d'avoir lieu, au cours de laquelle plusieurs éléments ont été analysés et mis en perspective. Nos services sont pleinement mobilisés afin de signaler et de traiter immédiatement toutes les conséquences potentielles du conflit pour notre pays.
De focus van onze regering zal de komende uren en dagen – en misschien weken en maanden, al hoop ik van niet – op drie domeinen liggen.
Ten eerste is er de veiligheid van onze eigen burgers in de regio. Collega Prévot zal zo dadelijk meer uitleg geven over de repatriëring van gestrande reizigers in de Verenigde Arabische Emiraten en Qatar. Ik wil uitdrukkelijk de collega’s van Defensie en Buitenlandse Zaken danken en feliciteren, want zij hebben letterlijk dag en nacht gewerkt en werken nog steeds aan de best mogelijke oplossing, onder logistiek zeer moeilijke en snel wijzigende omstandigheden.
Ten tweede bekijken we de potentiële impact op de veiligheid, zowel op binnenlands als op buitenlands vlak. Ons land heeft directe belangen bij een terugkeer naar regionale stabiliteit. Dat volgen wij nauwgezet op, met onze Europese partners in eerste instantie en binnen het NAVO-verband.
Ten derde zijn er onze economische en maritieme belangen in de Straat van Hormuz en de Rode Zee. Zoals u weet, is die zee-engte cruciaal in de wereldwijde energietoevoer. In dat kader volgen we de gevolgen voor onze bevoorradingszekerheid op. Om bij te sturen waar nodig houden we uiteraard ook de evolutie van de energieprijzen goed in de gaten, ook in samenwerking met onze Europese partners. De ministers van Financiën en Energie zullen straks nog op uw vragen daarover antwoorden.
Dat zijn momenteel de drie topprioriteiten waarmee we ons bezighouden: de veiligheid van onze burgers ter plaatse, de potentiële impact op onze eigen veiligheid, zowel binnenlands als buitenlands, en onze economische en maritieme belangen.
Alle andere geopolitieke bedenkingen zijn zonder meer zeer interessant en iedere partij hier heeft daarover ongetwijfeld zeer boeiende inzichten, maar de regering heeft als taak om beleid te voeren dat gericht is op concrete bedreigingen en op het vrijwaren van onze belangen. Grote verklaringen zijn daarbij zelden productief en in het slechtste geval zelfs contraproductief.
Ik ben een historicus – u hebt daarop gewezen –, maar geen hystericus. Een regering moet zich in eerste instantie bezighouden met de problemen waarmee we geconfronteerd worden en met de werkelijkheid waarop we impact hebben. Andere beschouwingen laat ik graag aan de wijsheid van het Parlement. Ik dank u.
Maxime Prévot:
Monsieur le président, mesdames et messieurs les parlementaires, l’Union européenne vient d’organiser un Conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères avec le Conseil de coopération du Golfe, auquel j’ai pris part.
J’ai exprimé notre soutien total aux pays du Golfe. Nous faisons bloc, ensemble, face aux attaques injustifiées de l’Iran dont ces pays sont les victimes, et dont nous souffrons nous aussi, au vu du danger auquel nos compatriotes sont exposés.
Zowel de Golfstaten als de EU hebben hun diplomatieke inspanningen opgevoerd om te voorkomen dat we in deze situatie zouden belanden. We zullen samen die verstandige en redelijke aanpak voortzetten, omdat deze in staat is om op lange termijn veiligheidswaarborgen te bieden. Ons doel is de-escalatie, op een moment dat de Golfstaten zouden kunnen beslissen hun recht op zelfverdediging uit te oefenen door te reageren en het conflict zich uitbreidt naar landen zoals Azerbeidzjan.
Notre sécurité et nos économies sont liées. Nous avons décidé d'unir nos efforts et nos moyens, notamment pour éviter de subir une hausse des prix de l'énergie et une perturbation du commerce mondial.
Ik heb ook mijn solidariteit betuigd met Spanje, dat het voorwerp geweest is van ongerechtvaardigde vergeldingsdreigingen vanwege de Verenigde Staten. Men kan een land dat – ik herinner eraan – een bondgenoot is, niet bedreigen enkel en alleen omdat het een soevereine positie inneemt die niet bevalt.
Je remercie une fois de plus les pays du Golfe pour leur précieuse collaboration avec mes services pour veiller sur la sécurité de nos ressortissants sur place. La situation évolue très rapidement et nous nous adaptons au mieux dans l'intérêt de tous les Belges.
Avec mon collègue, le ministre de la Défense, nous avons pris la décision de rapatrier, aussi vite que possible, autant de voyageurs belges que possible. Nous nous focalisons dans un premier temps sur les pays où il y a le plus de Belges: les Émirats arabes unis et le Qatar.
We volgen de situatie er uur per uur en naargelang van de feitelijke omstandigheden op het terrein en de mogelijke samenwerking met andere partners, passen we het apparaat in realtime aan. Soms wordt iets wat op een bepaald moment niet mogelijk is, de dag nadien wel mogelijk.
La Belgique compte parmi les premiers pays européens à organiser ces rapatriements. Nous n'avons pas à rougir de notre réactivité. Pour le moment, l'espace aérien au-dessus des Émirats arabes unis et du Qatar est fermé. Quand elles existent, les ouvertures sont sporadiques et extrêmement limitées, raison pour laquelle nos compatriotes seront d'abord transportés par voie terrestre vers un pays voisin. Ensuite, ceux qui sont à Oman seront pris en charge par avion vers un pays sûr. L'idée est double: mettre au plus vite les vies en sécurité et favoriser les rotations de nos avions militaires. C'est pourquoi la ville égyptienne d'Hurghada a été identifiée comme destination de nos vols militaires. Hier, je précisais toutefois que nous continuions d'analyser nos capacités opérationnelles avec la Défense pour ramener directement nos compatriotes vers Bruxelles. Si, hier, il n'était pas encore certain que nous pussions proposer cette solution, c'est désormais chose faite depuis ce matin, à la faveur d'une concertation étroite entre nos services et de réalités opérationnelles adaptées. Les Belges qui gagneront Oman par bus seront donc transportés par avion militaire jusqu'à Bruxelles, en transitant par Hurghada uniquement pour une escale technique de refueling . Ils pourraient même rester à bord de l'avion.
Wat de kosten betreft, België zal de uitgaven voor de toeristen voorschieten. Overeenkomstig de Belgische wet, artikel 84 van het Consulair Wetboek, zijn de kosten voor consulaire bijstand terugbetaalbare voorschotten. De burger kan dus steeds worden verzocht om minstens een deel van die kosten te dragen. Datzelfde principe werd onder meer toegepast tijdens de repatriëringen in het kader van de covidpandemie.
Certains ne comprennent pas qu'ils ne soient pas immédiatement pris en charge là où ils se trouvent jusqu'à leur domicile. Ils se plaignent de coûts à devoir assumer et de trajets à effectuer en bus. Je n'ose imaginer ce que les Ukrainiens doivent en penser… Ne confondons pas, mesdames et messieurs, l'essentiel et l'accessoire. La vocation du gouvernement belge n'est pas de se substituer à une agence de voyages, mais de pouvoir sauver des vies en installant des gens dans un endroit sûr. Il s'agit d'extraire le plus rapidement possible le plus grand nombre de personnes des zones où les espaces aériens sont fermés, empêchant leur retour immédiat, et où des missiles sont encore en train de tomber. Qu'une solution permettant leur acheminement jusqu'à Bruxelles ait finalement pu se dégager est une bonne nouvelle. Le coût demandé de 600 euros pour un voyage des É mirats jusqu'en Belgique répond à notre cadre légal et équivaut à ce que les Pays-Bas, par exemple, demandent à leurs ressortissants. L'Allemagne a fixé ce montant à 500 euros. C'est 50 % du tarif classique.
Het is ook aanzienlijk goedkoper dan eender welk alternatief per vliegtuig. Wanneer men weet dat sommige staten geen enkele repatriëring van hun landgenoten organiseren en sommige taxi's in Dubai tot duizenden euro's vragen voor een rit naar Muscat, dan zijn de enkele tientallen voorziene euro's voor onze bussen slechts een detail.
Je comprends l’impatience et la peur, mais gardons la capacité de relativiser les choses. Nous agissons au mieux, en zone de guerre, pour sauver des vies, avec des considérations d’efficacité avant des considérations de confort.
Je vous remercie.
Sandro Di Nunzio:
Mijnheer de premier, mijnheer de minister, ik heb daarnet gezegd dat we u dagenlang niet gehoord hebben. Ik begrijp dat voor een stuk. Uw coalitiepartners en u raken het immers over niets eens. Dat is ook de reden waarom u er niet in slaagt om akkoorden te sluiten, waarom u er niet in slaagt om hervormingen door te voeren. Als u al akkoorden vindt, moet u telkens opnieuw naar de tekentafel. We horen het hier opnieuw. Cd&v neemt een andere positie in en Vooruit spreekt over de portemonnee van de mensen, maar het is wel Vooruit dat mee de accijnsverhoging op gas goedkeurt. Vooruit heeft gewoon meegestemd. Dat zal een rechtstreekse impact hebben op de portemonnee van de mensen.
De vage plannen die u hier brengt, geven weinig voluntarisme weer. Het is op zich goed dat u Belgen terugbrengt naar ons land. Het werd ook tijd. Andere landen zijn daar al actief mee bezig. Ik verwacht dus meer voluntarisme van u. U moet daar werk van maken.
U zegt dat u ermee aan de slag gaat, als leider van deze regering, maar toen de crisis uitbrak, moest u vanaf dag één de Nationale Veiligheidsraad samengeroepen hebben. Vanaf dag één. Daaropvolgend moest u het kernkabinet daarover doen doorvergaderen, zodat iedere minister binnen zijn eigen competenties maatregelen kon nemen. Dat is wat u moest doen om het land te besturen. Dat hebben we echter niet gezien.
Ik vraag u dus maar één ding. Neem maatregelen om onze bedrijven, onze industrie en onze mensen te beschermen. U moet de richting bepalen, mijnheer de premier. Ik hoop dat u dat kunt. Ik hoop dat u zult slagen.
Paul Magnette:
Monsieur le premier ministre, monsieur le ministre des Affaires étrangères, bien sûr, nous sommes toutes et tous aux côtés des Iraniennes et des Iraniens et de leur aspiration à la paix et à la stabilité; mais croire que c'est le cas de Trump et de ses alliés israéliens est d'une naïveté incroyable. Jamais, quand les États-Unis ont recouru à la force sans mandat international, cela n'a produit la paix et la stabilité. Jamais! Et ce ne sera pas le cas cette fois-ci non plus.
Quand on vous interroge, monsieur le premier ministre, vous nous lisez un texte qui ressemble plus à un éditorial qu'à une position de gouvernement. Ce n'est pas tellement étonnant parce qu'en réalité, votre gouvernement n’a pas de position. On entend les va-t-en-guerre du MR et de la N-VA qui sont prêts à suivre aveuglément Trump et Netanyahu; Vooruit qui essaie désespérément d'un peu défendre le droit international; et les chrétiens-démocrates, fidèles à leur ligne, qui ne sont ni pour ni contre, bien au contraire. Voilà où en est votre gouvernement, monsieur le premier ministre.
Pendant ce temps, la Belgique n'existe pas. Elle n'est même pas capable de rapatrier dignement ses propres ressortissants. Monsieur le premier ministre, ceci n'est pas un gouvernement.
Nabil Boukili:
Monsieur le premier ministre, c'est quand même incroyable. Il y a deux semaines, vous disiez: "Il faut être autonome. Il faut de l'autonomie stratégique au niveau européen. Il faut être indépendant." Maintenant, vous vous couchez devant la violation du droit international par les Américains, comme vous vous êtes couché devant le génocide contre le peuple palestinien. Vous êtes toujours du même côté: toujours du côté des Américains, toujours du côté du criminel de guerre Netanyahu.
Cette guerre, je le rappelle, défend les intérêts américains, pas les intérêts du peuple iranien. Elle défend les intérêts américains dans leur affrontement contre la Chine.
Aujourd'hui, en Europe et au niveau de la Belgique, nous devons nous mettre du côté de l'intérêt de notre population, qui va payer cher le prix de cette guerre. Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de la guerre. Ils le payent soit par leur vie, soit par leur pouvoir d'achat. Ce sont les travailleurs qui vont sentir le prix du gaz dans leur pouvoir d'achat.
Notre pays doit tout faire pour arrêter cette agression, apaiser la situation, aller vers la désescalade et ne pas se mettre du côté des intérêts des États-Unis et de l'impérialisme américain.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le président, je suis assez stupéfait par ceux qui invoquent les mandats internationaux. Parler de mandat international revient à dire qu'on doit aller au Conseil de sécurité des Nations Unies et accepter le veto de la Russie et de la Chine. Tel est le projet de la gauche: laisser la Chine et la Russie nous bloquer dans la protection des intérêts occidentaux! Cela fait effectivement une différence. Mais, je l'avoue, l'intérêt de sécurité, l'intérêt de souveraineté occidentale est supérieur selon moi à votre approche qui consiste systématiquement à soutenir les ennemis de l'Occident. Parce que votre appel à la désescalade veut dire une chose très claire, une chose que les gens doivent entendre: cela veut dire que le régime des mollahs doit se maintenir. Voilà la conséquence de la désescalade! Voilà le choix que vous faites!
En ce qui concerne la sécurité intérieure, monsieur le premier ministre, je dois avouer que j'attends quand même des positions plus fermes en la matière. Je pense qu'il est grand temps de prendre attitude à l'égard de la représentation diplomatique iranienne, qui rend en ce moment hommage à Khamenei. Je crois qu'il est temps aussi de faire appel aux militaires dans les rues face aux risques accrus qui arrivent. Il est temps aussi de s'attaquer aux organisations comme Samidoun et les antifas, les amis de la gauche qui aujourd'hui soutiennent les mollahs.
Koen Van den Heuvel:
Dank u wel, heren ministers, voor uw antwoord.
Wij van cd&v hebben drie grote prioriteiten. Mijnheer Magnette, ik herhaal ze met veel plezier. Ten eerste, voor ons is het heel duidelijk dat ons land samen met de Europese partners werk moet maken van de de-escalatie van het conflict. We mogen dat conflict niet importeren in ons land. Ten tweede, onze binnenlandse veiligheid moet gegarandeerd blijven door waakzaam te zijn en absoluut te vermijden dat het conflict wordt geïmporteerd. Ten derde, we moeten, premier, onze energieprijzen onder controle houden. Dat is noodzakelijk voor voldoende koopkracht van onze gezinnen en voor de concurrentiekracht van onze bedrijven. Dat zijn drie duidelijke prioriteiten. We stellen voor dat de regering die overneemt en daar krachtdadig werk van maakt.
Meyrem Almaci:
De kakofonie gaat verder. Er is helemaal niets veranderd in de meerderheid tussen het begin van mijn vraag en na het antwoord van de eerste minister en de minister van Buitenlandse Zaken: iedereen zegt maar wat. Het is wel opmerkelijk, mijnheer de premier, dat u het was die, terwijl u verwijst naar geopolitieke overwegingen, het blijkbaar nodig vond om voor de camera’s het internationaal recht af te zwakken en in de vuilnisbak te gooien. Niet goed overdacht, noemt u het. Dat is uw bocht. Het mag altijd duidelijker. Het kan duidelijker door bijvoorbeeld te zeggen: ja, het is een illegale actie en ja, die brengt mensen in gevaar, zowel de Iraanse burgers aldaar als de mensen hier bij ons.
Pyromanen à la Trump en Netanyahu zetten de eigen belangen voorop, op de kap van zoveel gewone mensen. Het is nochtans niet zo moeilijk. Burgers en politici in de VS kijken niet weg, noemen een kat een kat, zeggen vandaag haarfijn dat de aanval illegaal is en weigeren de actie te normaliseren. U doet dat wel. Zij staan vandaag voor de fundamentele rechten. Het internationaal recht is geen grabbelton. Afdingen daarop maakt het alleen maar moeilijker om dat soort conflicten te voorkomen.
Het is heel duidelijk dat ons land daarover geen enkele onduidelijkheid meer mag laten bestaan. U moet zeggen wat veel mensen weten, met name dat die oorlog moet stoppen, in plaats van hem goed te praten. Mijnheer de premier, slaap zacht. Ik hoop dat er een dag komt dat u dat helder zegt.
Oskar Seuntjens:
Mijnheer de eerste minister, mijnheer de minister, bedankt voor uw antwoord. Ik ben blij te horen dat onze landgenoten worden gerepatrieerd. Ik hoop dat ze zo snel mogelijk in veiligheid worden gebracht. Het toont echter nogmaals aan dat elke oorlog er een te veel is en dat elke oorlog een prijs heeft. Mensen zijn vandaag ongerust over de impact van die oorlog op hun veiligheid en op hun koopkracht. Ze hebben allemaal nog de energiecrisis in hun achterhoofd, toen Rusland Oekraïne binnenviel. Ze hadden toen schrik voor de postbode die langskwam met de hoge energiefactuur. Ze zetten hun verwarming lager of zelfs af. Gelukkig hebben we toen de btw verlaagd naar 6 %. Het zal ook de uitdaging zijn van deze regering om de koopkracht en de veiligheid van de mensen te beschermen tegen een oorlog waar we niet om hebben gevraagd.
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Vraag: De woonstbetredingen
De woonstbetredingen
Beantwoord door
N-VA Anneleen Van Bossuyt (Minister van Asiel en Migratie, en Maatschappelijke Integratie)
op 5 februari 2026
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Samenvatting summaryExplanation
Nabil Boukili bekritiseert het voorstel van minister Anneleen Van Bossuyt (Arizona-regering) om huiszoeking zonder toestemming toe te staan voor deportaties van irreguliere migranten, wat hij vergelijkt met de omstreden ICE-praktijken in de VS en een aantasting noemt van fundamentele rechten (privacy, onschendbaarheid van woning), gesteund door een vernietigend advies van de Raad van State. Van Bossuyt verdedigt de maatregel als noodzakelijk voor openbare orde en veiligheid, enkel toepasbaar na rechterlijke toestemming en gericht op weerspannige migranten die een risico vormen, terwijl ze kritiek op de vergelijking met ICE afwijst als "onterechte en respectloze" framing van het Belgische politiewerk. Boukili beschuldigt de regeringspartijen van huichelarij, aangezien ze eerder ICE en Trump bekritiseerden maar nu een gelijksoortig beleid steunen, en wijst op de dodelijke gevolgen van Europees grensbeleid (Frontex, 31.000 doden in de Middellandse Zee). Van Bossuyt verwerpt de relevantie van die kritiek en benadrukt dat veiligheidsrisico’s voorrang hebben, met juridische waarborgen maar zonder de maatregel in te trekken.
Nabil Boukili:
Madame la ministre, on a vu ici tous les partis s'indigner des méthodes inhumaines et des atrocités commises par ICE aux États-Unis dans leur chasse aux migrants. J'ai aussi entendu tous les partis s'offusquer de la proposition du Vlaams Belang de créer chez nous une version belge de ICE. Mais ces mêmes partis indignés discutent aujourd'hui, au sein du gouvernement Arizona, de la mise en place de visites domiciliaires. Vous voulez en fait autoriser la police à violer un domicile pour arrêter et déporter des personnes en situation irrégulière.
Madame la ministre, depuis plusieurs mois, une vidéo circule d'un livreur de repas poursuivi par ICE. La personne ayant commandé le repas l'a caché chez elle, de manière à ce que ce livreur puisse échapper à ICE, à l'arrestation, à une longue détention et à une expulsion. L'irruption dans ce type de logement est précisément ce que le projet de l'Arizona veut désormais rendre possible. Avec ce genre de loi, vous allez petit à petit dans la même direction que les États-Unis de Trump. Ce n'est pas la première fois.
La Suédoise a en effet voulu tenter le coup, mais sa proposition avait été rejetée par l'ensemble de la société civile (les avocats, les juges, les spécialistes, les juges d'instruction). Et pourtant, aujourd'hui, vous remettez le couvert et revenez avec ce projet qui menace les valeurs fondamentales de notre État de droit. Ce n'est pas seulement la société civile qui le dit; le Conseil d'État est très sévère avec votre projet. Il le qualifie d'un projet qui atteint les droits fondamentaux, comme le droit à la vie privée ou le droit à l'inviolabilité du domicile.
Madame la ministre, vu l'avis assassin du Conseil d'État, comptez-vous revenir sur ce projet qui attaque les valeurs fondamentales de notre État de droit?
Anneleen Van Bossuyt:
Monsieur Boukili, les personnes en séjour illégal dans notre pays qui représentent un danger pour l'ordre public ou la sécurité nationale – et ce n'est pas un détail – et qui refusent de coopérer à leur retour ne pourront plus se cacher derrière leur porte d'entrée. C'est ce qui a été clairement convenu dans l'accord de gouvernement. Dans la pratique, il est souvent très difficile pour les services de police et l'Office des étrangers de procéder à leur arrestation. Elles peuvent en effet se soustraire au contrôle en se retranchant dans une habitation. En supprimant cet obstacle juridique, nos services peuvent enfin intervenir dans les situations où la sécurité est compromise.
Cette mesure s'inscrit dans un cadre juridique strict et proportionné. Une visite domiciliaire ne peut être menée qu'après autorisation préalable d'un juge d'instruction. Ce contrôle judiciaire se situe au cœur même de la mesure. Toute comparaison avec la situation aux É tats-Unis et leur service d'immigration ICE n'a donc pas lieu d'être. Pire encore, la même comparaison que d'aucuns établissent avec nos services de police et l'Office des étrangers est inappropriée et irrespectueuse du travail qu'ils accomplissent.
Enfin, je tiens à signaler que je ne comprends absolument pas les motions introduites par certaines administrations locales. C'est, par exemple, le cas de Verviers, une ville qui a fait la une des journaux voici quelques années en tant que foyer de l'extrémisme à la suite de plusieurs arrestations dans le cadre d'une enquête antiterroriste.
En ce qui concerne les textes de loi, tous les avis nécessaires ont, entre-temps, été reçus, notamment ceux du Conseil d' É tat, de la police fédérale, du Collège des procureurs généraux, etc. Ils seront pris en compte, pour autant que cela soit opportun, lors de la modification des textes qui seront soumis au Parlement. En tout cas, l'essentiel reste que quiconque séjourne illégalement dans notre pays et menace notre sécurité n'a pas sa place ici.
Voorzitter:
Monsieur Boukili, vous avez la parole.
Nabil Boukili:
J’attends que ça se calme, monsieur le président.
Voorzitter:
Collega’s, er is één persoon die het woord heeft: M. Boukili.
Nabil Boukili:
Madame la ministre, votre réponse est hallucinante. Vous niez. Vous dites que vous respectez la loi, mais le Conseil d'État dit que vous vous attaquez à des droits fondamentaux. Pour poursuivre les personnes qui ont commis des délits, le Code pénal est déjà suffisant. Vous n’avez pas besoin de cette loi. Cette loi est inutile, à part pour s’attaquer à des droits fondamentaux. Collègues du cd&v, de Vooruit, des Engagés, vous vous offusquez de la politique de ICE aux États-Unis, de la politique de Trump, mais vous votez ce genre de projet de loi. C’est incroyable! D’ailleurs, nous avons déjà l’équivalent de ICE en Europe. Frontex mène déjà une politique équivalente à celle de l’ICE ici, en Europe. La Méditerranée est devenue la frontière la plus meurtrière au monde, avec 31 000 victimes depuis 2014. Et vous voulez faire ça! Déjà, avec la Vivaldi, nous avons permis à Frontex de venir en Belgique et (…)
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Vraag: Het initiatief van Europese regeringsleiders om troepen naar Groenland te sturen
Vraag: De situatie met betrekking tot Groenland
Vraag: De situatie in Groenland
Vraag: De dreigende taal van de VS richting Groenland
Vraag: Het buitenlandbeleid van president Trump
internationale politiek en migratieHet initiatief van Europese regeringsleiders om troepen naar Groenland te sturen
De situatie met betrekking tot Groenland
De situatie in Groenland
De dreigende taal van de VS richting Groenland
Het buitenlandbeleid van president Trump
Internationale spanningen en buitenlandbeleid rond Groenland summaryExplanationBeantwoord door
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
op 15 januari 2026
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Samenvatting summaryExplanation
België staat onder druk om een proactieve rol te spelen in de groeiende Groenland-crisis, waar de VS onder Trump dreigen met annexatie en economische druk, wat door parlementsleden als een directe bedreiging voor de internationale rechtsorde en NAVO-geloofwaardigheid wordt gezien. Oppositiepartijen (Vander Elst, Almaci, Van den Heuvel, De Smet, Boukili) eisen een harde Europese reactie, inclusief troepeninzet zoals Frankrijk en Duitsland al doen, en bekritiseren de regering voor passiviteit, "naïef optimisme" en gebrek aan concrete plannen, terwijl ze Trump beschuldigen van imperialisme en chantage. Minister Prévot benadrukt diplomatieke steun aan Denemarken en wijst op lopende NAVO-overleg, maar sluit Belgische deelname aan een troepenmacht niet uit, hoewel er nog geen formeel verzoek is; hij stelt dat dialoog met de VS essentieel blijft ondanks de spanningen. Kritici (o.a. De Smet, Boukili) verwerpen elke onderhandelingsruimte met Trump als zwakte, beweren dat de VS enkel in machtspolitiek geloven, en dringen aan op onmiddellijke Europese eenheid om verdere agressie te blokkeren.
Kjell Vander Elst:
Mijnheer minister, de situatie in Groenland is hallucinant. Het internationaal recht wordt niet eens herschreven, het wordt rechtstreeks in de vuilnisbak gegooid. Dat China en Rusland dat al jaren doen verbaast mij eerlijk gezegd niet, maar dat de Verenigde Staten, een bondgenoot, een partnerland en in wezen een bevriende natie, zo driest te werk gaan tegen een eigen bondgenoot, Groenland, en bij uitbreiding Denemarken, is ongezien. Europa staat daarbij voor een duidelijke keuze. Ofwel doen we wat we al decennia doen, namelijk afwachten, achteroverleunen, toekijken en zien hoe een en ander zich verder ontwikkelt. Ofwel ondernemen we actie, ageren we in plaats van te reageren en nemen we eindelijk het voortouw met Europa.
Mijnheer de minister, ik kies resoluut voor dat tweede Europa, een Europa dat ageert en actie onderneemt, dat tegen Trump in het Witte Huis zegt: tot hier en niet verder. Dat is het Europa dat we nodig hebben. Een aantal landen heeft vandaag die keuze al gemaakt. Frankrijk, Duitsland, Zweden, Noorwegen en Denemarken zullen militaire troepen stationeren in Groenland. België maakt daar op dit moment geen deel van uit. Voor mij en voor mijn fractie zou dat wel het geval moeten zijn. We moeten deel uitmaken van een dergelijke troepenmacht en onze steun uitspreken voor onze Europese bondgenoten. Het is tijd om te stoppen met aan de zijlijn te staan. België is een stichtend land van de Europese Unie en van de NAVO. We liggen in het hart en het centrum van Europa. We moeten mee een Europees blok vormen, mijnheer de minister.
In essentie heb ik dan ook maar één vraag, aangezien wachten geen optie meer is: blijven we met België wachten, of gaan we (…)
Meyrem Almaci:
Mijnheer de minister, what a difference a day makes. Gisteren meende u in de commissie nog optimistisch dat de soep niet zo heet gegeten zou worden als ze opgediend wordt, want uw contact met de ministers in Amerika was constructiever dan de woorden van Trump. Een dag na het topoverleg, waar de Groenlanders beledigingen naar hun hoofd geslingerd kregen, is het heel duidelijk voor Denemarken en voor Groenland: de VS zijn geen millimeter van hun standpunt geweken.
De acties van ICE, de slabakkende economie, de druk op Powell, de Epsteinfiles, het zijn allemaal dossiers waarmee Trump in nauwe schoentjes zit in eigen land, maar ondertussen slaat hij wild om zich heen en dreigt hij elke keer met dwang ten aanzien van landen of externen die hem niet geven wat hij wil. De VS blijven volhouden, Groenland moet koste wat het kost geannexeerd worden, en ze zullen niet opgeven.
De vraag is nu of u nog even optimistisch bent als gisteren, of hebt u nu door dat Europa en ons land eindelijk een streep dienen te trekken?
Andere Europese leiders hebben die boodschap sneller begrepen dan u gisteren, sneller dan ons land. Ze hebben al een troepenmacht opgebouwd. De VS mogen in Groenland vandaag al economisch en militair het maximale doen wat ze zouden willen doen, maar als Trump zijn plannen doorzet, zal dat het einde van de NAVO betekenen. Dan zal dat het einde zijn van de internationale orde. In dat geval: good luck, Taiwan, en good luck, Baltische staten en Oekraïne.
Mijn vragen zijn eenvoudig. Zult u verder toekijken? Wat is het plan van deze regering? Maar vooral, wake up and smell the coffee . Met deze Trump is het moeilijk onderhandelen. Elke toegift is een teken van zwakte. Het is tijd om onze rug te rechten, om te tonen dat we verenigd zijn en zeggen: tot hier, maar niet verder!
Koen Van den Heuvel:
Mijnheer de minister, of de Groenlanders dat nu willen of niet, Groenland wordt Amerikaans, althans volgens Trump. Is dat de wereld die we willen, een wereld waarin het recht van de sterkste absoluut geldt, waar brute macht en dreigementen de lijnen uitzetten en de uitkomst van conflicten bepalen? Trump kijkt al langer op die manier naar de wereld. De internationale rechtsorde is niet langer van tel, eigen moraliteit volstaat, en dan is het natuurlijk bang afwachten bij Trump. De taal die Trump spreekt is immers niet de taal van een bondgenoot.
Een gepaste reactie is dan ook absoluut noodzakelijk. Mijnheer de minister, België kan daarin niet achterblijven.
Wat moet die reactie dan zijn? Voor cd&v is het heel duidelijk: Europa, Europa en nogmaals Europa.
Deze crisis is een kans om te laten zien dat wij als Europeanen nog wel in staat zijn om een duidelijke vuist te maken. Alle lidstaten van de Europese gemeenschap moeten solidair zijn met Groenland en met Denemarken. Denemarken is al decennialang een van de loyaalste partners binnen de NAVO. Europa mag geen versnipperd signaal geven, maar moet een sterk collectief signaal geven. We moeten duidelijk maken dat we hier een dikke rode lijn trekken en dat wat Trump zegt en doet absoluut niet kan.
Mijnheer de minister, Groenland wordt de lakmoesproef voor de Europese weerbaarheid en de Europese geloofwaardigheid. Het is absoluut nodig dat Europa hier een dikke rode lijn trekt en niet in verdeelde slagorde optreedt waarbij elk land apart een antwoord formuleert. Als we hier geen dikke rode lijn trekken, zal in de toekomst iedereen over ons heen lopen. Welke rol (…)
François De Smet:
Monsieur le ministre, c'est la troisième fois en une semaine que nous échangeons sur le Groenland. J'en suis ravi et, à ce rythme-là, nous pourrons bientôt publier un livre d'entretiens, même si j'avoue que je commence à trouver intrigant le fait que le premier ministre échappe constamment à cette discussion parce qu'il s'agit ni plus ni moins de la fin possible de l'Alliance atlantique.
Hier soir, vous nous disiez que, selon les informations que vous aviez recueillies à Washington, une opération armée n'était pas envisagée. Vous vous êtes même aventuré à dire que, tout compte fait, il ne fallait pas prendre M. Trump au pied de la lettre, ce que je trouve extrêmement audacieux.
Pour montrer comment les chose évoluent, la semaine dernière, votre collègue Theo Francken se moquait en commission d'un collègue député parce qu'il avait osé demander dans une question écrite si l'envoi de troupes était envisagé par la Belgique. Aujourd'hui, nous constatons que la France, l'Allemagne, la Suède et la Norvège annoncent l'envoi de troupes. Et je pense également qu'il faudrait sérieusement songer à s'y joindre.
La question reste la même: qu'allons-nous faire si les États-Unis prennent de force le Groenland? Et vous ne répondez toujours pas clairement à cette question, parce que la réponse est que l'Alliance atlantique s'effondrera. Et vous devriez au moins dire cela. Ce que Trump essaye de faire, c'est transformer l'OTAN en Pacte de Varsovie. Le Pacte de Varsovie alliait un très gros partenaire hyper puissant, l'URSS, et une série de vassaux qui lui obéissaient. Je suis désolé, monsieur le ministre, mais ce n'est pas pour cela que la Belgique a signé en 1949, lorsque nous avons fondé l'Alliance.
Il faut se réveiller. Cessons de nous comporter, cessons de penser, cessons de parler comme si nous ne pouvions pas survivre hors de la sphère d'influence des puissants. Si nous voulons garder l'Alliance, il va falloir sortir de l'emprise. Voilà ce que j'aimerais vous entendre enfin dire.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, on voit que le premier ministre essaie d'éviter le débat coûte que coûte. C'est la deuxième fois qu'il fuit les débats internationaux quand cela concerne les États-Unis. Je pense qu'il a peur d'émettre la moindre critique vis-à-vis des États-Unis.
Les menaces contre le Groenland ne cessent de se poursuivre. La réunion d'hier n'a rien arrangé. Au contraire, elle a démontré la contradiction fondamentale qui existe entre le Danemark et l'administration américaine.
Soyons clairs, monsieur le ministre, l'affaire du Groenland ne tombe pas du ciel. Elle s'inscrit dans la nouvelle stratégie de sécurité américaine qui veut s'accaparer et contrôler l'ensemble de l'hémisphère occidental, du sud de l'Argentine jusqu'au Groenland. Tout cela pour servir les intérêts économiques et géostratégiques de l'impérialisme américain. Cet impérialisme, aujourd'hui, menace la souveraineté même des États européens et les intérêts de l'Union européenne.
Face à cette situation, que fait l'Europe? On observe une certaine hésitation, parce que le droit international est à géométrie variable: quand ce sont nos alliés, on est soft ; quand ce sont nos adversaires, on est dur. Avec une telle attitude, on perd toute crédibilité.
Monsieur le ministre des Affaires étrangères de la Belgique, qu'allez-vous faire si le Groenland est envahi par les États-Unis? Que faites-vous pour éviter toute agression américaine contre le Groenland? Quels leviers sont mis en place, qu'ils soient économiques, politiques ou diplomatiques, au niveau européen pour empêcher cette agression et ce renforcement de l'impérialisme américain?
Maxime Prévot:
Chers collègues, je vous le disais hier en commission, lors d'un long débat sur le sujet: le Groenland n'est pas à vendre. C'est la position sans équivoque des autorités danoises et groenlandaises. C'est aussi la position sans équivoque de la Belgique, de l'Union européenne et des autres alliés au sein de l'OTAN.
Aucune démarche hostile à l'égard du Groenland n'est acceptable ni ne sera acceptée.
Dat is de boodschap die ik vorige week in Washington heb overgebracht.
Gisteren vond er een ontmoeting plaats tussen Denemarken, Groenland en de Verenigde Staten. Zoals de Deense minister van Buitenlandse Zaken het samenvatte, hebben de partijen agreed to disagree . Ze hebben echter een dialoog opgestart en dat is het belangrijkste. Dialoog is en moet immers de enige weg blijven om tegemoet te komen aan de Amerikaanse veiligheidszorgen.
Mevrouw Almaci, gisteren was ik niet naïef optimistisch. Ik zei dat volgens mijn informatie een vijandige militaire actie niet aan de orde leek te zijn. Dat betekent niet dat de VS hun voornemen om hun belangen ter plaatse te behartigen hebben opgegeven.
Mijn Deense collega spreekt de hoop uit dat de werkgroep die zal worden opgericht tot een aanvaardbare oplossing zal komen. Denemarken wil dit probleem in eerste instantie bilateraal aanpakken, maar weet dat het kan rekenen op de volledige steun van zijn bondgenoten.
Nous continuerons donc à soutenir pleinement les Danois, avec lesquels nous entretenons des contacts étroits. Du reste, chaque semaine, une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord (CAN), c’est ‑ à ‑ dire l ’ ensemble des ambassadeurs pr é sents à l ’ OTAN, offre l ’ occasion d ’ en d é battre.
Cette r é gion, nous le savons, rev ê t une importance strat é gique et s é curitaire majeure. La Russie y voit un espace clé pour sa projection de puissance, tandis que la Chine affiche l’ambition de devenir une grande puissance polaire d’ici 2030. L’Alliance atlantique constitue indubitablement le cadre approprié pour une coopération efficace, en complément des accords bilatéraux existant depuis 1951 entre le Danemark et les États ‑ Unis. Elle offre toutes les possibilit é s de r é soudre ces diff é rents probl è mes par le dialogue. L ’ adh é sion r é cente de la Su è de et de la Finlande a d ’ ailleurs consid é rablement renforcé la posture de l’OTAN dans la région ainsi que la crédibilité de sa dissuasion.
Des clarifications sur les mesures concrètes envisagées sont évidemment attendues dans les prochaines semaines.
De aankondigingen van ontplooiingen of de versterking van de aanwezigheid door bepaalde bondgenoten, met name Frankrijk en Duitsland, passen in de logica van collectieve verantwoordelijkheid en bijdragen aan de Euro-Atlantische veiligheid. Ze illustreren de bereidheid van de Europese bondgenoten om hun deel bij te dragen aan de stabiliteit van de noordelijke flank binnen het kader van de NAVO.
Wat betreft de vraag of België soldaten naar Groenland zal sturen, bekijkt Defensie al welke steun België zou kunnen leveren. Het is echter nog te vroeg om te communiceren over de mogelijke middelen die zouden kunnen worden ingezet. Wij hebben daarvoor nog geen verzoek ontvangen, op bilateraal noch op Europees of NAVO-niveau. Mocht dat wel het geval zijn, dan zou de beslissing om al dan niet aan deze missie deel te nemen door de regering worden genomen.
Kjell Vander Elst:
Mijnheer de minister, ik dank u voor uw antwoord.
U kijkt na of wij steun kunnen leveren. U hebt de vraag nog niet gekregen. Ik ben blij dat u hebt aangegeven dat wij absoluut een bondgenoot zijn in de strijd. Wat echter nog beter zou zijn, is proactief onze hulp aanbieden aan Groenland, om samen met die landen opnieuw een voortrekkersrol te kunnen spelen op het Europese toneel. Opkomen voor onze bondgenoten en met Europa opnieuw een blok vormen, dat is essentieel. Wij liggen in het hart van Europa en wij moeten die rol opnieuw durven te spelen.
Uw minister van Defensie, Theo Francken, zegt heel graag " Belgium is back ". Mijnheer de minister, walk the talk . Neem uw verantwoordelijkheid. Toon aan dat Belgium back is en zorg ervoor dat België zijn steentje kan bijdragen aan de veiligheid in heel Europa.
Meyrem Almaci:
Zoals zo vaak zijn de woorden van deze regering vaak forser dan de werkelijke acties die ze onderneemt.
Mijnheer de minister, wist u dat 71 % van de Amerikanen tegen de annexatie van Groenland is? Zijn eigen bevolking steunt president Trump niet. Wie hem wel steunen zijn miljardairs zoals Jeff Bezos en Bill Gates, die miljarden hebben geïnvesteerd in mijnbouwbedrijven die actief zijn in Groenland: Amaroq, KoBold. Dat is geen toeval.
Trump verandert systematisch de democratie voor de belangen van het grote geld. Hij grijpt in de internationale orde in door dwang. Aan die dwang mogen wij niet toegeven, niet met ons land. Kom met een plan en maak uw woorden waar. Het is hoog tijd.
Koen Van den Heuvel:
In Groenland staat er heel wat op het spel, de internationale rechtsorde, de geloofwaardigheid van de NAVO en ook de Europese geloofwaardigheid. Voor ons is het heel duidelijk, geen versnipperd beleid, geen versnipperd antwoord, maar een sterke, collectieve respons en een dikke rode lijn die aantoont dat het zo niet verder kan. Voor ons is het heel duidelijk, we moeten in België opnieuw meer dan ooit onze internationale verantwoordelijkheid opnemen. Als we ook aan die sterke defensieve geloofwaardigheid willen bouwen, dan kunnen we als land niet achterblijven. Voor ons is het duidelijk, met cd&v steunen wij absoluut dat er Belgische troepen naar Groenland worden gestuurd, in samenspraak met de andere Europese bondgenoten.
François De Smet:
Monsieur le ministre, merci pour votre réponse.
Ne soyons pas naïfs! Moi, je ne peux pas articuler décemment les mots "Trump", "Groenland" et "groupe de travail" dans le même univers conceptuel. Cet homme n’est pas le genre de gars à faire des groupes de travail, monsieur le ministre. C’est quelqu'un qui ne comprend que la force et l’intimidation. Si la séquence commence avec le Venezuela – un racket – pour se poursuivre par le Groenland, c’est pour dire: "Regardez ce que je suis capable de faire!"
Il est urgent que nous fassions partie des pays européens qui l’ont compris et qui comprennent qu’il faut répondre, évidemment pas par de la force pure et simple, mais en montrant que nous n’avons pas peur, que nous sommes capables, nous aussi, d’envoyer des troupes de reconnaissance au Groenland, et que nous faisons partie des pays européens qui ne se laissent pas impressionner – parce qu’il n’attend que cela, comme une brute en cour de récréation.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, vous nous dites que l’Europe est un allié des États-Unis. Je vous rappelle juste que les États-Unis n’ont pas d’alliés. Ils n’ont que des intérêts. Aujourd'hui, ils agissent seulement dans leur intérêt. Si l’Europe veut agir et progresser, elle doit sortir de l’emprise de l’impérialisme américain. Il est absolument nécessaire aujourd'hui de se tourner vers le reste du monde, de travailler dans le dialogue et la diplomatie, avec les autres peuples, dans un principe de sécurité collective, pour assurer la sécurité et la progression de tous les peuples du monde. Car aujourd'hui, ce qui se pose, c’est l’intérêt de l’impérialisme américain. Les Américains n’agissent pas pour leur sécurité nationale. C’est la sécurité mondiale qui est menacée par l’impérialisme américain. L’Europe doit changer de lunettes, regarder le reste du monde et se libérer de cet impérialisme américain!
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Vraag: De toestand in Venezuela
internationale politiek en migratieDe toestand in Venezuela
Beantwoord door
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
op 4 december 2025
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Samenvatting summaryExplanation
Nabil Boukili bekritiseert de Amerikaanse militaire dreiging tegen Venezuela als een voorwendsel om regimewissel te forceren en de oliereserves te controleren, verwijzend naar een VN-rapport dat Venezuela’s rol in drugshandel minimaal noemt, en eist dat België de VS expliciet veroordeelt in plaats van enkel tot desescalatie op te roepen. Minister Maxime Prévot benadrukt dat België en de EU de drugbestrijding steunen mits respect voor internationaal recht, maar vermijdt een directe veroordeling van de VS, meldt enkel diplomatieke gesprekken en reiswaarschuwingen, en hoopt op een "pacifistisch en democratisch" Venezuela. Boukili wijst Prévots standpunt af als naïef, vergelijkt de Amerikaanse retoriek met de leugens over Irak en beschuldigt de VS van imperialisme gericht op olie, niet op humanitaire doelen. Prévot houdt vast aan diplomatieke dialoog met de VS zonder concrete maatregelen tegen militaire actie te aankondigen.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, Donald Trump a annoncé cette semaine que les États-Unis allaient intervenir militairement au Venezuela, après avoir frappé de manière unilatérale des navires sur les côtes vénézuéliennes, après avoir fait plus de 70 morts, après avoir placé dix F-35 à Porto Rico et fermé l'espace aérien.
Le prétexte, cette fois-ci, est la guerre contre la drogue et non plus les armes de destruction massive. Pourtant, un rapport mondial des Nations Unies sur les drogues – datant de 2025 – nous dit que le pays joue un rôle marginal, ne connaît pratiquement aucune culture illégale significative et n'est mentionné que dans 5 % des routes de trafic latino-américaines. L'objectif de l'administration Trump – il ne faut pas se mentir – est d'abord un changement de régime au Venezuela pour s'accaparer ses richesses pétrolières. Ce pays possède en effet les plus grandes réserves de pétrole au monde.
Pendant ce temps, l'Europe et la Belgique restent silencieuses. La dernière fois que je vous ai interrogé en commission, vous m'avez répondu que vous étiez contre une intervention militaire et contre une escalade mais vous n'avez pas condamné la politique agressive américaine.
Monsieur le ministre, vu l'escalade et l'agressivité américaine qui se renforcent, je vous le demande clairement. Vous devez être cohérent puisque vous dites défendre le droit international et qu'ici, on attaque un pays souverain. Allez-vous condamner cette politique américaine? Quelles mesures avez-vous prises ou comptez-vous prendre pour faire face à cette agression contre la souveraineté vénézuélienne?
Maxime Prévot:
Merci monsieur le député pour votre question.
La Belgique et les États-Unis partagent cette préoccupation commune de lutter contre le trafic de drogue et la criminalité organisée. Lors du sommet entre l’Union européenne et les États d’Amérique latine et centrale, qui s’est tenu à Santa Marta le mois dernier, je me suis exprimé très clairement sur ce sujet. Cette lutte constitue une priorité de premier plan pour ce gouvernement et constituait d’ailleurs l’un des axes essentiels de mon déplacement en Amérique latine, plus précisément en Colombie et au Mexique.
Cette lutte doit cependant s’appuyer sur une coopération étroite entre les pays concernés et toujours respecter le droit international. La Belgique et l’Union européenne appellent à la désescalade et défendent l’importance de la stabilité régionale ainsi que de la sécurité maritime. Nous continuons par ailleurs à espérer un avenir pacifique et démocratique pour le Venezuela.
Or la situation sur place se tend. Hier, lors d’une cellule de crise consacrée au suivi des affaires consulaires, nous avons décidé de modifier l’avis de voyage du ministère des Affaires étrangères et de déconseiller désormais tout déplacement vers le Venezuela. Les Belges présents dans ce pays recevront un e-mail leur indiquant que les possibilités de quitter le pays diminuent et que l’assistance consulaire devient plus difficile.
Hier, j’ai rencontré le secrétaire d’État adjoint des États-Unis, Christopher Landau, avec qui j’ai eu un échange très franc sur de multiples sujets. J’ai pu évoquer avec lui l’enjeu de la lutte contre le trafic de drogue. Il a lui-même été très clair sur la position de l’administration américaine, qui souhaite redéployer sa diplomatie notamment vers l’Amérique latine et mieux y défendre ses intérêts sécuritaires. Nous avons convenu de continuer à discuter de ce sujet ensemble. Je serai d’ailleurs à Washington début janvier afin de continuer ce dialogue franc que nous avons initié.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, je vous entends lorsque vous appelez à une désescalade, mais appeler à une désescalade ne suffit pas. Vous dites aujourd’hui que vous conseillez à nos ressortissants présents au Venezuela, ou à ceux qui souhaitent s’y rendre, d’être plus prudents. Mais ce qu’il faut, c’est éviter que la situation ne s’aggrave au Venezuela. Que fait la Belgique face aux États-Unis pour empêcher qu’une guerre n'éclate au Venezuela? C’est le peuple vénézuélien qui souffrira de cette guerre. Arrêtons de répéter cette fable selon laquelle les Américains interviendraient au Venezuela pour lutter contre la drogue. Le même discours a été tenu en Irak. Et quel en a été le résultat? Un million et demi de morts. Les Américains ont même menti devant les Nations Unies en affirmant qu’il y avait des armes de destruction massive. L’objectif réel était de s’accaparer le pétrole irakien et de défendre les intérêts stratégiques des États-Unis. Arrêtons de mentir aux gens: les Américains interviennent pour leurs propres intérêts, pas pour le peuple vénézuélien.
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Vraag: De conclusies van de Nationale Veiligheidsraad inzake de dronedreiging
Vraag: De bijeenkomst van de Nationale Veiligheidsraad naar aanleiding van de gespotte drones
Vraag: De schending van ons luchtruim door drones en de beslissingen van de Nationale Veiligheidsraad
Vraag: De Nationale Veiligheidsraad
Vraag: De bijeenkomst van de Nationale Veiligheidsraad naar aanleiding van de gespotte drones
Vraag: De bijeenkomst van de Nationale Veiligheidsraad naar aanleiding van de gespotte drones
Vraag: De hybride aanvallen tegen België
Vraag: De Nationale Veiligheidsraad
Vraag: De Nationale Veiligheidsraad
veiligheid, justitie en defensieDe conclusies van de Nationale Veiligheidsraad inzake de dronedreiging
De bijeenkomst van de Nationale Veiligheidsraad naar aanleiding van de gespotte drones
De schending van ons luchtruim door drones en de beslissingen van de Nationale Veiligheidsraad
De Nationale Veiligheidsraad
De bijeenkomst van de Nationale Veiligheidsraad naar aanleiding van de gespotte drones
De bijeenkomst van de Nationale Veiligheidsraad naar aanleiding van de gespotte drones
De hybride aanvallen tegen België
De Nationale Veiligheidsraad
De Nationale Veiligheidsraad
Beslissingen en bijeenkomsten van de Nationale Veiligheidsraad over dronedreiging, luchtruimschendingen en hybride aanvallen in België summaryExplanationBeantwoord door
MR Bernard Quintin (Minister van Veiligheid en Binnenlandse Zaken)
op 6 november 2025
Bekijk antwoord
Samenvatting summaryExplanation
Parlementsleden bekritiseren de trage en onvoldoende reactie van de regering op de gerichte drone-aanvallen boven militaire bases, luchthavens en kritieke infrastructuur, die volgens velen deel uitmaken van een Russische hybride oorlogsvoering om België te intimideren vanwege zijn steun aan Oekraïne, NAVO-lidmaatschap en huisvesting van Euroclear. Minister Quintin kondigt een drieledige strategie (detectie, identificatie, neutralisatie) aan, met versterkte samenwerking tussen Defensie, politie en inlichtingendiensten, een modernisering van het National Air Security Center tegen 2026 en een verplichte drone-registratie, maar critici zoals Huybrechts (N-VA) en Lacroix (MR) noemen de maatregelen "te laat, onvoldoende gefinancierd" (slechts 50 miljoen voor militaire sites) en wijzen op jarenlange onderinvestering in luchtruimbeveiliging. Terwijl sommigen zoals Ducarme (MR) en De Vreese (Open Vld) pleiten voor een gecentraliseerd antidrone-agentschap en betere Europese coördinatie, waarschuwt Boukili (PTB) voor overhaaste beslissingen zonder harde bewijzen over de daders, terwijl Lasseaux (Ecolo) en Weydts (Vooruit) benadrukken dat eenheid en vertrouwen in de diensten cruciaal zijn om de democratie te verdedigen.
Paul Van Tigchelt:
Mijnheer de minister, drones, drones, drones! Meer nog dan de stilstand van de regering waren zij de voorbije dagen hét gespreksonderwerp.
Er is economische schade, er heerst ongerustheid, angst en verwarring. Dat is uiteraard precies de bedoeling van degenen die drones op ons afsturen. Het betreft geen spionage, zoals ik de minister van Defensie enkele dagen geleden hoorde zeggen. Het zou namelijk bijzonder slechte spionage zijn uit een goedkope B-film. Het is pure provocatie, intimidatie en angstzaaierij, en dat lijkt me typerend voor de agressieve houding van de Russen de voorbije maanden, mijnheer de minister.
Het is daarom goed, zeer goed zelfs, dat u de premier hebt gevraagd om de Nationale Veiligheidsraad samen te roepen. Het is bizar dat u dat zelf moest vragen. Even bizar is het dat de premier tot begin september heeft gewacht om de Nationale Veiligheidsraad, het hoogste veiligheidsorgaan van ons land, voor de eerste keer samen te roepen, terwijl de dreigingen zich blijven opstapelen. Nu zijn dan inderdaad de provocaties in de lucht begonnen.
De bevolking, mijnheer de minister, heeft recht op antwoorden en ik hoop dat u die hier zult geven. Dat is belangrijk.
Ten eerste, wat hebben de inlichtingen- en veiligheidsdiensten u meegedeeld, voor zover u dat hier kunt delen? Hebben zij een verklaring gegeven voor de acuut toegenomen aanvallen? Hebben zij verwezen naar iets als Euroclear of naar uitspraken van bepaalde leden van de regering?
Ten tweede, hebben onze inlichtingen- en veiligheidsdiensten advies gegeven over onze houding en communicatie ten opzichte van Rusland? Zijn daarover afspraken gemaakt?
Ten derde, zijn er afspraken gemaakt tussen politie en Defensie over de detectie, identificatie en neutralisatie, mijnheer de minister? Belangrijker nog dan de aankoop van het juiste materieel is eenheid van commando; dat is de essentie. Zeg het ons, mijnheer de minister.
Maaike De Vreese:
Om heel evidente redenen, met name de aanwezigheid van de Europese instellingen, de NAVO en Euroclear, zijn wij een aantrekkelijk doelwit. Als er iemand klaar moet zijn om zich tegen drones te wapenen, dan zijn wij het. Het is dan ook positief dat de Nationale Veiligheidsraad samenkwam. We moeten voorbereid zijn en een plan van aanpak hebben.
Collega's, tot nu toe was er geen plan. Onder de vivaldiregering hebben we veel kostbare tijd verloren. Cruciaal is wie welke taken opneemt en op welke manier men zal samenwerken. Defensie heeft een federaal antidroneplan uitgewerkt voor militaire domeinen, maar het burgergebied, de kritieke infrastructuur en onze luchthavens ressorteren tot uw bevoegdheid. Er is een politionele aanpak nodig. Onze lokale politiediensten worden momenteel overstelpt met meldingen en zij moeten ondersteund worden. We moeten zo snel mogelijk het luchtbewakingscentrum, waar alle betrokken diensten samenkomen, volledig operationeel krijgen. Dat werkt. We doen dat al in Zeebrugge met het Maritiem Informatiekruispunt. Wat voor de zee kan, kan ook voor de lucht.
De incidenten tonen een duidelijke nood aan een gecoördineerde aanpak aan, niet alleen nationaal maar ook grensoverschrijdend. Bovendien is juridische duidelijkheid nodig. Of de politie een drone uit de lucht mag halen, mag geen vraagstuk zijn. In deze tijden moet dat een evidentie zijn.
Minister, hoever staat u met uw plannen?
Denis Ducarme:
Monsieur le ministre, nous sommes évidemment frappés par ces attaques inédites de drones sur notre territoire. Depuis maintenant 10 jours, des bases militaires et des aéroports ont été survolés. D'autres infrastructures suivront, parce que cela ne va sans doute pas s'arrêter.
Les Belges doivent-ils être impressionnés par ces attaques vraisemblablement russes? Non, mais il faut les prendre au sérieux. C'est ce que vous avez fait en mobilisant le Conseil national de sécurité (CNS). Ce dernier est le bras armé protecteur au sommet de l'État. Pour rappel, il s'est réuni dans le cadre des attentats, du covid ou de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. C'est donc vraiment l'organe adapté à la réponse. Il réunit le kern, l'ensemble des ministres régaliens et les services de renseignement. Dès lors, je vous remercie de l'avoir mobilisé.
Vous allez nous donner des informations relatives aux diagnostics mais aussi au traitement envisagé face à cette menace: identification, détection, destruction.
Je tiens à souligner que nous venons de loin en la matière, même si nous ne partons pas de zéro. Comme vous, j'ai observé l'expertise dans un certain nombre de pays européens, en France en particulier. Elle a eu de très bons résultats s'agissant de la protection de son espace aérien durant les Jeux olympiques.
Au-delà des décisions du CNS, allez-vous rencontrer un certain nombre de vos homologues étrangers?
Britt Huybrechts:
Mijnheer de minister, er is nog steeds geen begroting, maar deze keer heeft de regering geluk. De drones die boven ons land vliegen, vormen een ernstige bedreiging voor onze veiligheid, en voor de regering komt die bliksemafleider op het juiste moment. Plots gaat het immers niet meer over haar totale falen of over de gaten in de begroting, maar wel over de gaten in ons luchtruim.
En dan komt het veiligheidstheater, waar niemand nog de regie in handen heeft. In de Strategische Visie van minister Francken komt het woord drone amper voor, en als het er al in staat, dan is het voor 2032. Bovendien is de detectie gebaseerd op radiofrequentie, een techniek die vandaag al duidelijk achterhaald is. En heel stoer verklaart minister Francken dat hij Moskou wel zal aanpakken, maar ons eigen luchtruim blijft onbeveiligd.
De waarheid is simpel: het probleem vandaag is niet alleen de overvliegende drones, het probleem is dat de regering onvoldoende heeft geïnvesteerd in ons luchtruim en in onze veiligheid, noch in detectie, noch in neutralisatie. Alles wat nu komt, is achterhaald en veel te laat. De regering-De Wever bespaart liever op onze mensen, maar voor politieke showtjes, zoals de Theo Francken F-35-show, is er wel altijd geld.
Mijnheer de minister, wie zit hierachter? Welke bewijzen hebt u daarvan? De conclusie van minister Francken na de Nationale Veiligheidsraad was dat we het luchtruim wel vanaf januari zullen versterken. Waarom gebeurt dat pas vanaf januari? Wat met de komende maanden? Zijn onze mensen nog wel echt veilig?
Franky Demon:
Sinds 30 oktober is het duidelijk dat onze veiligheid wordt bedreigd door drones boven kazernes en luchthavens. Er zijn cyberaanvallen op onze systemen en fake news zaait verwarring bij onze burgers. Dit is geen toeval meer, dit is georganiseerd. Daarom moeten wij ons ook beter gaan organiseren. Voor cd&v kan ons antwoord zich niet beperken tot het militaire aspect. Veiligheid is veiligheid. Wat we investeren in defensie moet ook onze binnenlandse veiligheid versterken. De dreiging stopt niet aan de kazernepoort, zoveel is duidelijk. Het kan niet zijn dat wanneer een drone over een militaire basis vliegt Defensie daarvoor bevoegd is, maar zodra die drone zich daarbuiten bevindt, hij onder de verantwoordelijkheid van de burgemeester valt.
Defensie, politie, inlichtingsdiensten en lokale besturen moeten als één team werken, met dezelfde informatie en dezelfde strategie. We moeten voorbereid zijn. Daarom is een duidelijk plan van aanpak, met afspraken tussen Defensie, binnenlandse besturen en lokale besturen, meer dan ooit nodig. Dat plan moet waterdicht zijn. Het defensiebudget is er. Zorg ervoor dat die middelen ook de politie en de civiele veiligheid versterken, want veiligheid is overal noodzakelijk. De Russen houden ook geen rekening met het verschil tussen Kleine-Brogel, Brussels Airport of Oostende.
Welke afspraken heeft de Nationale Veiligheidsraad gemaakt om met een zo breed mogelijk plan een zo breed mogelijke aanpak te realiseren, zodat alle locaties in ons land beschermd blijven?
Axel Weydts:
Mijnheer de minister, ons land is deze week het slachtoffer van een aanval in de hybride oorlog, zoveel is duidelijk. Er zijn drones boven onze militaire domeinen, drones boven onze luchtmachtbasissen en drones boven onze nationale luchthaven in Zaventem. Daarnaast zijn er al een hele week cyberaanvallen en is er al een hele week beïnvloeding op sociale media.
Beste collega's, dit is niet onschuldig. De cyberaanvallen schaden onze koopkracht en onze zorginstellingen. Een stilgelegde luchthaven kost onze economie handenvol geld. De combinatie van drones en vliegtuigen is ronduit gevaarlijk. Dit kan leiden tot ongelukken.
Het is heel duidelijk – ik herhaal het –, iemand is ons hier aan het testen en pesten. Het is ook duidelijk dat we ons niet mogen laten intimideren, dat we het hoofd koel moeten houden, kalm moeten blijven en dit vooral gecoördineerd moeten aanpakken. Daarom ben ik heel blij dat de Nationale Veiligheidsraad vandaag is samengekomen.
Mijnheer de minister, ik heb slechts één heel eenvoudige vraag voor u. Kunt u toelichten wat daar werd beslist om de veiligheid van ons allen te verbeteren?
Stéphane Lasseaux:
Monsieur le ministre, ces derniers jours, notre pays a connu des survols de nos aéroports et de nos installations militaires par des drones, des cyberattaques et des opérations de désinformation.
Soyons clairs, la Belgique subit actuellement une série d'attaques hybrides coordonnées, venant probablement d'une puissance étrangère. Pourquoi? Parce que nous soutenons l'Ukraine, parce que nous hébergeons l'OTAN et l'Union européenne, parce que nous sommes des fervents défenseurs de la démocratie et de la liberté.
L'objectif de ces actions: nous intimider, nous obliger à changer de politique. Quelle prétention, quelle hubris! Du duc d'Albe à Joseph II, de Napoléon à Guillaume d'Orange, du Kaiser à Adolf Hitler, beaucoup ont cru pouvoir faire plier définitivement le peuple belge. Non, nous n'avons pas plié. De tout cela résulte notre devise: l'union fait la force.
En ces temps de trouble, ces mots doivent résonner. Nous devons reconnaître que nous avons été dépourvus face à l'intrusion des drones. C'est clair. Nous payons trop d'années de négligence de la mission fondamentale de l'État: assurer la sécurité de la population face aux menaces internes et externes.
Sans défense active, pas de paix. Notre État va faire face, avec ses alliés de l'OTAN et de l'Union européenne. Nous développons un plan stratégique d'ampleur et nous procurons les moyens qui permettront de protéger nos infrastructures essentielles et militaires et de faire face à ce nouveau type de menace. Préparer et assurer face aux attaques hybrides sera un des enjeux essentiels des prochaines années.
Monsieur le ministre, nos citoyens sont inquiets. Un Conseil national de sécurité s'est réuni en urgence ce matin. Il a pris des mesures positives pour faire face à la situation. Néanmoins, la protection de notre espace aérien et des infrastructures critiques face à la menace de drones demande des mesures structurelles à moyen terme. Quelles mesures sont-elles envisagées pour assurer la protection de toutes nos infrastructures critiques – j'insiste sur le mot "toutes" – et dans quel délai?
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, il est évident que les événements que nous connaissons depuis quelque temps – à savoir des drones qui survolent des zones sensibles – constituent un danger, notamment pour nos aéroports. Du reste, en 2024, 31 000 drones avaient déjà été signalés au-dessus de zones sensibles. Donc, le problème n'est pas récent.
Nous nous heurtons à un véritable problème de réglementation, puisque 200 000 drones ont déjà été vendus dans le Benelux et que seuls 37 000 pilotes ont été enregistrés. J'aimerais dès lors savoir ce qui est prévu à cet égard.
À votre sortie du Conseil national de sécurité, monsieur le ministre, vous avez appelé au calme. Je ne peux que vous rejoindre sur ce point: nous devons en effet garder la tête froide. Il ne serait d'aucune utilité de céder à la panique, et il faut éviter de prendre rapidement des décisions malencontreuses ou qui rateraient leur cible. Entre-temps, nous devons attendre les résultats de l'enquête. Ce dont nous avons besoin avant tout est de connaître la vérité. S'agit-il de simples signalements? Concernent-ils uniquement des drones? M. Francken avait en effet indiqué que certains signalements visaient des avions qui volaient à basse altitude.
Par conséquent, des éclaircissements sont nécessaires. Quels drones étaient impliqués? Qui les pilotait? Et dans quel but? La seule chose dont nous soyons certains, pour l'instant, monsieur le ministre, est que nous ne savons pas grand-chose. Nous devons examiner la situation avant de tirer des conclusions.
Monsieur le ministre, vu qu'une enquête est en cours, disposez-vous déjà d'éléments susceptibles d'éclaircir aujourd'hui la situation?
Christophe Lacroix:
Monsieur le ministre, y a-t-il encore un pilote dans l'avion Belgique? Y a-t-il encore un ministre fédéral de l'Intérieur dans ce pays? Votre gouvernement est incapable d'adopter un budget mais aussi d'assurer la sécurité des Belges sur terre et dans les airs. Les trafiquants de drogue prennent le pays en otage. Quel est votre réponse en tant que chef de la police? Des policiers en plus? Non. Des moyens en plus pour la Justice? Non. Mais vous téléphonez à Theo Francken et vous lui dites: "Refile-moi tes jeunes recrues du service volontaire pour les mettre dans la rue dès 2027". Il faut arrêter ces improvisations ou ces formes de sparadraps. Vous êtes ministre, nous avons besoin d'action, monsieur le ministre.
Face aux drones qui survolent nos infrastructures critiques – aéroports, casernes, camps militaires, centrales nucléaires, etc. –, c'est rebelotte! Pendant que des drones prennent le ciel belge à l'assaut, on ne vous voit pas. Ce sont des camionnettes de la police locale, mes petits policiers locaux – je suis également bourgmestre – qui ont dû littéralement courser ces drones alors qu'ils s'évanouissaient dans la nature. C'est quand même un comble. C'est le pays de Magritte. Je n'arrête pas de le répéter.
La fermeture de nos aéroports bruxellois et liégeois cette semaine a créé un chaos sécuritaire une fois de plus. Éviter de tels survols relève de votre responsabilité et de celle du ministre Crucke également. Cela fait des semaines que ces incidents se multiplient et il aura fallu en arriver là pour qu'enfin, eindelijk , le premier ministre convoque ce matin un Conseil national de sécurité.
Je n'ai qu'une question à vous poser, parce qu'au-delà de la question de savoir qui se cache derrière ces drones, il faut évidemment faire toute la lumière et surtout garantir la sécurité de nos concitoyens et de nos sites critiques. Monsieur le ministre, qu'a-t-il enfin été décidé au Conseil national de sécurité pour assurer la sécurité des Belges et de nos infrastructures civiles?
Bernard Quintin:
Mijnheer de voorzitter, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie pour vos très nombreuses questions sur ce sujet.
Mardi soir, plusieurs vols de drones ont été constatés au-dessus de plusieurs aéroports, celui de Zaventem – qui n'est pas seulement un aéroport civil, mais aussi militaire avec celui de Melsbroek – ainsi que ceux de Liège et Anvers. Des vols de drones ont également été constatés au-dessus de plusieurs bases militaires et installations critiques et sensibles. Il s'agissait d'une action organisée, concertée par ce qu'on appelle en langage diplomatique "des acteurs inamicaux".
Naar aanleiding van deze gebeurtenissen heb ik de eerste minister gevraagd de Nationale Veiligheidsraad samen te roepen. Die vergadering heeft vanochtend plaatsgevonden. Ze gaf ons allereerst de kans de rapporten van de veiligheidsdiensten te analyseren. Ik wil hier graag hun uitstekende werk en hun goede samenwerking benadrukken.
Je n'entrerai évidemment pas dans les détails pour des raisons de sécurité évidentes. Ce Conseil national de sécurité a permis de continuer et de faire aboutir une bonne partie du travail déjà entamé depuis plusieurs mois entre administrations et cabinets responsables, contrairement à ce que j'ai pu entendre.
À la suite du CNS de ce matin, je vous confirme notre stratégie en trois axes: détecter, identifier et neutraliser. Au niveau de la détection, face à une menace qui évolue de jour en jour, nos installations doivent être modernisées et renforcées pour être toujours plus performantes.
Dit valt onder de verantwoordelijkheid van Defensie, maar ook die van skeyes, die allebei over zeer specifieke expertise, financiële middelen en toestellen beschikken.
Mijn collega van Defensie heeft ons vanmorgen een voorstel gepresenteerd om de middelen van het leger op dit vlak te versterken. Die middelen zullen uiteraard ook voor de beveiliging van onze kritieke en gevoelige sites kunnen worden ingezet, zowel op civiel als op militair vlak, zoals in het regeerakkoord werd bepaald.
C'est ce que nous appelons, dans le langage convenu, le dual use de ces moyens.
Je vous confirme par ailleurs que le Conseil national de sécurité a décidé d'adapter, en fonction du plan stratégique de la Défense, le Centre national de sécurité de l'espace aérien (NASC), situé à Beauvechain, d'ici le 1 er janvier 2026. Lorsqu'un drone est détecté, il faut pouvoir l'identifier. Nous avons donc décidé la mise en place d'un système d'enregistrement de drones et de leurs opérateurs plus large et plus performant que le système actuel, et ce, sous la houlette du ministre de la Mobilité. Cela doit nous permettre d'opérer beaucoup plus rapidement la distinction entre une utilisation agréée et une utilisation potentiellement malveillante, ainsi que de faciliter l'identification des opérateurs de drones.
Une fois détecté et identifié, et s'il est avéré que le drone représente un danger, il faut pouvoir le neutraliser. Sans préjudice des obligations des acteurs privés, les drones suspects sur l'ensemble du territoire national peuvent, lorsque cela est jugé nécessaire pour des raisons de sécurité, d'intégrité territoriale et de souveraineté ou pour la protection du droit à la vie, être neutralisés, selon le cas, par une intervention policière ou militaire, en veillant à prévenir et à limiter autant que possible les dommages collatéraux.
Pour ce qui concerne le reste de l'espace public, la police a un rôle central à jouer, qu'elle soit fédérale ou locale. Il n'y a pas de petite police, monsieur Lacroix. J'ai demandé d'adapter et de renforcer le cadre de contrôle et d'intervention de la police à ce phénomène. Celui-ci permettra à nos forces de l'ordre d'intervenir justement dans un cadre solide et clair, implémenté tant au niveau de la police fédérale que locale ainsi que par le Centre de crise national.
Nous évaluerons les moyens matériels et humains nécessaires pour la lutte contre les drones en nous appuyant également sur les moyens renforcés de l'armée.
Dit moet het mogelijk maken om sneller het onderscheid te maken tussen recreatief gebruik en potentieel vijandig gebruik en om de identificatie van droneoperatoren te vergemakkelijken.
Met betrekking tot de kritieke en gevoelige infrastructuur en de militaire sites zullen de expertise en de bijkomende middelen van het leger ons in staat stellen om ons arsenaal aanzienlijk te versterken.
Tegelijkertijd zullen we deze kwestie ook op Europees niveau aankaarten. Ik ben in gesprek met landen die recent met dezelfde problematiek werden geconfronteerd, met name Denemarken, Duitsland en Nederland, en met de Eurocommissaris voor Binnenlandse Zaken, de heer Brunner. Mijn diensten hebben ook contact gehad met Polen, Duitsland, Denemarken en Litouwen.
Enfin, je peux vous annoncer que le sujet sera à l'agenda du Conseil Justice et Affaires intérieures des 8 et 9 décembre prochains à Bruxelles.
J'aimerais ici terminer par un message clair. Nous comprenons évidemment l'inquiétude que ce phénomène peut représenter et certainement dans le contexte international. Ce gouvernement et l'ensemble des services de l'État prennent les choses en main avec calme et détermination et dans le cadre d'une communication maîtrisée. Nous pourrons pour cela nous appuyer sur une stratégie coordonnée et une volonté sans faille. Je vous remercie.
Paul Van Tigchelt:
Mijnheer de minister, ik dank u voor uw gedetailleerd antwoord. Ik heb drie opmerkingen.
Ten eerste, we hebben nood aan één baas in het luchtruim. Boven de kazerne is Defensie bevoegd, maar eenmaal het kazerneterrein verlaten, moet het werk door de combi of helikopter worden uitgevoerd. Dat is onwerkbaar.
Ten tweede, u hebt terecht verwezen naar de internationale aanpak. Het is heel goed dat u die initiatieven neemt. Er werd verwezen naar het Maritiem Informatiekruispunt, maar ik kan u meer vertellen, collega De Vreese. De vorige regering heeft geïnvesteerd in het North Sea Platform. Dat is een platform om op een beveiligde manier informatie in realtime uit te wisselen.
Ten derde, we weten allemaal dat het gemakkelijker gezegd dan gedaan is om een dergelijk toestel te neutraliseren. We beschikken echter over een groot voordeel. Onze privésector, dus onze bedrijfswereld, is klaar om met ons te experimenteren. Wij hebben DronePort in Sint-Truiden. Ga daarmee alstublieft aan de slag. Dat is een opportuniteit voor onze veiligheid.
Maaike De Vreese:
Collega’s, nog niet zo lang geleden associeerden we drones met iets dat we onder de kerstboom legden als cadeautje, als speelgoed voor onze kinderen. Nu bevinden we ons in een volledig andere situatie, waarbij we moeten wensen dat onder de kerstboom voor onze veiligheid en voor onze inlichtingendiensten antidronecapaciteit klaarligt.
Mijnheer de minister, daarvoor moeten we de krachten bundelen. Dat hoeft inderdaad niet allemaal vanuit de overheid te komen. We hebben heel wat mooie technologiebedrijven die klaarstaan om samen te werken, niet alleen met onze politiediensten, maar ook met Defensie.
De tijd is rijp om die krachten te bundelen, want de uitdagingen op dat vlak zijn heel erg groot.
Denis Ducarme:
Monsieur le ministre, nous ne devons donc pas avoir peur. Nous devons prendre cela au sérieux.
Nous aurions sans doute pu être un peu mieux protégés, monsieur Lacroix. Si, en matière de lutte contre les drones, au niveau du département de la Défense, sous la précédente législature, davantage d’initiatives avaient été prises, peut-être serions-nous mieux protégés. Votre intervention est un peu fort de café, monsieur Lacroix; je pense, en effet, que votre parti a une grosse responsabilité en la matière.
Pour terminer, monsieur le ministre, j’appelle tout de même de mes vœux – au-delà de ce que vous avez provoqué aujourd'hui, c'est-à-dire la coordination des moyens de réaction – la mise en place dans notre pays d'un seul département anti-drones. C’est ainsi que cela fonctionne dans les autres pays. Selon moi, c’est ainsi que nous devrons fonctionner. Par ailleurs, pour faire la transparence également pour les Belges, je demanderai au Comité R un rapport sur l’origine de la menace.
Britt Huybrechts:
Minister, van geen zakenkabinet en geen orde op zaken gaan jullie naar meer taksen voor de Vlaming, naar een peperduur migratiebeleid met gaten, naar gaten in ons luchtruim en in onze veiligheid.
Eigenlijk is er maar één ding dat u en uw collega-minister Francken nu nog kunnen doen: neem de verantwoordelijkheid op voor jullie falend beleid, de gemiste investeringen en achterhaalde beslissingen, en neem ontslag.
Maar kijk, de goede vriend van Bart De Wever, de Koning, gelooft misschien nog in jullie. De bevolking echter allang niet meer.
Als ik deze foto zie, meen ik dat u er zelf niet meer in gelooft. De drones vliegen in het rond, maar de regering blijft hangen.
Franky Demon:
Mijnheer de minister, u gaf het vanmorgen zelf al aan, en u herhaalde het op het einde van uw antwoord: de kalmte bewaren is belangrijk.
Naast kalmte is er ook nood aan voorzichtigheid. We dienen onze woorden zorgvuldig te wikken en te wegen. We hoeven niet alle kaarten op tafel te leggen wanneer we weten dat we in het oog gehouden worden. We moeten beseffen dat elke uitspraak, van mij, van u en van uw collega’s, tegen ons gebruikt kan worden. Laten we vooral dus geen olie op het vuur gooien. Laten we samenwerken aan een gemeenschappelijke nationale strategie om ons te wapenen tegen die nieuwe hybride dreiging.
Axel Weydts:
Mijnheer de minister, dank u voor uw antwoorden.
Ik wil mijn repliek beginnen met een vraag aan de collega’s van zowel de N-VA als de MR. Stop alstublieft met naar het verleden te verwijzen, stop alstublieft met naar Vivaldi te verwijzen. Dit gaat over onze veiligheid. Dit overstijgt regeringen. Dit overstijgt partijbelangen. Het NASC is opgericht onder minister Dedonder, onder de vivaldiregering. Dus, alstublieft, de situatie is veel te ernstig om er politieke spelletjes van te maken.
Mijnheer de minister, we moeten dat nauwgezet blijven opvolgen, gecoördineerd en gedisciplineerd. Ik en mijn fractie hebben althans alle vertrouwen in onze diensten, alle vertrouwen in ons defensiepersoneel, alle vertrouwen in ons politiepersoneel. We weten immers wat we hier verdedigen: we verdedigen onze welvaartsstaat, we verdedigen onze democratische waarden, we verdedigen onze solidariteit.
Stéphane Lasseaux:
Merci monsieur le ministre pour vos réponses. Je voudrais ici témoigner de toute la confiance qu'on peut porter à l'ensemble de nos forces armées, soit à notre Défense, qui fait face aux ennemis extérieurs; confiance en notre sécurité intérieure et interne telle qu'elle est sainement sollicitée; confiance en nos services de renseignement qui, chaque jour, sont sur la brèche; confiance en notre diplomatie qui travaille sans relâche au renforcement de nos alliances; aussi et certainement confiance en nos citoyens qui soutiennent cette assemblée et, par elle, l'action du gouvernement.
Tous ensemble, nous devons faire en sorte que, toutes et tous, nous puissions protéger une démocratie que nous défendons et certainement aussi nos libertés.
Je voudrais dire à tous: restons vigilants , keep calm and carry on. C'est ce qu'on disait lors du dernier conflit mondial, mais c'est ainsi que nos adversaires connaîtront la défaite. Nous ne plierons pas, l'union fait la force, rassemblons-nous tous, ici, ensemble, pour pouvoir défendre notre Belgique.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, j'attendais une réponse sur l'avancée de l'enquête et s'il y avait des éléments déjà disponibles pour pouvoir dissiper un peu le flou dans lequel on est aujourd'hui.
Avant de prendre des décisions et avant d'agir, il faut d'abord établir la vérité et savoir ce qui se passe concrètement pour ne pas prendre des mauvaises décisions, pour ne pas faire de mauvais investissements et ne pas céder à la panique. Parce que la panique peut être instrumentalisée par ceux qui ont d'autres intérêts, par les marchands d'armes qui veulent vendre tous azimuts leurs armes, par les défenseurs de la course à l'armement, qui vont utiliser cet épisode pour renforcer leur idée d'achats militaires. Donc, nous devons rester calmes, garder la tête froide et ne pas agir dans la précipitation, mais agir seulement quand on est sûr des informations que nous avons.
Christophe Lacroix:
Monsieur le ministre, le collègue Weydts demandait au collègue Ducarme d'être fair-play. C'est attendre l'impossible, c'est comme attendre un budget pour l'Arizona. Cela étant dit, monsieur le ministre, c'est magnifique, uitstekend, proficiat! Bonne nouvelle, bonne nouvelle! On va enfin interdire les drones illégaux, c'est magnifique! Et on a obtenu 50 millions d'euros, mais qui ne concernent que les sites militaires. Rien pour le civil, rien pour la police fédérale, pas un euro pour l'Intérieur. En tant que petit bourgmestre d'une petite commune avec une petite police qui n'est pas équipée pour lutter contre les drones, je dis que ma petite police locale, que je chéris, va devoir être en état d'alerte devant la centrale nucléaire de Tihange si un survol des drones se manifeste. Vous trouvez ça normal? Moi, pas. C'est le job de la police fédérale, c'est votre travail, agissez!
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Vraag: Het staakt-het-vuren in Gaza
Vraag: De onderschepping op zee en het akkoord over een staakt-het-vuren in het Midden-Oosten
Vraag: Het staakt-het-vuren in Gaza
Vraag: De humanitaire situatie in Gaza en de diplomatieke ontwikkelingen
Vraag: De hulpvloot voor Gaza
internationale politiek en migratieHet staakt-het-vuren in Gaza
De onderschepping op zee en het akkoord over een staakt-het-vuren in het Midden-Oosten
Het staakt-het-vuren in Gaza
De humanitaire situatie in Gaza en de diplomatieke ontwikkelingen
De hulpvloot voor Gaza
Oorlog en vrede in Gaza: staakt-het-vuren, humanitaire hulp, diplomatie en maritieme onderscheppingen summaryExplanationBeantwoord door
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
op 9 oktober 2025
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Samenvatting summaryExplanation
België discussieert de fragiele wapenstilstand in Gaza en eist onmiddellijke humanitaire hulp, vrijlating van gijzelaars en Belgen gedetineerd door Israël, maar blijft kritisch over Israël’s betrouwbaarheid (eerdere schendingen, voortgezette bombardementen en blokkade). Sancties, wapenembargo’s en erkenning van Palestina (bij vrijlating gijzelaars en uitsluiting Hamas) worden bevestigd, maar de tweestatenoplossing en einde bezetting blijven centrale eisen—diplomatie moet druk op Israël handhaven, terwijl activisten (zoals flotilles) Israël’s systematische schendingen van internationaal recht aanklagen. Voorzichtig optimisme, maar structurele gerechtigheid en ontmanteling van apartheid/kolonisatie ontbreken nog in het akkoord.
Achraf El Yakhloufi:
Na twee jaar van genocide en oorlog is het eindelijk zover: er ligt een vredesakkoord op tafel. Dat akkoord vraagt een staakt-het-vuren, de vrijlating van gijzelaars en de toelating van humanitaire hulp. Eindelijk.
De oorlog van vandaag heeft echter al meer dan 67.000 doden geëist. Dat zijn oma’s en opa’s, papa’s en mamma’s, en veel te veel kinderen die hadden kunnen bijdragen aan dat land. Ook de mensen die vandaag in Gaza leven, zonder voedsel, drinkbaar water of medicijnen, moeten wij helpen. Dat is bijzonder belangrijk, mijnheer de minister. We moeten voor hen zorgen, want Gaza ligt vandaag in puin en de weg naar vrede is nog heel lang.
Ik hoor vanuit Europa positieve signalen, bijvoorbeeld van mevrouw von der Leyen en van de Verenigde Naties, maar die zullen niet volstaan. We moeten ook nog voorzichtig zijn, collega’s, mijnheer de minister. We moeten echt waakzaam blijven, want premier Netanyahu heeft in het verleden al bewezen dat hij een staakt-het-vuren kan negeren om nadien verder te bombarderen. Er staan vrachtwagens met voedsel, medicijnen en drinkbaar water aan de grenzen van Gaza. Ze raken er niet binnen. Alleen al de Verenigde Naties hebben 170.000 ton hulp klaarstaan.
Mijnheer de minister, in Vooruit hebt u een bondgenoot – dat weet u – die bereid is druk uit te oefenen op Israël en te pleiten voor sancties. Dat heeft al geloond. België was namelijk een van de eerste landen die humanitaire hulp mogelijk maakten, een van de eerste landen die zich engageerden voor de erkenning van Palestina en een van de eerste landen die sancties tegen Israël invoerden.
Mijnheer de minister, vandaag is opnieuw zo’n dag. Ik vraag u: wat gaat u vandaag doen voor de Gazanen? Dank u wel.
Rajae Maouane:
Monsieur le ministre, qui a dit ce matin en parlant des flottilles: "Cette démarche, aussi noble soit-elle, ne donne de toute manière pas de résultat, si ce n'est de permettre à certains parfois de se valoriser par une vidéo"? C'est vous, monsieur le ministre. Je vous le dis clairement, vos propos sont une honte. C'est une honte pour le courage de Aude, Mohamed, Youssef, Anne, Bénédicte, Fadwa, Yassine et Dan. Ces femmes et ces hommes ont eu le courage que la Belgique n'a pas eu: prendre des risques pour tenter de briser le blocus de Gaza, pour faire parvenir de l'aide humanitaire là où une population entière crève de faim.
Votre rôle n'est pas de juger, monsieur le ministre, mais d'agir pour leur libération immédiate et de dénoncer haut et fort les violations du droit international commises par Israël. Israël bafoue encore une fois le droit maritime et arrête illégalement des citoyens.
Oui, un cessez-le-feu a été annoncé. Mais ce cessez-le-feu, c'est le strict minimum, et encore, il faut qu'il soit respecté. Il ne doit pas faire oublier deux années de génocide et de bombardements sur des civils, la famine organisée, les journalistes assassinés, les enfants massacrés, les hôpitaux pulvérisés, les secouristes abattus. On n'oubliera pas l'horreur imposée par Israël au peuple palestinien sous le regard complice des gouvernements du monde entier.
Ce que réclament les Palestiniens, c'est une justice réelle: une Palestine véritablement décolonisée où les Palestiniens peuvent exercer leur droit au retour, où les terres sont restituées à la population palestinienne. Ce que nous voulons, c'est une véritable fin de l'occupation israélienne, pas seulement une trêve.
Monsieur le ministre, quid des Belges qui sont encore détenus illégalement par Israël? Quelles actions concrètes entreprenez-vous pour leur libération? On a vu que la députée Bénédicte Linard est bien rentrée. Que pouvez-vous dire sur le traitement de ces Belges par l'armée israélienne? La semaine dernière, je vous demandais ce que vous alliez faire par anticipation. Force est de constater que vous n'avez pas suffisamment anticipé. Le cessez-le-feu, c'est le minimum. Mais, qu'on soit clair, les sanctions actuelles contre Israël doivent être maintenues même si elles restent insuffisantes et il en faut d'autres plus fortes et plus dures (…)
Els Van Hoof:
Mijnheer de minister, hoeveel hoop kan een mens nog hebben na zoveel wanhoop, na zoveel lijden, na zoveel geweld, na uithongering? Is er eindelijk een terugkeer naar de menselijkheid, zowel voor Gazanen als voor de gijzelaars en hun families? Ook u bent voorzichtig positief, maar het stoppen van het lijden betekent nog geen echte vrede. Wat zal er met Gaza gebeuren na deze eerste fase? Wordt het een koloniale vrijhandelszone naar het voorbeeld van Trump of Netanyahu? Komt er een bezetting zoals op de Westelijke Jordaanoever na de Osloakkoorden? Dat zou werkelijk een vergissing zijn, want de kern en de oorzaak van dat conflict is het ontbreken van een Palestijnse staat en het negeren van het internationaal recht.
Echte vrede vraagt toekomstperspectief voor de Palestijnen en gerechtigheid voor alle oorlogsmisdaden. België mag daarom niet op zijn lauweren rusten.
In september bereikten wij inderdaad een ambitieus akkoord, een stevig pakket aan maatregelen. Dat akkoord moet verder worden uitgevoerd. Er moet bijkomende humanitaire steun komen. Gisteren werd al een versterking van het wapenembargo aangekondigd, in overleg met de deelstaten. Daarnaast moet er een invoerverbod komen op producten uit de nederzettingen zolang de bezetting aanhoudt. Ook moet er een koninklijk besluit komen voor de formele erkenning van Palestina. Ik hoop alvast dat één voorwaarde daarvoor spoedig wordt vervuld, namelijk de vrijlating van de gijzelaars.
Mijnheer de minister, welke rol zal België verder spelen bij de uitvoering van het akkoord dat wij in september hebben bereikt en bij het bevorderen van een duurzame vrede?
Kathleen Depoorter:
Mijnheer de voorzitter, mijnheer de minister, collega's, deze nacht bereikte ons hoopvol nieuws: zowel Hamas als de regering-Netanyahu zouden instemmen met een eerste fase van een vredesplan. Volgens de Engelse pers zou dat ondertussen ook zijn ondertekend.
Het is inderdaad essentieel dat de gijzelaars, die nu al twee jaar gescheiden zijn van hun familie, worden vrijgelaten. Het is ook essentieel dat Palestijnen worden vrijgelaten en kunnen terugkeren naar hun familie, maar uiteraard is ook de zuurstof die een staakt-het-vuren zou kunnen geven aan de bevolking in Gaza heel erg belangrijk en vooral het feit dat we dan eindelijk de humanitaire hulp, waar we al maanden voor strijden, naar de mensen kunnen brengen, in een eerste fase.
We zijn het er echter allemaal over eens dat dit niet het einde is. We hebben als arizonaregering de New York Declaration ondertekend en pleiten voor een tweestatenoplossing, voor het zelfbeschikkingsrecht van de Palestijnen, voor veiligheid voor de Israëli’s en voor een duurzame vrede, voor een toekomst.
Het is aan die toekomst dat we samen willen werken, vandaar mijn vraag aan u, mijnheer de minister. Hoe zult u, in Europa en in alle mogelijke gremia, concreet meehelpen aan de transitie naar een duurzame vrede, aan de democratische transitie die de Palestijnen nodig hebben en aan de veiligheid die de Israëli’s nodig hebben om in het Midden-Oosten eindelijk een toekomst te creëren voor al die gezinnen en kinderen die al zoveel jaren lijden? Ik dank u.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, la deuxième flottille vers Gaza, qui apportait de l'aide humanitaire au peuple gazaoui, a été interceptée par l'armée israélienne. Les passagers qui étaient dans cette flottille ont été arrêtés par l'armée israélienne.
Depuis quand, quand on apporte de la nourriture, des médicaments à un peuple affamé, assiégé, occupé, on commet un crime au point de se faire arrêter par l'armée coloniale israélienne? Et, au lieu de soutenir cette flottille, monsieur le ministre, vous avez déclaré que leur action était inutile.
Alors, allez-vous exiger la libération des passagers de cette flottille? Et, si oui, qu'allez-vous mettre en place pour faire pression sur l'État d'Israël pour exiger leur libération?
Cette flottille agit là où vos gouvernements ont échoué. C'est parce que vous, vous avez été incapables de prendre des mesures pour mettre fin au blocus et mettre fin au génocide que la société civile se mobilise. Que ce soit avec la flottille ou avec les mobilisations dans le monde entier. Que ce soit aux États-Unis, ici en Europe et dernièrement aux Pays-Bas: 250 000 personnes, du jamais vu, pour exiger la fin du génocide!
Et cette pression a payé, dans le sens où on a un cessez-le-feu. Un cessez-le-feu comme une bouffée d'oxygène pendant ce génocide. Mais il ne faut pas être naïf. Israël a rompu par deux fois le cessez-le-feu auparavant. Et ce cessez-le-feu n'est pas un accord de paix. Parce que ce cessez-le-feu ne met pas fin à l'occupation, ne met pas fin à la colonisation. Il ne fera pas justice au peuple palestinien, il ne met pas fin à l'apartheid. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est plus que jamais maintenir la pression et la mobilisation, pour exiger un embargo militaire et économique contre l'État génocidaire.
Maxime Prévot:
Mijnheer de voorzitter, beste collega’s, het is inderdaad een belangrijke en langverwachte dag. Ondanks de beschuldigingen van inactiviteit en het feit dat sommigen de indruk wekken dat diplomatie niet werkt, is, zoals ik vorige week al verklaarde, diplomatie de beste manier om een staakt-het-vuren in Gaza tot stand te brengen, volledige toegang voor humanitaire hulp te verkrijgen, de onmiddellijke vrijlating van de gijzelaars te bewerkstelligen en uiteindelijk een duurzame oplossing te vinden met twee staten, die vreedzaam naast elkaar leven. Van die doelstellingen en prioriteiten maken mijn diensten en ikzelf al maanden intensief werk.
Ik heb u mijn mening gegeven over het vredesplan voor Gaza dat door president Trump werd voorgesteld. Het is niet perfect, maar het heeft het voordeel dat het bestaat. Ik verwelkom de aankondiging van een akkoord tussen Israël en Hamas over de eerste fase van dat plan. Dat opent de deur om verschillende van onze eisen te realiseren. Ik waardeer de inspanningen en de behaalde resultaten van de Amerikaanse diplomatie, met steun van andere sleutelspelers zoals Qatar, Egypte en Turkije.
La Belgique reste prête à soutenir la mise en œuvre effective de ce plan, via notre aide humanitaire et via notre aide au développement mais aussi via notre soutien politique. Nous sommes également en faveur d’une force internationale de stabilisation à Gaza et d’un soutien à l’Autorité palestinienne. Ces sujets seront d'ailleurs discutés aujourd'hui à Paris entre quelques pays. Nous suivons les débats de près. Notre position est connue. Notre diplomatie va continuer à s’impliquer pour œuvrer à des solutions concrètes afin de cheminer vers une solution pacifique à deux États.
Une certaine vigilance reste néanmoins de mise. Nous devons faire preuve d’un optimisme prudent. Je veux croire en cet accord, car c’est celui qui depuis longtemps semble le plus nous rapprocher d’une fin durable des hostilités. Mais en début d’année déjà, un accord avait été approuvé par le Hamas et par Israël, et nous avons vu que la trêve avait été interrompue par Israël et que les bombardements avaient repris. C’est pourquoi j’encourage toutes les parties à vraiment saisir cette nouvelle opportunité sur le chemin de la paix et à fournir sincèrement les efforts nécessaires jusqu’au bout. On sait que des écarts par rapport aux balises négociées ouvriraient le risque d’un nouvel embrasement de la région. Le ministre Smotrich, par exemple, a déjà déclaré qu’une fois les otages libérés, il souhaitait qu’Israël poursuive la guerre à Gaza.
Ondanks bemoedigend nieuws zetten we onze inspanningen voort. Het is op dit moment absoluut niet aan de orde om passief te blijven. Het akkoord van de ministerraad van 12 september over de door mij ingediende maatregelen en sancties wordt momenteel uitgevoerd. Het is nog te vroeg om gas terug te nemen, zeker nu er nog geen massale humanitaire toegang tot Gaza is en er vanochtend nog bombardementen plaatsvonden.
Gisteren heb ik samen met de gewesten een akkoord bereikt waardoor het Belgische wapenembargo tegen Israël en Palestina verder wordt versterkt door de maatregelen ook van toepassing te maken op wapens in transit. Die lacune moest nog worden opgevuld en dat is nu gebeurd.
Wat betreft het verbod op de invoer van producten uit nederzettingen, nieuwe evacuaties van zieke kinderen uit Gaza en een reeks rechthebbenden en sancties tegen Hamas en tegen gewelddadige kolonisten, boeken wij eveneens vooruitgang.
Met betrekking tot de erkenning van Palestina mag men verwachten dat België, na de politieke aankondigingen in New York, binnenkort zal overgaan tot de tweede juridische fase door middel van een koninklijk besluit, aangezien de twee te vervullen voorwaarden, de vrijlating van alle gijzelaars en het feit dat terroristische organisaties zoals Hamas zijn uitgesloten van het bestuur van Palestina, zich lijken te realiseren. Wij volgen die aspecten nauwgezet op en zodra beide voorwaarden zijn vervuld, zal ik onmiddellijk een besluit aan de ministerraad voorleggen.
Notre gouvernement et nos diplomates restent mobilisés à 100 % pour dénoncer et débloquer l'aide humanitaire, puisqu'il est impératif qu'elle parvienne rapidement aux populations civiles à Gaza. Cela reste la priorité!
Je déplore dès lors que, depuis plusieurs jours, nos diplomates doivent aussi concentrer d'importants efforts pour fournir aux membres des différentes flottilles – qui se sont mis en danger – l'assistance consulaire nécessaire. Nous le faisons évidemment avec professionnalisme et sans faille, mais je le redis: ce n'est pas efficace, puisque le non-respect du droit international par Israël – que nous pouvons déplorer – empêche ces flottilles d'arriver à bon port.
Concentrons-nous donc sur l'urgence: l'aide humanitaire à procurer à Gaza.
Achraf El Yakhloufi:
Mijnheer de minister, bedankt voor uw antwoord. Ik hoorde een paar heel belangrijke dingen. U zei dat het een belangrijke dag is en dat we inspanningen zullen blijven leveren.
Dat zal heel belangrijk zijn, want de humanitaire hulp is essentieel voor alle mensen in Gaza. De hulp omvat voedsel, drinkbaar water en medicijnen. U weet dat u aan ons een partner hebt.
Maar ik ben ook blij te horen dat u mijn bezorgdheden meeneemt, bezorgdheden dat we sancties moeten blijven nemen tegen Netanyahu, dat we streng moeten blijven, dat we de kwestie moeten blijven opvolgen.
Voor mij en mijn partij is het heel duidelijk: wij hebben altijd de kant gekozen van de onschuldige slachtoffers, en dat zullen we ook altijd blijven doen.
Rajae Maouane:
Merci, monsieur le ministre, pour vos réponses. Effectivement un accord de cessez-le-feu, c'est une bonne chose pour la libération des otages tant israéliens que palestiniens. Mais on ne doit pas être naïf: Israël doit retirer obligatoirement ses troupes et arrêter la colonisation. L'aide humanitaire doit entrer, c'est urgent.
C'est pour ça que les gens ont embarqué sur les flottilles, pour casser ce blocus illégalement imposé par Israël. Ils n'y sont pas allés pour faire des photos sur des bateaux mais bien pour casser le blocus. Vous ne m'avez, par contre, pas répondu par rapport aux personnes qui sont toujours détenues illégalement par Israël. On attend que tous les Belges soient relâchés, rentrent sains et saufs et qu'Israël soit sanctionné pour le traitement inhumain qu'il leur fait subir. Ce sont, je le rappelle, des personnes qui n'avaient qu'un seul but, casser le blocus imposé par Israël.
Els Van Hoof:
Het is voor cd&v ook duidelijk dat we vooral geen gas mogen terugnemen in Gaza, zeker niet wat betreft het Belgische akkoord dat in september werd bereikt.
Ook António Guterres was vannacht zeer duidelijk. Hij zei dat er een geloofwaardig pad moet komen naar een einde van de bezetting en naar de erkenning van het zelfbeschikkingsrecht van de Palestijnen. Dat leidt naar de oplossing van het conflict. Zolang de bezetting voortduurt, moet België ook met dat akkoord doorgaan. U hebt het zelf ook herhaald. De importban uit de nederzettingen moeten worden gerealiseerd, evenals de formele erkenning van de Palestijnse staat. Het is tijd dat de tweestatenoplossing niet langer een droom is voor de Palestijnen, maar echt realiteit wordt.
Kathleen Depoorter:
Zoals u zegt, mijnheer de minister, moeten we elke kans op hoop en vrede grijpen. Wij steunen u dan ook voluit in de acties die u zult ondernemen.
Het is essentieel, collega’s, dat wij blijven pleiten voor de tweestatenoplossing, dat we blijven werken aan het zelfbeschikkingsrecht en dat we ervoor zorgen dat Hamas daadwerkelijk wordt ontmanteld en geen toegang tot de politieke macht in Gaza krijgt. Het is eveneens van belang dat de gijzelaars naar huis kunnen terugkeren en dat de wapens volledig zwijgen in de Gazastrook.
Er moet ook aan de bezette gebieden worden gewerkt. U hebt het ook gezegd, mijnheer de minister. Wij pleiten, samen met u en de arizonaregering, voor vrede, voor toekomst en voor het zwijgen van de wapens.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, vous avez parlé de diplomatie. Quand il s'agit d'autres pays, vous prenez directement des sanctions, mais lorsqu'il s'agit d'Israël, "on fait de la diplomatie". Je vous dis une chose, monsieur le ministre: si, aujourd'hui, Israël commet un génocide et impose un blocus, c'est parce qu'il a reçu le soutien politique, économique et militaire de l'Union européenne, y compris la Belgique, et des É tats-Unis. Voilà la réalité! Votre réponse, monsieur le ministre, est soit de l'hypocrisie soit de la complicité. Vous avez parlé du plan de paix de Trump. Ce n'en est pas un. C'est du colonialisme qui s'ajoute à la colonisation. C'est donc ainsi que vous considérez le peuple palestinien? Avoir une administration dirigée par Trump, avec le criminel de guerre Blair et le bourreau génocidaire Netanyahu? Ce sont eux qui vont décider pour le peuple palestinien? Celui-ci mérite l'autodétermination et son indépendance!
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Humanitaire hulpvloten naar Gaza, bescherming burgers, VN-genociderapport, Global Sumud Flotilla summaryExplanationBekijk antwoord
Samenvatting summaryExplanation
Parlementsleden beschuldigen de Belgische regering van passiviteit en medeplichtigheid aan het Israëlische geweld in Gaza, dat door een VN-rapport als genocide wordt bestempeld, met systematische moorden, martelingen en honger als wapen. Ze eisen erkenning van de genocide, concrete sancties tegen Israël en diplomatieke bescherming voor Belgische activisten in de flottille naar Gaza—die Israël als "terroristen" bestempelt—maar premier De Wever ontwijkt het woord "genocide", wijst op humanitaire hulp via officiële kanalen en biedt geen extra consulaire garanties, beperkt tot standaardprocedures. Kritiek spitst zich toe op dubbele standaarden (vs. erkenning andere genocides) en gebrek aan moreel leiderschap, terwijl activisten—gedreven door falend internationaal optreden—hun leven riskeren om het beleg te breken. De Wever’s afwezigheid van urgente maatregelen en minimalisering van burgerinitiatieven worden als "schandalig" en "compliciteit" afgedaan.
Rajae Maouane:
Monsieur le premier ministre, vous le savez ou pas, le génocide continue en direct. À Gaza City, il ne reste plus rien. Des familles entières disparaissent sous les gravats. Des bébés meurent quelques heures après être nés.
L'armée israélienne a déclenché la solution finale contre les Gazaouis: une opération terrestre massive, avec comme seul objectif anéantir et effacer Gaza. Et face à l'action largement insuffisante, voire inexistante de notre gouvernement, des courageux militants et militantes qui viennent du monde entier, dégoûtés du manque d'action de nos gouvernements, sont obligés de prendre la mer, obligés de risquer leur vie pour essayer de casser le blocus imposé par Israël à Gaza.
Le ministre israélien de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, a qualifié de terroristes les activistes de la flottille pour Gaza, parmi lesquels il y a des ressortissants belges, monsieur le premier ministre. Il a annoncé que ces activistes seraient traités comme des terroristes à leur arrivée. Mais qui sont les terroristes? Qui tire sur la foule de civils affamés? Qui tue à bout pourtant des mères, des pères, des enfants? Qui viole le droit international? Les menaces du gouvernement israélien sont explicites et ce sont des vies belges qui sont en danger.
Et pourtant, monsieur le premier ministre, je ne vous ai pas entendu défendre nos compatriotes. Alors monsieur le premier ministre, voici deux questions simples. Quelles mesures immédiates allez-vous prendre pour protéger nos ressortissants et leur garantir un soutien diplomatique face à ces menaces qui sont claires, directes et explicites? Quelles dispositions concrètes votre gouvernement va prendre pour soutenir la flottille – les flottilles – et assurer la protection de nos compatriotes qui sont à bord?
Merci pour vos réponses.
Nabil Boukili:
Le 16 septembre: une date, deux événements.
Le premier événement est l'offensive meurtrière de l'armée israélienne à Gaza City. Comme s’il n’y avait pas eu assez de morts, pas assez de massacres, pas assez de génocides… on s’enfonce, et on continue. Face à cela, pas de réaction, pas de mesure ou de sanction concrète.
Le deuxième événement est le rapport de la commission d’enquête de l’ONU, qui s’est clairement positionnée: il y a aujourd’hui un génocide perpétré par le gouvernement israélien contre le peuple palestinien. Là non plus, aucune prise de position, aucune sanction claire, concrète, contre l’État d’Israël.
Pourtant, hier, en commission des affaires étrangères, des résolutions ont été proposées pour reconnaître le génocide et pour prendre des sanctions contre l'État d'Israël. Votre majorité, sous votre direction, monsieur le premier ministre, a refusé de les voter.
Face à la lâcheté des gouvernements occidentaux, les peuples, eux, se réveillent et s’élèvent. Ils veulent mettre fin à la famine et au blocus. Aujourd’hui, une flottille est en route vers Gaza pour briser ce blocus. Là non plus, monsieur le premier ministre nous ne constatons pas de prise de position ni de déclaration pour protéger les ressortissants, notamment belges, qui participent à cette flottille.
Monsieur le premier ministre, dans le rapport ou dans l’accord de gouvernement, vous avez évoqué les ministres extrémistes israéliens. Considérez-vous aujourd'hui que ce n'est pas l'ensemble du gouvernement (…)
Staf Aerts:
Mijnheer de voorzitter, mijnheer de eerste minister, collega's, ons land, elke burger van ons land is verplicht genocide te voorkomen en te stoppen, aangezien wij het genocideverdrag ondertekend hebben en dat verdrag precies dat engagement inhoudt.
Afgelopen week verscheen het rapport van de uit topexperten wereldwijd samengestelde onderzoekscommissie en haar conclusies zijn overduidelijk: de Israëlische regering pleegt genocide op de Palestijnse bevolking. De feiten in dat rapport zijn huiveringwekkend: vrouwen worden seksueel misbruikt; gevangenen in de gevangenissen worden misbruikt en gefolterd; dagelijks zijn kinderen slachtoffer; kleuters worden doodgeschoten door sluipschutters en kinderen met witte vlaggen worden doelbewust neergeschoten. Ik hoor verontwaardiging in de zaal, maar dat is precies wat in het rapport staat en wat zich op het terrein afspeelt, elke dag opnieuw. Het zou zinvol zijn als iedereen minstens de samenvatting van dat rapport bij zich neemt.
Ondertussen heeft de Kamer gisteren tegen de erkenning van die genocide gestemd. Mijnheer de premier, u hebt tot nu toe het woord genocide nog niet in de mond genomen. Dat men dat woord niet gebruikt, is niet neutraal. Het betekent dat men partij kiest en de feiten ontkent. U gaat als eerste minister naar New York om ons land daar te vertegenwoordigen. We beschikken over verschrikkelijke beelden en omvangrijke rapporten. Ik wil van u weten of Israël volgens u een genocide op de Palestijnse bevolking uitvoert.
Christophe Lacroix:
Monsieur le président, monsieur le premier ministre, aujourd'hui, je parle avec gravité, avec même une forme de profonde émotion. Pendant que nous débattons ici en effet, en toute sécurité, des citoyennes et des citoyens, dont des Belges, sont en mer à bord de la flottille Global Sumud, en route vers Gaza pour briser le blocus, pour forcer le passage et apporter de l’aide humanitaire, des aliments, des boissons, des médicaments. C’est la plus grande mission humanitaire civile jamais organisée.
Ce ne sont pas des aventuriers; ce ne sont pas des provocateurs; et ce sont encore moins des terroristes, comme le ministre israélien les a qualifiés. Ils viennent de 40 pays. Ce sont des filles, ce sont des garçons, d’à peine 20 ans parfois, des militants et des militantes de la paix, des âmes révoltées qui ont décidé d’agir là où la communauté internationale a échoué et échoue encore.
Je pense notamment à Maya, que j’ai rencontrée avant son départ. Elle m’a expliqué qu’elle ne pouvait plus rester chez elle à ne rien faire, à regarder l’horreur devenir plus d’horreur d’heure en heure, impressionnante d’énergie et de volonté, de détermination. En quelques mois, quelle mobilisation!
Ce n’est pas sans dangers. La flottille a déjà été attaquée à Tunis. Israël annonce un dispositif antiterroriste pour intercepter la flottille. L’Espagne, elle, a pris ses responsabilités. Elle a mis en place une protection diplomatique et consulaire pour ses ressortissants. Elle a dit qu’elle est aux côtés de la flottille.
Je vous pose ces questions, monsieur le premier ministre, et j’attends des réponses claires. La Belgique est-elle aux côtés de la flottille? La Belgique a-t-elle dit urbi et orbi qu’elle soutenait la flottille? A-t-elle dit à Israël qu’elle protégeait ses ressortissants et leurs bateaux? A-t-elle plaidé auprès de l’Union européenne pour que celle-ci se réveille et affirme qu’elle est aussi aux côtés de la flottille? Allez-vous accorder une protection diplomatique et consulaire à ces citoyens? Surtout, monsieur le premier ministre, quand la Belgique va-t-elle prendre ses responsabilités et reconnaître le génocide à Gaza?
Bart De Wever:
Chers collègues, avant de répondre, je souhaiterais dire un mot à propos de la profanation de la tombe familiale du ministre d' É tat Jean Gol.
Il n'y a rien de plus ignoble et abject que de profaner une tombe. J'ai personnellement et directement exprimé mon indignation et mon soutien à la fille et à la dernière compagne de Jean Gol.
Beste collega's, eergisteren was er in de commissie voor Binnenlandse Zaken een actualiteitsdebat over het Midden-Oosten van ruim een uur. Sta mij toe niet alles wat ik daar heb gezegd, te herhalen. Misschien is dit een teleurstellende boodschap, maar de regering is sinds dinsdag niet samengekomen en ik kan u dus geen verdere toelichting geven. Ik verwijs naar het verslag van de commissievergadering.
Par contre, quelques questions, notamment de Mme Maouane et de M. Lacroix, n'ont en effet pas été traitées. Je vais donc y répondre maintenant.
L'action à laquelle vous faites référence n'est pas sans risque. Si – et c'est un grand si – l'objectif est effectivement d'apporter une aide concrète à la population locale, ce n'est certainement pas la meilleure manière d'y arriver. En juin dernier, une action similaire s'est soldée par un échec, et aujourd'hui encore, nous recevons des informations selon lesquelles cette traversée n'est pas sans danger.
Comme vous le savez, nous en avons longuement parlé en commission ce mardi, le gouvernement concentre son aide sur l'amélioration de la situation humanitaire, et en fait beaucoup. C'est peut-être moins visible, mais c'est certainement plus efficace pour améliorer la situation sur le terrain, ce qui devrait tout de même être l'objectif – je pense. La Belgique est le pays qui a le plus contribué en termes d'acheminement de l'aide à la population et d'exfiltration des blessés. Au prorata, nous devons être le premier pays dans le monde, et cela est très concret pour les gens sur le terrain, contrairement à la profusion quotidienne de déclarations symboliques.
Concernant l'assistance consulaire d'urgence à nos ressortissants à l'étranger, nous agissons conformément à ce qui est prescrit dans le Code consulaire. Je renvoie évidemment aux "Conseils aux voyageurs" en vigueur qui déconseillent de se rendre dans la région.
Je cite également le passage de l'accord de gouvernement qui vise à affiner le cadre d'assistance consulaire: "Nous clarifions le cadre de l'assistance consulaire pour les Belges en dehors du territoire européen. Il y aura des instructions claires pour les évacuations/extractions des zones à risque ou des zones de guerre, avec une responsabilisation de nos citoyens". Concrètement, si un citoyen belge se trouve en difficulté ou demande une assistance consulaire, celle-ci lui sera accordée conformément au Code consulaire et aux cadres diplomatique et juridique d'usage.
Cela comprend la communication avec les autorités locales et le soutien, conformément aux obligations internationales, mais pas une protection exceptionnelle ou préventive. Pour l'heure, la Belgique n'a pas prévu d'intervention diplomatique ou consulaire relativement à cette initiative. Cela dit, chaque situation sera évaluée au cas par cas. Je vous remercie de votre attention.
Rajae Maouane:
Monsieur le premier ministre, je suis atterrée par la nonchalance avec laquelle vous nous répondez. Se rend-on compte de ce qu'il se passe sur place? C'est un génocide. Je sais que ce mot vous met mal à l'aise. C'est un génocide qui est en train de se dérouler. Je vous remercie de vous référer à la commission de mardi! Vous avez parlé de longues minutes sans prononcer un seul mot pour les civils palestiniens, pour les enfants, les femmes et les hommes qui sont tués.
Bart De Wever:
( … )
Rajae Maouane:
Ce n'est pas un mensonge. Je pourrai consulter le compte rendu. Cette nonchalance est scandaleuse et m'estomaque. On ne peut pas empêcher les gens d'être estomaqués. Ne me traitez pas de menteuse, monsieur le premier ministre, s'il vous plaît! Je ne mens pas.
Bart De Wever:
( … )
Rajae Maouane:
Oui, il faut agir! Les citoyens agissent puisque votre gouvernement ne le fait pas assez. Du reste, les membres de la flottille vous ont écrit. J'ai les courriers ici et je vais vous les transmettre. Ils vous ont écrit, mais n'ont pas reçu de réponse satisfaisante. Nous ne pouvons qu'être (…)
Voorzitter:
Merci, madame Maouane. Une minute est une minute pour tous. Vous avez eu droit à une minute. La parole est à M. Boukili.
(…) : (…)
Voorzitter:
Une minute est une minute pour tous. Vous avez réagi, ce qui n'est pas obligatoire. Vous avez eu la possibilité de répliquer pendant une minute.
(…) : (…)
Voorzitter:
Je n'ai pas entendu la réaction du premier ministre. Vous n'êtes pas obligée de répondre, car cela ne figurera pas dans le compte rendu. Vous avez réagi à ce qui a été dit, mais cela ne figurera pas dans le compte rendu. C'est un peu étrange! Vous avez utilisé votre minute comme vous l'entendez, et c'est votre liberté.
À présent, la parole est à M. Boukili.
Monsieur Boukili, pour être clair, vous avez également droit à une minute.
Nabil Boukili:
Monsieur le premier ministre, vous dites que la Belgique fait beaucoup. Elle fait beaucoup pour soutenir et être complice du génocide actuel en Palestine. C'est cela que fait la Belgique aujourd'hui. Et là-dessus, vous n'avez pas dit un mot!
Quel est ce gouvernement qui n'est même pas d'accord sur l'accord qu'il a lui-même négocié? M. Bouchez dit "A", M. Prévot dit "B" et, vous, vous vous en fichez complètement. C'est ça la position de la Belgique aujourd'hui! Il y a un génocide en cours et vous ne prenez aucune mesure concrète contre ce génocide et contre l'État génocidaire.
Monsieur le premier ministre, votre réponse est une honte pour la Belgique. Elle n'est pas à la hauteur de la situation. Et si, vous, vous détournez le regard de ce qu'il se passe aujourd'hui contre le peuple palestinien, l'Histoire vous regarde et elle retiendra que vous êtes du côté des bourreaux.
Staf Aerts:
Mijnheer de eerste minister, ik dacht, ik houd het simpel en stel één enkele vraag: voert Israël volgens u een genocide uit op de Palestijnse bevolking. U hebt die vraag niet beantwoord. U hebt ze ook afgelopen dinsdag niet beantwoord. U krijgt het wederom niet over uw lippen dat Israël een genocide begaat op de Palestijnse bevolking. De bewijzen zijn er, rapport na rapport, beeld na beeld.
Het is niet onschuldig. U kiest daarmee de zijde van de Israëlische regering. Die genocide wil N-VA niet erkennen. De Holodomor op Oekraïners is voor de N-VA genocide. De N-VA wil eveneens de genocide op de jezidi's erkennen. Wat er nu gebeurt, dat is blijkbaar iets anders dan een genocide. U gebruikt twee maten en twee gewichten en beschermt opnieuw Israël met fluwelen handschoenen. Stop ermee. Zeg wat er te zeggen is: het is een genocide, punt uit.
Christophe Lacroix:
Monsieur le ministre, votre réponse est choquante parce que vous parlez de conseils de voyage, comme si ces jeunes pacifistes partaient en vacances sur la bande de Gaza. Non, ils partent parce que vous ne faites rien. Ils partent parce que les démocraties européennes laissent faire, parce que vous êtes un lâche, que vous laissez agir et que vous ne protégez pas ces citoyens qui vont risquer leur vie.
Vous ne me menacerez pas de me taire. Je me lèverai toujours contre des gens comme vous parce que vous les raillez, vous les méprisez, ces gens qui risquent totalement leur vie. Et il y a des Belges parmi eux. Ce sont des jeunes qui sont convaincus, qui viennent avec tout ce qu'ils peuvent – d'abord leur cœur et ensuite des aliments, pour aller là où les démocraties européennes ont failli, hormis l'Espagne et quelques autres. Vous êtes la honte de ce gouvernement et de ce pays!
Voorzitter:
Merci, monsieur Lacroix.
Mijnheer Van Hecke vraagt het woord voor een technische opmerking.
Stefaan Van Hecke:
Mijnheer de voorzitter, u was bijzonder snel om de microfoon van collega Maouane uit te zetten …
Voorzitter:
Na één minuut.
Stefaan Van Hecke:
… Ondanks constante onderbrekingen door de eerste minister, niet in de microfoon, maar iedereen heeft ze gehoord, behalve die kant van de zaal. Bovendien heeft de eerste minister – hij ontkent het trouwens niet, want hij heeft het daarna nog bevestigd – parlementslid Maouane beschuldigd van leugens. Ze was aan het spreken en de eerste minister zei dat ze een leugenaar is.
Dat is uw stijl, mijnheer de eerste minister, maar dat is niet de stijl van dit Huis. Dat is ongezien.
Het is minstens een persoonlijk feit, mijnheer de voorzitter. Als dat geen persoonlijk feit is, wat is het dan wel nog in dit halfrond? Ik vraag u dus, bij toepassing van het Reglement, om mijn collega de mogelijkheid te geven om te antwoorden op het persoonlijk feit.
Voorzitter:
Mijnheer Van Hecke, u bent een handig man, maar in het verslag zal geen enkel persoonlijk feit geregistreerd staan en dus is er ook geen persoonlijk feit. Anders zou iedereen in de zaal kunnen reageren op wat dan ook en kan daarop worden voortgeborduurd om die minuut te verlengen. Ik ga daar niet op in, want dan openen we de doos van Pandora en kan iedereen zichzelf het recht toe-eigenen om die minuut uit te melken. Mevrouw Maouane heeft een minuut reactietijd gehad. Niemand heeft de collega verplicht te reageren op niet-geregistreerde opmerkingen. Zij had haar volledige exposé kunnen brengen indien ze dat had gewild. Ze heeft er echter voor gekozen te reageren op iets waarover wie later het verslag zal lezen zich zal afvragen waarop dat een reactie is. Er zal namelijk helemaal niets staan. Dat is de keuze en de vrijheid die ik voor alle duidelijkheid respecteer en verdedig. U kunt echter niet van mij verwachten dat ik geval per geval zal nakijken wie in het halfrond aanleiding heeft gegeven om die minuut te verlengen. Het spijt me, maar ik kan hier geen persoonlijk feit vaststellen. Een persoonlijk feit wordt geregistreerd via de microfoon en opgenomen in het verslag. Als we daarvan afstand nemen, collega Van Hecke, weet ik niet waar het einde nog kan worden gevonden. Als u mij toestaat, wil ik nu voortgaan met de vragen. U zult mogelijk nog andere opmerkingen hebben, maar ik denk niet dat ze mijn mening zullen doen veranderen.
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Vraag: De opschorting van de associatieovereenkomst met Israël
Vraag: De EU-top over de associatieovereenkomst met Israël
Vraag: De opschorting van de associatieovereenkomst met Israël
Vraag: De associatieovereenkomst tussen de EU en Israël
Vraag: De bijeenkomst van de Raad Buitenlandse Zaken van 15 juli
internationale politiek en migratieDe opschorting van de associatieovereenkomst met Israël
De EU-top over de associatieovereenkomst met Israël
De opschorting van de associatieovereenkomst met Israël
De associatieovereenkomst tussen de EU en Israël
De bijeenkomst van de Raad Buitenlandse Zaken van 15 juli
EU-Israël associatieovereenkomst discussies. summaryExplanationBekijk antwoord
Samenvatting summaryExplanation
België staat onder zware druk om het EU-associatieakkoord met Israël op te schorten wegens beschuldigingen van genocide in Gaza, massale hongersnood (2 miljoen risico’s), en systematische schendingen van mensenrechten—inclusief gedwongen verplaatsingen naar "gesloten kampen" en blokkade van hulp. 70% van de Belgen en 100.000 betogers eisen sancties, terwijl de regering weifelt: minister Prévot erkent schendingen maar wacht op EU-voorstellen (15 juli), zonder garantie op opschorting, ondanks CIJ-adviezen over illegale bezetting en Belgische initiatieven voor strengere controles op Israëlische producten. Kritiek spitst zich toe op Belgiës dubbele rol: enerzijds morele veroordeling (o.a. "genocide"), anderzijds gebrek aan daadkracht—zoals een wapenembargo (via Antwerpen transiteren munitie voor Israël) of eenzijdige opschorting van het akkoord, mogelijk met gekwalificeerde EU-meerderheid. Compliciteit door inactiviteit is het centrale verwijt, met Ierland en Spanje als voorbeeld van proactief EU-leiderschap. De regering benadrukt humanitaire prioriteiten (toegang hulp, staakt-het-vuren) en wacht op Kallas’ voorstellen, maar parlementariërs en activisten eisen onmiddellijke economische/politieke druk—zoals handhaving artikel 2 (mensenrechtenclausule) en stopzetting van militaire/wetenschappelijke samenwerking. Symbolische stappen volstaan niet terwijl "alle rode lijnen" zijn overschreden. Kernvraag: Zal België op 15 juli in de EU-Raad leiderschap tonen (opschorting eisen) of zich verschansen achter procedures, terwijl de crisis escaleert?
Rajae Maouane:
Monsieur le ministre, la situation est apocalyptique. Israël est responsable d'un des génocides les plus cruels de l'histoire moderne. Ces mots terribles sont ceux de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l'ONU et c'est la réalité insupportable du génocide en cours à Gaza.
Des bébés tués, brûlés vifs par les bombes, des corps mutilés, des hôpitaux débordés, sans médicaments, sans électricité. Des secouristes, des médecins abattus. Quasiment plus une seule goutte d'eau potable. Pendant qu'au MR, on raconte qu'on peut encore aller au resto pépouze à Gaza, un rapport de l'ONU dit pourtant que la quasi-totalité de la population est à haut risque de famine. Si la Belgique et l'Europe ne font rien, d'ici septembre, ce sont deux millions de personnes qui risquent de crever de faim. Et pendant ce temps-là, l'Union européenne continue de coopérer avec Israël comme si de rien n'était. Pour notre premier ministre, l'accord d'association entre Israël et l'Union européenne n'a rien à voir avec le génocide.
Mais si, il faut suspendre immédiatement cet accord! Face à un génocide en cours, c'est le minimum! Ce n'est même pas des sanctions, c'est juste le minimum. Et apparemment, c'est déjà trop pour notre premier ministre. Les Belges n'en peuvent plus de la lâcheté de leur gouvernement. Les Belges n'acceptent plus qu'on salisse l'image de notre pays. Ils étaient plus de 100 000 dans les rues de Bruxelles. 69 % des Belges demandent des sanctions contre l'État d'Israël et contre sa folie meurtrière. On ne peut pas être ferme contre la Russie et lâche avec Israël.
M. le ministre Prévot a une responsabilité. Pas seulement quand il s'exprime à titre personnel, en interview, mais surtout quand il parle au nom de la Belgique. Alors je vous pose la question, monsieur Quintin – vous n'êtes pas monsieur Prévot: est-ce que la Belgique sera, oui ou non, du bon côté de l'histoire le 15 juillet prochain, au Conseil des Affaires étrangères, en exigeant, et en obtenant, la fin de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël?
Annick Lambrecht:
Mijnheer de minister, de gruwel in Gaza gaat gewoon door. Eerst waren er de bombardementen, waarbij ook ziekenhuizen en scholen onder vuur kwamen te liggen. Ook de toegang tot voedsel, water en medicijnen werd ingezet als wapen.
Nu is er echter een volgende stap. Israël kondigde maandag aan dat het 2 miljoen Palestijnen wil onderbrengen in een gesloten kamp. U hoort het goed, in een gesloten kamp. Het is duidelijk dat alle rode lijnen zijn overschreden. Mensenrechten worden continu geschonden. Elke dag zijn er nieuwe oorlogsmisdaden.
Als we associatieakkoorden sluiten met mensenrechten als voorwaarde, dan moeten we ook een rode lijn trekken als die mensenrechten geschonden worden. Dat krachtige signaal, mijnheer de minister, gaf het Parlement al met onze resolutie, maar het is nu onze plicht om alles te doen om dit drama te stoppen en om Israël op zijn verantwoordelijkheid te wijzen.
Op de top van 20 mei steunde België het initiatief van Nederland om een formeel onderzoek in te stellen om na te gaan of er oorlogsmisdaden worden gepleegd. Het rapport is inmiddels gepubliceerd en is vernietigend, maar toch zijn er geen maatregelen genomen tegen Israël.
Mijnheer de minister, Europa zal volgende week een duidelijk standpunt moeten innemen in de Raad Buitenlandse Zaken. Niet u, maar minister Prévot zal daar aanwezig zijn. Ik vraag u dus uitdrukkelijk: zal België daar pleiten voor maatregelen tegen Israël? Ik dank u.
Staf Aerts:
Collega's, een stad bouwen om honderdduizenden Palestijnen in onder te brengen, dat is het nieuwe plan van Israël. Als een gesloten zone, wat betekent dat wie binnen is, er niet meer uit geraakt. Ik vind het heel pijnlijk om te zeggen, maar dat lijkt toch op een concentratiekamp.
Ondertussen laten de Europese regeringsleiders Israël maar begaan. Gisteren verstopte premier De Wever zich in de commissie achter procedures en achter mevrouw Kallas. Hij zei dat het nu aan haar is om een stap te zetten, maar zelf nam hij geen standpunt in.
Er zijn ondertussen al 57.000 doden. Israël bombardeert ziekenhuizen, blokkeert alle noodhulp en gebruikt honger als een wapen. Er sterven daar kinderen van de honger. De Belgen vragen een heel duidelijk signaal. Met 100.000 kwamen ze naar Brussel om een rode lijn te trekken tegen dat Israëlisch geweld. Zeventig procent van de Belgen steunt economische sancties tegen Israël. Zal de Belgische regering luisteren naar dat signaal?
Volgende week staat het associatieakkoord op de agenda. Dat akkoord opschorten betekent zoveel als een boycot van Israël en dat is wat nodig is. De handelsrelaties moeten worden stopgezet. De universiteiten smeken daar ook om, want op die manier kunnen zij hun samenwerking met Israëlische universiteiten stopzetten. Ierland en Spanje hebben al het goede voorbeeld gegeven en trekken de Europese kar. Zal België dat ook doen? Het is hoog tijd dat we mee aan die Europese kar trekken, want alle rode lijnen zijn overschreden.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, 110 000 personnes ont manifesté voici un mois pour dire: "Stop au génocide!" Elles ont manifesté pour signifier au gouvernement belge, le vôtre, que sa complicité et son inaction étaient inacceptables. Quelques jours plus tard s'est tenu un Sommet européen visant à se demander s'il fallait suspendre l'Accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Il ne s'agit pas simplement d'un accord économique comme on en conclurait avec n'importe quel pays; c'est un accord qui offre à Israël un accès privilégié au marché européen. Ce texte comprend un article 2 qui impose que "les pays contractants doivent respecter les droits humains et le droit international". On s'est donc demandé si Israël les respectait, alors qu'un génocide est en cours… Une réunion est prévue le 15 juillet.
Entre-temps, le ministre israélien de la Défense a déclaré envoyer 600 000 Gazaouis dans un camp de concentration. Cela nous rappelle les pires heures de notre Histoire. Je m'attendais à un sursaut d'indignation… au lieu de rire, monsieur le ministre! Pourtant, il n'y eut aucune réaction!
Ma question est très simple, monsieur le ministre. À l'occasion de la réunion du 15 juillet, quelle position le gouvernement Arizona défendra-t-il? Ne dissimulez pas votre complicité derrière l'Union européenne en prétendant qu'un accord à l'unanimité est nécessaire. Non! Pour suspendre une relation économique, il suffit d'une majorité qualifiée. Allez-vous suspendre cet accord d'association?
Voorzitter:
Merci, monsieur Boukili.
Kathleen Depoorter:
Mijnheer de voorzitter, mijnheer de minister, collega’s, de crisis in Gaza is tragisch en onmenselijk. Mensen die naar een hulppost gaan om eten te krijgen, worden doodgeschoten. Kinderen ontberen onderwijs en psychologische begeleiding, zo bevestigt UNICEF. Zij hebben daar nochtans nood aan. Vrouwen hebben geen toegang tot contraceptie en moeten bevallen in erbarmelijke omstandigheden, zonder hygiënische voorzieningen. De situatie is onmenselijk.
Met collectieve verontwaardiging alleen komen wij er niet. Wij hebben nood aan acties. Wij hebben geen nood aan symbolische maatregelen, maar aan initiatieven die een daadwerkelijke impact hebben. Een staakt-het-vuren is hoogst noodzakelijk. Het is ook hoogst noodzakelijk dat de gijzelaars naar huis worden teruggebracht, naar hun geliefden in Israël. Het is eveneens absoluut noodzakelijk dat meer humanitaire hulp tot in Gaza geraakt, zodat daar opnieuw een menswaardige situatie kan worden gecreëerd.
Mijnheer de minister, hier in het Parlement hebben wij een resolutie goedgekeurd. De minister van Buitenlandse Zaken heeft het duidelijke mandaat gekregen, niet alleen van het Parlement, maar ook van de regering, om samen met de Europese collega's van de andere lidstaten te pleiten voor acties die impact hebben op het terrein, die maken dat humanitaire hulp effectief tot bij de Gazanen geraakt en die bijdragen aan een diplomatieke uitweg voor de uitzichtloze situatie. Mevrouw Kallas heeft zojuist verklaard dat zij een goed constructief gesprek heeft gehad met de Israëlische autoriteiten en dat de humanitaire hulp effectief zal worden opgeschaald.
Ik heb één vraag voor u. Welk mandaat heeft de minister van Buitenlandse Zaken in de Europese Raad? Wat is de positie van ons land?
Voorzitter:
De vragen werden gericht aan de minister van Buitenlandse Zaken, maar minister Quintin zal namens de minister antwoorden.
Bernard Quintin:
Mijnheer de voorzitter, dames en heren volksvertegenwoordigers, namens de minister van Buitenlandse Zaken meld ik u het volgende. Samen met 16 lidstaten heeft België tijdens de bijeenkomst van de Raad van ministers van Buitenlandse Zaken van de Europese Unie op 20 mei opgeroepen tot een onderzoek naar de naleving door Israël van artikel 2 van het Associatieverdrag tussen de EU en Israël. Dat artikel bepaalt dat de overeenkomst gebaseerd is op het respect door beide partijen van de mensenrechten en de democratische beginselen.
Lors de la réunion du Conseil du 23 juin, la Haute représentante de l'Union européenne, Mme Kallas, a présenté le résultat de cet examen. Ce dernier révèle qu'il y a bel et bien eu des violations graves sur le terrain.
Suite à cela, comme le prévoit la procédure fixée dans l'accord, Mme Kallas a été chargée de "proposer des mesures appropriées" pour utiliser les termes de l'accord. La Haute représentante va présenter, aujourd'hui même, toutes les options possibles. Elles seront discutées à la réunion du Conseil du mardi 15 juillet.
Mme Kallas s'est, par ailleurs, entretenue, ces dernières semaines, avec les autorités israéliennes, - comme cela a été indiqué - pour les inciter notamment à permettre un accès complet et sans obstacle de l'aide humanitaire. Selon une communication de la Haute représentante intervenue en ce début d'après-midi, un accord semble avoir été conclu, dont nous nous réservons le droit d'analyser les contours.
Nos objectifs prioritaires doivent rester d'obtenir un accès humanitaire sans aucune restriction et un cessez-le-feu. Les blocages actuels ainsi que le système mis en place via le Gaza Humanitarian Foundation (GHF) doivent cesser.
Au-delà de l'aide humanitaire, le droit international, y compris le droit international des droits humains, exclut les déplacements forcés de population, l'occupation illégale d'un territoire, les attaques contre des civils et protège spécifiquement les enfants.
Toutes ces violations doivent donc cesser. Il ne pourra pas y avoir de place pour l'impunité.
De regering zal zich buigen over de verschillende opties die door Kaja Kallas op tafel zijn gelegd. Onze positie op dinsdag zal afhangen van deze voorstellen en van de evolutie van de situatie. België zal nooit afwijken van de volledige naleving van het internationaal humanitair recht door alle partijen.
Permettez-moi d’ailleurs de rappeler que la Belgique a, avec huit autres États membres et à son initiative, envoyé une lettre à Mme Kallas appelant à mettre le droit européen en conformité avec l’avis rendu par la Cour internationale de Justice il y a un an.
Dat advies erkende op zeer duidelijke wijze dat de bezetting door Israël van de Palestijnse gebieden illegaal is en dat er actie moet worden ondernomen, ook met betrekking tot de invoer van producten uit die gebieden. Minister Prévot heeft gisteren persoonlijk met mevrouw Kallas gesproken en heeft vandaag onze ambassadeur bij de EU, net als verschillende andere lidstaten, de opdracht gegeven om stappen te ondernemen bij de Europese Commissie om te verzekeren dat er opvolging aan wordt gegeven.
La Belgique est déjà pionnière dans la mise en œuvre effective de la politique de différenciation entre le territoire d'Israël tel que reconnu et les colonies illégales. Nous effectuons notamment des contrôles renforcés sur certains produits en provenance d'Israël. Il est, néanmoins, probable que l'avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) nous oblige à aller plus loin.
C'est une analyse qui doit avoir lieu au niveau européen pour des questions de compétences et d'efficacité. "J'ai bien pris note des déclarations de l'Irlande", dit le ministre. Une interdiction par un seul pays n'aurait, ceci dit, que peu d'impact et risquerait de détourner le problème.
Rajae Maouane:
Monsieur le ministre, je vous remercie de vous faire le porte-voix de de M. Prévot, mais je dois avouer avoir du mal à suivre la position du gouvernement. M. Prévot évoque le terme de génocide, mais uniquement à titre personnel. M. De Wever, de son côté, s’oppose à toute sanction contre Israël. Et pendant ce temps, le MR bloque systématiquement chaque initiative visant à sanctionner le gouvernement israélien.
Nous n'en pouvons plus de ce mauvais sketch de Good Cop/Bad Cop . C'est d'une indécence totale. Il ne doit y avoir qu'une seule ligne: briser le blocus, arrêter le génocide et sanctionner l'État d'Israël. Toute autre ligne, tout autre positionnement nous rend complices de ce génocide qui se vit en direct. Je vois le malaise de certains quand je dis génocide mais je le dis et le redis: génocide, messieurs!
Annick Lambrecht:
Mijnheer de minister, laat het duidelijk zijn dat de gruwel en de waanzin in Gaza moeten stoppen. Er zijn tienduizenden doden, 2 miljoen mensen lijden honger en kinderen sterven de hongerdood. Handel drijven met een land dat mensenrechten schendt aan de lopende band, is onaanvaardbaar. België moet volgende week op de top een duidelijke voortrekkersrol opnemen en op zoek gaan naar een meerderheid voor maatregelen tegen Israël. Vooruit rekent daarop, en wij niet alleen, ook 70 % van de Belgen wil dat er maatregelen worden genomen.
Mijnheer de minister, de rode lijnen waarover men spreekt, zijn al lang niet meer te tellen.
Staf Aerts:
Mijnheer de minister, ofwel is het standpunt sinds gisteren geëvolueerd, ofwel was er sprake van een botsing tussen persoonlijke meningen. Het is in dit debat moeilijk om dat onderscheid te maken.
Ik ben in elk geval tevreden dat er wordt aangedrongen op meer actie en op een sterker Europees optreden. Tegelijkertijd zal dat niet volstaan. We moeten daadwerkelijk mee het voortouw nemen. We moeten mee bekendstaan als pionier. Dat betekent dat we met andere lidstaten mee de kar moeten trekken, om ervoor te zorgen dat Israël niet langer met fluwelen handschoenen wordt aangepakt. Intussen kunnen we ook in België het een en ander doen.
De heer Francken vindt het nog steeds aanvaardbaar dat de Israëlische defensie-industrie een voorkeurspartner is van het Belgisch leger. Ik begrijp dat niet. Er is hier in België nog altijd geen ban op producten uit de bezette gebieden. We kunnen dat hier zelf al aanpakken. Eén land is niet genoeg, twee is beter, drie is beter, vier is beter. Stap voor stap moeten we de druk op Israël opvoeren. Alle rode lijnen zijn immers al overschreden.
Nabil Boukili:
Monsieur le ministre, votre réponse aurait été audible il y a un an. Aujourd'hui, c’est beaucoup trop tard pour ce genre de réponse molle.
Ce que vous cachez, ce que vous ne dites pas, c’est que vous êtes complice de ce qui se passe à Gaza. Le gouvernement belge et l’Union européenne sont complices, aujourd'hui, du génocide à Gaza. 30 % des importations d’armes par Israël viennent de l’Allemagne, de l’Union européenne, du port d’Anvers. Des conteneurs qui contiennent des munitions pour les chars, du matériel pour les chars utilisés pour génocider les Palestiniens en Palestine, transitent par le port d’Anvers.
En fait, nous sommes complices! Nous laissons le génocide se dérouler devant nos yeux, et nous ne prenons aucune mesure. Pour un embargo militaire, il n’y a pas besoin d’une unanimité de l’Europe. Nous pouvons le décider ici, en Belgique. Pourquoi ne le faites-vous pas? Non, vous laissez les armes passer pour tuer les Palestiniens, parce qu’Israël est votre allié. Vous êtes complice du génocide.
Kathleen Depoorter:
Het gaat over mensen, over de mensenrechten, over het humanitair recht, over de families van gijzelaars, die nog altijd geen nieuws hebben, over de moeders in Gaza, die geen eten hebben voor hun kinderen. Daar gaat het over. Het is onze verantwoordelijkheid om de vrede, de vrijlating van de gijzelaars en een betere humanitaire hulp te bewerkstelligen. Dit is, mijnheer de minister, het mandaat dat wij als Parlement aan de minister van Buitenlandse Zaken hebben gegeven: samen met Europese collega’s op zoek gaan naar maatregelen die impact hebben, naar een weg naar vrede, naar een weg naar humanitaire hulp. Het is positief dat uit het gesprek dat intussen plaats heeft gevonden, blijkt dat de grenzen opengaan en dat er meer vrachtwagens met hulpgoederen de Gazanen zullen bereiken. Wij zullen de minister absoluut steunen in alle stappen naar vrede en naar respect voor het humanitair recht.
Voorstellen
Voorstellen ingediend door Nabil Boukili als hoofdauteur.
Slechts een deel van alle voorstellen wordt getoond. Lopende voorstellen die nog niet zijn gestemd geweest worden niet weergegeven.
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Voorstel: Voorstel van resolutie betreffende een onafhankelijke audit door het Rekenhof van de spoedaankoop van antidronematerieel (1575/1)
Voorstel van resolutie betreffende een onafhankelijke audit door het Rekenhof van de spoedaankoop van antidronematerieel (1575/1)
Bekijk dossier 1575
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Voorstel: Voorstel van resolutie betreffende de ondersteuning van de opschorting van de preferentiële associatieovereenkomst tussen de Europese Unie en Israël (52/3)
}Voorstel van resolutie betreffende de ondersteuning van de opschorting van de preferentiële associatieovereenkomst tussen de Europese Unie en Israël (52/3)
Bekijk dossier 52
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Voorstel: Voorstel van resolutie betreffende de afkondiging van een volledig en onmiddellijk militair embargo tegen Israël (53/2)
}Voorstel van resolutie betreffende de afkondiging van een volledig en onmiddellijk militair embargo tegen Israël (53/2)
Bekijk dossier 53
Stemmingen
Recente stemmingen van Nabil Boukili in de plenaire vergadering.
| Onderwerp | Stemming |
|---|---|
| Moties ingediend tot besluit van de interpellatie van mevrouw Barbara Pas over 'Het jaarrapport 2025 van de vicegouverneur van Brussel' details → | nee |
| Moties ingediend tot besluit van de interpellaties van: - de heer Kjell Vander Elst over 'De aanhoudende wachtrijen aan de grenscontrole op Brussels Airport' details → | nee |
| Moties ingediend tot besluit van de interpellaties van: - de heer Jeroen Van Lysebettens over 'De consequenties en de kosten van het blijvende uitstel van de PEZ1' details → | nee |
| Moties ingediend tot besluit van de interpellaties van: - de heer Steven Coenegrachts over 'Het ontoereikende rendement, de vertraagde investeringsstrategie en de bestuurscrisis bij Hedera' details → | nee |
| Moties ingediend tot besluit van de interpellaties van: - de heer Steven Coenegrachts over 'Het aanvullen van onze strategische gasvoorraden' details → | nee |
| Wetsontwerp tot omzetting van Richtlijn (EU) 2024/1619 van het Europees Parlement en de Raad van 31 mei 2024 tot wijziging van Richtlijn 2013/36/EU wat betreft toezichtsbevoegdheden, sancties, bijkantoren uit derde landen en ecologische, sociale en governancerisico's, Richtlijn (EU) 2023/2864 van het Europees Parlement en de Raad van 13 december 2023 tot wijziging van bepaalde richtlijnen wat betreft de oprichting en het functioneren van het Europees centraal toegangspunt, Richtlijn (EU) 2024/2994 van het Europees Parlement en de Raad van 27 november 2024 tot wijziging van de Richtlijnen 2009/65/EG, 2013/36/EU en (EU) 2019/2034 wat betreft de behandeling van het concentratierisico dat voortvloeit uit blootstellingen aan centrale tegenpartijen en het risico van tegenpartijen bij centraal geclearde derivatentransacties, en houdende diverse bepalingen details → | onthouding |
| Stemming over amendement nr. 3 van Caroline Désir cs op artikel 4. details → | ja |
| Stemming over amendement nr. 4 van François De Smet op artikel 4. details → | ja |
| Stemming over amendement nr. 6 van Nadia Moscufo cs op artikel 4. details → | ja |
| Stemming over amendement nr. 8 van Sarah Schlitz cs op artikel 4. details → | ja |
Commissies
Nabil Boukili is lid van de volgende commissies.