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Mondelinge vragen
De 10 meest recente vragen gesteld door Georges-Louis Bouchez in de plenaire vergaderingen.
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Vraag: De zoektocht van de regering naar 10 miljard euro voor de begroting tegen oktober
Vraag: De zoektocht van de regering naar 10 miljard euro
Vraag: De tiramisu van 10 miljard voor de begroting tegen oktober
Vraag: De begrotingsvooruitzichten
Vraag: De begroting 2027
Vraag: ?Het volgende rapport van het Monitoringcomité
Vraag: De begroting
economie en werkDe zoektocht van de regering naar 10 miljard euro voor de begroting tegen oktober
De zoektocht van de regering naar 10 miljard euro
De tiramisu van 10 miljard voor de begroting tegen oktober
De begrotingsvooruitzichten
De begroting 2027
?Het volgende rapport van het Monitoringcomité
De begroting
Overheidsfinanciën en begrotingsplanning 2024-2027 summaryExplanationBekijk antwoord
Samenvatting summaryExplanation
Paul Magnette en Raoul Hedebouw bekritiseren dat premier Bart De Wever vasthoudt aan bezuinigingsbeleid dat het koopkrachtverlies verergert en het tekort verdubbelt, terwijl alternatieven zoals belasting op grootvermogens, fraudebestrijding en defensiebesparingen 20 miljard zouden opleveren zonder de burger te raken. Barbara Pas en Georges-Louis Bouchez wijten het falend budgetbeleid aan structurele problemen zoals de vergrijzing, te hoge sociale uitgaven en gebrek aan fiscale autonomie, en eisen ingrijpende hervormingen zoals splitsing van de sociale zekerheid. François De Smet en Sarah Schlitz benadrukken respectievelijk het belang van efficiëntere belastinginning en klimaatinvesteringen, terwijl De Wever verdedigt dat zijn regering ondanks een "meedogenloos" internationaal klimaat de schuldgroei beperkt en denkt op lange termijn, maar erkent dat acute maatregelen nodig zijn om de Europese normen te halen. Kritiek op uitstelgedrag en gebrek aan concrete plannen blijft centraal.
Paul Magnette:
Monsieur le premier ministre, la question que tous les Belges se posent est la suivante: à quel moment allez-vous enfin reconnaître que vous vous êtes trompé? On vous l'a dit dès le début de votre gouvernement, votre politique ne va pas fonctionner. Vous allez droit dans le mur. Vous allez tuer l'économie et vous allez doubler le déficit.
Aujourd'hui, tous les rapports officiels nous montrent que, malheureusement, nous avons eu raison. Vous allez doubler le déficit et céder 40 milliards à ceux qui vont vous suivre. L'économie est en berne, pas de croissance, pas de création d'emplois. Il n'y a que les prix qui augmentent!
Et pendant ce temps-là, vous continuez en martelant que la seule solution, c'est de continuer à faire la même chose. Ou bien que c'est la faute du contexte international. Mais il a bon dos le contexte international! Toute l'Europe est confrontée au même contexte international. Alors, pourquoi votre gouvernement est-il le pire élève de la classe européenne? À un moment donné, c'est peut-être aussi votre responsabilité. Et c'est logique, avec les mesures de votre gouvernement, neuf Belges sur 10 ont vu leur pouvoir d'achat diminuer.
Et que font les gens quand ils ont moins d'argent? Ils dépensent moins. Et comme ils dépensent moins, l'économie tourne au ralenti, les créations d'emplois se raréfient, les recettes de l' É tat diminuent, les déficits se creusent et c'est la spirale infernale.
Vous nous répétez qu'il n'y a pas d'alternative. Et pourtant, on ne cesse de vous en proposer: taxer enfin les grosses fortunes rapporterait six milliards; augmenter les salaires de 1 % par an rapporterait quatre milliards; ralentir les dépenses en matière d'armement rapporterait trois milliards; faire contribuer les banques, le secteur de l'énergie rapporterait deux milliards; lutter enfin efficacement contre la grande fraude fiscale rapporterait trois milliards, mettre de l'ordre dans les aides aux entreprises rapporterait deux milliards. Vous voyez, on peut trouver 20 milliards sans prendre un euro dans la poche des travailleurs et des pensionnés! Alors il est plus que temps de s'y mettre!
Monsieur le premier ministre, il n'y a pas de honte à reconnaître qu'on s'est trompé. Mais il est temps, il est plus que temps!
Barbara Pas:
Mijnheer de eerste minister, u zei ooit dat u de Belgische Titanic niet kunt repareren. Dat blijkt nu ook uit het nieuwe rapport van het Monitoringcomité deze week. Uw regering, die zichzelf als budgettaire reddingsploeg profileerde, mislukt daar volledig in. Het rotten is niet gestopt. Uw aangekondigde maatregelen, uw taksen en centenindexen op kap van de Vlamingen voldoen allemaal niet. De begroting ontspoort gewoon verder en de Belgische schuldgraad stijgt. Uw Titanic, kapitein De Wever, stevent recht op een ijsberg af.
Volgens het Monitoringcomité is er minstens 7,7 miljard euro nodig om aan de Europese uitgavennorm te voldoen. Volgens u is een tiramisu van 10 miljard perfect haalbaar zonder de economische groei onderuit te halen. Welke economische groei? De recentste cijfers van de Nationale Bank tonen aan dat die economische groei vrijwel onbestaand is en die 10 miljard is ook onvoldoende. Onder andere het Rekenhof heeft eerder al gezegd dat er voor een echte sanering 15 tot 20 miljard aan structurele inspanningen nodig zijn.
Is het uw ambitie nog om echt te saneren? Dat was de bestaansreden van uw regering. U hebt daarvoor al uw communautaire beloftes overboord gekieperd. Mijn vraag is dus of u daar nog in gelooft. Gelooft u dat u budgettaire orde op zaken kunt stellen in dit land zonder fiscale autonomie en zonder een splitsing van de sociale zekerheid? Zo ja, hoe gaat u die Belgische Titanic dan precies repareren? Zo neen, waarom maakt u de mensen dat dan in godsnaam wijs?
François De Smet:
Monsieur le premier ministre, dans cet hémicycle, à gauche, il y a ceux qui vous disent: "Levons de nouvelles taxes, créons de nouveaux impôts", dans ce pays qui est déjà le plus taxé du monde. Et, à droite, il y a ceux qui vont vous dire: "Non, coupons encore dans les dépenses sociales, rabotons encore la sécurité sociale et les soins de santé", dans ce pays qui est déjà plombé par la précarité. Et puis, au milieu du gué, il y a vous, coincé entre ces deux pressions et qui voyez inexorablement l'eau de la dette et du déficit monter.
Heureusement, il existe une troisième voie, entre ceux qui veulent toujours plus d'impôts et ceux qui veulent moins d'État, il y a un chemin, une voie qui ne consiste ni à matraquer le contribuable ni à sacrifier nos retraités et nos soins de santé. Une voie qui consiste simplement à être plus efficaces, à mieux percevoir les recettes normales et à aller chercher l'argent là où il se trouve.
Je remobilise ici Paul De Grauwe, qui n'est pas exactement le dernier des bolchéviques, selon lequel le problème, depuis 2013, dans notre pays, ce n'est pas le niveau de dépenses, c'est l'érosion des recettes: 21 milliards d'euros disparaissent chaque année, non pas parce que nos taux seraient trop bas, mais parce que l'assiette fuit de toute part. À force de multiplier les régimes dérogatoires, les niches fiscales, les hauts revenus qui basculent en sociétés de management, les recettes ont fondu et, dans cette jungle de dérogations, ce sont les plus modestes et la classe moyenne, celle qui ne peut pas échapper à cette captation de l'impôt, qui payent l'addition. Voilà l'anomalie.
Des solutions sont à portée de main: le resserrement réel des régimes des revenus définitivement taxés (RDT) et des montages de holdings, le recouvrement effectif de la TVA existante, plutôt que la hausse d'un point ou deux, un parquet national financier doté de moyens suffisants pour fonctionner; et pas le parquet national de papier qui est pour l'instant celui de l'Arizona. Voilà où se trouve l'argent. Rien qu'avec ces leviers-là, vous pourriez trouver plusieurs milliards.
Monsieur le premier ministre, voici la seule question qui compte encore aujourd'hui. Entre les hauts cris de bonne guerre de gauche et ceux de droite, vous et vos partenaires aurez-vous le courage de faire primer la raison sur l'idéologie, aurez-vous le courage d'être simplement efficaces?
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le premier ministre, on a l'impression que, selon certains, le déficit est né hier dans notre pays. On nous explique que c'est à cause des décisions en termes de défense, par exemple, oubliant que, quand nos concitoyens donnent 100 euros à l'État, 22 euros sont utilisés pour les retraites, 17 euros pour la politique sociale, 11 euros pour l'enseignement et seulement 3,5 euros pour la défense.
La réalité est que notre pays a une structure de coûts qui ne fonctionne pas, parce qu'il y a 40 ans, on a fait des mauvais choix. On a fait deux grands mauvais choix. Le premier, c'est de choisir un système de retraites par répartition et pas par capitalisation, comme l'ont fait les Pays-Bas. Le deuxième, c'est d'avoir fait en sorte que les prestations sociales soient déconnectées des prestations de travail.
Enfin, sous le gouvernement Vivaldi, avec des cadeaux supplémentaires voulus par la gauche, nous en sommes arrivés au modèle que nous connaissons. Regardez ce graphique – parce que beaucoup ont du mal à voir la réalité. Regardez, monsieur Magnette. Vous voyez, à l'époque de M. Michel, les dépenses correspondaient quasiment aux recettes. Et puis, que s’est-il passé? Là, on a le Tourmalet, ou la cour Magnette. Vous voyez une explosion des dépenses. Je me suis suffisamment opposé au sein de ce gouvernement pour ne pas devoir l'assumer.
Pour le reste, prenons les chiffres. Ils sont très clairs, par rapport à ceux qui veulent fiscaliser encore plus. Les dépenses ont augmenté de 66 % en 10 ans. Nos recettes ont augmenté de 50 % alors que le PIB a progressé d'à peine 20 %.
Monsieur le premier ministre, c'est très clair. Aujourd'hui, nous devons réduire les dépenses et (…)
Sarah Schlitz:
Monsieur le premier ministre, alors que votre gouvernement avait promis de remettre le budget sur les rails, le déficit, tel un train hors de contrôle, fonce vers les 38 milliards d'euros d'ici 2029, soit près du double du bilan de la Vivaldi. Alors, oui, c'est un échec cuisant pour un gouvernement dont le seul objectif avoué est l'équilibre budgétaire. Pourtant, des alternatives existent, mais votre gouvernement refuse obstinément de les prendre en compte.
Monsieur le premier ministre, l'angle mort de vos politiques budgétaires, c'est le climat. En ce 9 juillet, la troisième canicule vient de débuter. Et la seule façon de vous entendre sur le climat, c'est de vous parler de gros sous.
Alors, me voilà, monsieur le premier ministre! Opposer investissement dans l'adaptation climatique et équilibre budgétaire constitue une erreur monumentale. Refuser d'investir aujourd'hui, c'est envoyer une facture cinq fois plus élevée aux générations futures, qui devront faire face à des destructions d'infrastructures, des dépenses qui exploseront dans la santé et dans la dégradation de notre économie. Parce que, oui, monsieur le premier ministre, et je vais vous le redire dans un langage qui vous touche, une journée à 32 degrés, c'est l'équivalent pour l'économie d'une demi-journée de grève nationale.
Mais le plus grave est que cette inaction a un coût en termes de vies. Près de 1 800 décès sont survenus durant la canicule de juin. Je trouve terrible de devoir vous rappeler aujourd'hui que votre job en tant que premier ministre est de protéger la population. En l'espèce, je suis désolée de vous dire que vous n'avez pas été à la hauteur. Pas un mot de votre part! Pas un mot, alors qu'on fait face à une crise sanitaire digne de celle du covid.
Monsieur le premier ministre, le climat figurera-t-il à la table des négociations budgétaires?
Kjell Vander Elst:
Premier, u geeft niet vaak interviews, maar gisteren was het nog eens zover. Iedereen was in blijde verwachting, want misschien was er vóór de zomer toch nog een plan om het land op orde te zetten, een van uw grote beloftes, voor de vorming van de regering. Wat was echter uw boodschap? U leeft op hoop, hoop –hou u vast, collega's –dat u morgen een kalender kunt vastleggen en de komende zomerperiode het voorbereidende werk voor de begroting kunt doen. Dat is heel vreemd, want drie dagen geleden heeft uw onzichtbare vice-eersteminister van Begroting gezegd dat er al heel veel werk is gebeurd, dat het voorbereidende werk klaarligt en dat u aan de slag kunt.
Wat is het nu eigenlijk, premier? Wat hebt u de voorbije maanden gedaan? 2025 was een verloren begrotingsjaar. Maandenlang hebt u bestuurd met voorlopige kredieten. De ene na de andere lelijke kameel werd geproduceerd, de ene na de andere taks werd voorgesteld en ingevoerd. Nu dreigen opnieuw maanden van stilstand, opnieuw een verloren begrotingsjaar, want uw regering en u vertrekken op vakantie. Intussen geeft u de boodschap dat u er tijdens de vakantie aan zult denken en dat u op hoop leeft.
Is dat uw boodschap aan alle zelfstandigen en ondernemers? Is dat uw boodschap aan de hardwerkende Vlaming en Belg? Terwijl u voortdurend op de rem staat en temporiseert, slaagt u erin te zeggen: nee, 7,7 miljard, niets van, ik heb een tiramisu van 10 miljard klaarstaan.
Als alles klaarstaat, premier, waarom ligt hier dan niets? Waarom moet u uw begroting over de zomer tillen? Mijnheer de premier, de tijd van analyses maken is voorbij. U staat niet meer aan de zijlijn, u bent aan het besturen. U moet niet meer goochelen met cijfers, u moet beslissen.
Raoul Hedebouw:
Monsieur le premier ministre, le Comité de monitoring est assez clair, vous nous aviez promis un budget en ordre. La droite allait montrer qu'elle sait gérer le budget, mais c'est le record: 38,3 milliards de déficit en 2029! Franchement, vous avez promis un gouvernement d'ingénieurs, mais je dois dire que vous cassez la baraque, monsieur le premier ministre!
C'est incroyable. Et le pire, c'est que vous en déduisez comme conclusion qu'il faut reprendre les mêmes mesures. "Il n'y a pas d'alternative, there is no alternative ". Vous servez à quoi, alors, s'il n'y a pas d'alternative? Mettez un ordinateur à la place! Sérieusement, pourquoi paie-t-on les ministres? On paie les ministres pour trouver des alternatives. " There is no alternative ". On va augmenter la TVA, on va augmenter les taxes, on va toucher à l'index, aux salaires. "Il n'y a pas d'alternative". Bien sûr qu'il y a des alternatives.
Le Bureau du Plan vous a donné 160 alternatives, et vous n'écoutez pas. Ce qui est intéressant, monsieur le premier ministre, c'est qu'il y a plein d'alternatives. Vous pouvez diminuer les dépenses militaires. Vous pouvez revenir sur tous les cadeaux que vous avez faits au moyen du tax shift . Des milliards de cadeaux qui n'ont même pas créé d'emplois de qualité. Vous pourriez le faire.
Et même plus, vous pouvez aller chercher chez les super-riches. Et ça, c'est intéressant, monsieur le premier ministre. Ce n’était que le PTB qui le réclamait à l'origine. On était seuls, il y a 20 ans, avec la taxe des millionnaires. Et, petit à petit, ça pousse. C'est vrai que le PS l'avait dans son programme. Après, chaque fois qu'il négocie un gouvernement, il la met à la poubelle. Mais ça, c'est une autre affaire qu’on réglera au niveau de la gauche. Mais j'entends que M. Prévot, M. Verougstraete, Les Engagés sont maintenant pour la taxe des millionnaires.
Mais c'est magnifique!
Collega’s van Vooruit, uw voorzitter had een breekpunt van de miljonairstaks gemaakt! Weet u dat nog, daar in dat kasteel?
Mijnheer de eerste minister, tussen ons gezegd en gezwegen, wat is uw gevoel bij de miljonairstaks? Hebt u het gevoel dat dat allemaal wat voor de show is?
Est-ce pour faire avaler la pilule, comme l'a fait comprendre M. Prévot ? Est-ce pour que tout le monde avale l'austérité? Ou alors aurons-nous réellement une taxe des millionnaires?
Bart De Wever:
Je vous remercie, chers collègues, pour vos questions.
Le Comité de monitoring a présenté lundi l’actualisation de ses prévisions budgétaires. Les chiffres s’inscrivent dans la marge attendue par le gouvernement, ce dont nous tenons déjà compte depuis un certain temps. À l’horizon 2029, un effort supplémentaire de 7,7 milliards d’euros sera nécessaire pour respecter la norme européenne en matière de dépenses. À l’horizon 2031, cet effort s’élèvera à 9,8 milliards d’euros.
Tout cela s’ajoute aux efforts budgétaires déjà réalisés par le gouvernement, des efforts substantiels, que vous n’appréciez pas, monsieur Magnette, mais qui sont salués par chaque institution chargée du suivi de notre pays sur le plan socio-économique.
Il est possible que le FMI se trompe, comme vous pensez que je me trompe, mais je ne le crois pas. Nos efforts permettront, au cours des prochaines années, de réduire de plusieurs dizaines de milliards d’euros l’augmentation de notre dette par rapport à la situation dont ce gouvernement a hérité. Tous les rapports le confirment.
Et nous y parvenons malgré l’augmentation des dépenses de défense, qui est inévitable dans le contexte mondial actuel, malgré une importante réduction des charges sur le travail, dont il est déjà tenu compte, et malgré un contexte géopolitique exceptionnellement défavorable que le FMI qualifie d’ unforgiving environment – un environnement impitoyable.
Bovendien bevestigde de Vergrijzingscommissie nogmaals hoe de maatregelen van de regering, zeker op de lange termijn, een bijzonder positieve impact op de begroting zullen hebben. Voor het eerst sinds lang denkt de regering niet louter in termen van volgend jaar – dan is het gemakkelijk om op vakantie te vertrekken –, maar in termen van decennia.
Op de korte termijn – dit kan niemand ontkennen – zitten we in zeer grote moeilijkheden. Ik heb hier horen zeggen dat de Titanic op de ijsberg afstevent, maar de Titanic heeft in dit land de ijsberg al lang geleden geraakt. In die situatie moeten we trachten het schip opnieuw zeewaardig te maken. Dat is zeer moeilijk. Dat zal niemand ontkennen.
Partijen, zoals die van de eerste spreker, die nu moord en brand roepen van op de oppositiebanken, zouden zich toch moeten beraden over hoe ze het in de afgelopen decennia zover hebben laten komen. De cijfers liegen er niet om: als men met zo’n hoge schuld zit en de rente stijgt, valt de hamer die zij hebben klaargelegd en lag te wachten.
Daarom zeg ik dat de regering de nieuwe uitdaging inzake de begroting niet langer uit de weg mag gaan. Er is al heel wat technisch werk geleverd, dat klopt, en we zullen in de komende tijd dat werk voortzetten en op zoek gaan naar een consensus over een verstandig pakket aan maatregelen in de coalitie.
Ik roep op tot realisme en voluntarisme bij alle coalitiepartners om van die opdracht, die niet aangenaam is en waarvan de uitkomst niet prettig zal zijn, toch een succes te maken. Ik besef dat het geen eenvoudige opdracht wordt, maar als de angst om het probleem op te lossen, ons verlamt, zullen we genadeloos worden afgerekend op onze onverantwoordelijkheid.
Paul Magnette:
Monsieur le premier ministre, avant de vous répondre, je voudrais féliciter M. Bouchez pour sa prestation, parce que nous expliquer que tout vient du gouvernement précédent, quand vous présidez un parti qui est au gouvernement depuis 27 ans et qui, plus qu'aucun autre, a détenu les départements des Finances et du Budget, franchement, il fallait oser! Et vous avez osé!
Pour le reste, monsieur le premier ministre, depuis le début j'ai un doute, parce que vous êtes un nationaliste, ce qui est votre droit le plus strict. Vous voulez la fin de la solidarité entre tous les Belges. Et, finalement, quand ça va mal, ça vous arrange! Dans trois ans, vous direz que vous avez essayé mais que cela n'a pas marché, que la Belgique est en faillite et qu'il faut scinder la sécurité sociale, car c'est la seule solution. Ceux qui n'ont pas encore compris ça, c'est le MR et Les Engagés, qui vous regardent avec un grand sourire, les bras en l'air, comme le ravi de la crèche. Mais nous, nous ne sommes pas dupes, et nous ne vous laisserons pas faire.
Barbara Pas:
Overmorgen is het 11 juli, de Vlaamse feestdag. Dat is geen betaalde feestdag, zoals de regering nochtans had beloofd. Bovendien hebben de Vlamingen niets te vieren, mijnheer de eerste minister.
Met uw regering blijft de Vlaming nog altijd de melkkoe van het Belgische systeem. In Vlaanderen bedraagt de werkzaamheidsgraad bijna 80 %. Waarom moeten de Vlamingen van u dan nog meer bijdragen om de Waalse en Brusselse putten te vullen? Het is niet de Vlaming die te weinig betaalt, maar de overheid die te veel uitgeeft. Het geld is niet op, België is op.
Als u zegt dat de Belgische Titanic aan het zinken is, dan moet u overstappen op een ander schip. U moet werk maken van fiscale autonomie en van een splitsing van de sociale zekerheid. U hebt dat zelf vóór de verkiezingen aan al uw kiezers beloofd, maar u hebt er niets mee gedaan. Doe dat in plaats van te morrelen in de marge op de kap van de Vlamingen, zoals u nu al een jaar bezig bent.
François De Smet:
Monsieur le premier ministre, je vous remercie de votre réponse.
Je retiens votre vibrant appel à ce que vos partenaires de majorité cessent d'être paralysés par la peur. C'est tout l'enjeu, quand même, pour vos partenaires de coalition. Vont-ils réussir à se dépasser? Vont-ils arriver à penser parfois même contre leurs propres intérêts ou ceux de ce qu'ils pensent être leur électorat? Par exemple, le MR, dont chacun aura noté qu'il est le seul parti de gouvernement à vous avoir interrogé, et dont on aura aussi remarqué que M. Bouchez ne vous a pas spécialement applaudi, va-t-il être capable de parvenir à des compromis et d'oublier qu'on ne gouverne pas pour faire campagne, mais qu'on fait campagne pour gouverner?
Il y a un philosophe, Jean-Paul Sartre, qui disait que le plus difficile en philosophie est de parvenir à penser contre soi-même. Eh bien, je crois que, pour parvenir à diriger la Belgique, singulièrement quand il faut opérer des choix extrêmement difficiles, et la nature des choix, personne ne la conteste, c'est un moment extrêmement difficile, il faut arriver à pouvoir gouverner contre soi-même. C'est tout le mal que je vous souhaite.
Georges-Louis Bouchez:
Vous savez, je crois que, dans la vie, il faut parfois accepter de se laisser insulter par les tricheurs pour ne pas faire partie de l'un d'eux. En tout cas, je trouve toujours assez drôle de recevoir des leçons de gestion de quelqu'un qui a mis Charleroi en faillite et qui préside un parti qui a conduit la Wallonie et Bruxelles à être les régions avec les plus faibles taux d'emploi, les plus hauts niveaux de déficit et de pauvreté, et de venir nous expliquer qu'il détient maintenant toutes les solutions, depuis qu'il a quitté le pouvoir voici quelques mois.
Plus sérieusement, monsieur le premier ministre, nous avons un accroissement de nos dépenses de sécurité sociale de 88 % en 10 ans, soit le triple de l'inflation. Cela représente 66 % du budget de l'État, soit le double de l'inflation, pour une croissance de moins de 20 %. Notre problème, mesdames et messieurs, n'est pas idéologique; il est mathématique: nous avons une structure de coûts qui est devenue intenable.
Nous devons relancer la croissance, faire en sorte que les Belges fassent leurs courses en Belgique. À cette fin, nous devons baisser les impôts et les (…)
Sarah Schlitz:
Monsieur le premier ministre, la ficelle est un peu grosse! Dans le cadre de votre projet, votre budget ne tient pas la route, en raison de vos choix politiques. Même les observateurs les plus frileux ont bien dû l'admettre: on ne peut pas imputer ce déficit budgétaire à la guerre en Iran.
Pourtant, vous allez une nouvelle fois nous expliquer qu'il faut encore réduire les dépenses et mettre l'État au régime. Mais en quoi cela consiste-t-il? Diminuer les dépenses du fédéral et réduire les mécanismes de solidarité. Bingo, cela correspond exactement à votre projet nationaliste flamand!
Eh bien, monsieur le premier ministre, je dois avouer que j'aurais préféré vous voir, dans la nuit de lundi à mardi, célébrer la victoire avec nos Diables rouges. Mais après tout, personne ne peut vous y contraindre.
En revanche, rester silencieux face aux victimes de la crise climatique et ne pas anticiper la menace qui pèse sur la population, eh bien c'est (…)
Kjell Vander Elst:
Mijnheer de premier, uw verwijzing naar de geopolitieke situatie is te gemakkelijk. U doet alsof de vorige regering een heel goede en gemakkelijke geopolitieke situatie had geërfd. Die verwijzing is heel goedkoop.
Uw tijdlijn klopt ook niet. Terwijl u continu op de rem staat, hebben wij te maken met een recordaantal faillissementen in ons land. Terwijl u deadline na deadline mist en uw ploeg rustig op vakantie gaat, stapelen we de tekorten op en blijft u achter met het grootste begrotingstekort van de eurozone. Uw antwoord daarop is dat u tijdens uw vakantie aan ons zult denken.
Er is uitstel na uitstel na uitstel. U lijdt aan uitstelgedrag en dat is in de huidige tijden onverantwoord. Onze economie bloedt en onze zelfstandigen en ondernemers zien af. Stop met temporiseren en kom met een begroting naar het Parlement. Mijn generatie en de toekomstige generaties zullen immers al die tekorten, schulden en belastingen moeten afbetalen.
Raoul Hedebouw:
Mijnheer de premier, de vraag is toch duidelijk? Vanwaar moet het geld komen? Het geld kan van de werkende klasse komen. In dat geval zult u het geld nogmaals halen bij de gepensioneerden, bij een btw-verhoging, bij gemorrel aan de index of bij de openbare diensten. Dat is de consensus, namelijk "there is no alternative" . Dat is uw programma. Het geld kan echter ook bij de sterkste schouders worden gehaald. Het geld moet ergens vandaan komen. De PVDA stelt een positief aspect vast, namelijk dat er eindelijk ook door andere partijen over wordt nagedacht om de rijken echt te doen betalen. De vraag is of het opnieuw om symboolpolitiek gaat en wij opnieuw de mensen zullen doen betalen. "Sire, taxons les pauvres: ils sont plus nombreux." Cela fait des années que l'on mène cette politique-là, car c'est la plus simple. En revanche, pour oser aller chercher l'argent chez les plus riches, il n'y a personne au balcon. Dat is de keuze. Economisch gezien gaan wij kapot omdat wij niet meer kunnen investeren in onze economie, omdat u het geld niet durft te gaan halen waar het zit. (…)
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Vraag: Het belang van internationale handelsakkoorden
economie en werkHet belang van internationale handelsakkoorden
Beantwoord door
N-VA Bart De Wever (Eerste minister)
Paul Magnette
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
Patrick Prévot
op 18 juni 2026
Bekijk antwoord
Samenvatting summaryExplanation
Georges-Louis Bouchez en Bart De Wever benadrukken het succes van het CETA-handelsakkoord met Canada, wijzend op sterke exportgroei (270% voor Wallonië, verdriedubbeling in agrovoeding) en economische voordelen zoals 2 miljard euro winst voor Wallonië, terwijl ze pleiten voor nieuwe EU-handelsakkoorden, met name met Afrika, als tegenwicht tegen Amerikaanse en Chinese dominantie. Paul Magnette (PS) bekritiseert CETA als een bedreiging voor sociale, milieunormen en staatssoevereiniteit via private arbitrage, en beschuldigt Bouchez’ MR en De Wever van consistentie in het verdedigen van multinationals ten koste van lokale belangen, terwijl hij de "garanties" uit 2016 als essentieel maar onvoldoende bestempelt. Maxime Prévot (Les Engagés) erkent dat eerdere vrees voor landbouwschade onterecht bleek en pleit nu voor pragmatisme, in contrast met de PS die volgens hem vasthoudt aan verouderde ideologie, terwijl Bouchez Magnettes kritiek afdoet als ongefundeerd en wijst op de feiten over exportgroei en juridische misvattingen.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le premier ministre, l'actualité est un éternel recommencement. Il y a dix ans, on parlait du Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), un accord commercial. À l'époque, un honorable collègue avait publié un livre appelé CETA, Quand l'Europe déraille .
(M. Bouchez montre le livre de Paul Magnette, CETA, Quand l'Europe déraille.)
Je vous rassure, je ne l'ai pas acheté, mais j'ai aussi des amis de gauche qui, manifestement, ont lu des choses relativement inutiles.
Figurez-vous que je l'ai relu, parce que c'est toujours intéressant quand les politiques s'expriment. Ils ont parfois ce luxe de ne jamais devoir rendre de comptes dans le futur de ce qu'ils ont dit à un moment donné. Ici, l'auteur du livre, c'est celui qui nous avait dit qu'il fallait interdire l'e ‑ commerce, qui est le moteur de développement de l'aéroport de Liège; c'est celui qui nous a dit texto "la page du nucléaire en Belgique est tournée"; et c'est celui qui nous avait dit également que le CETA allait détruire nos services publics, notre agriculture et les PME.
Le résultat, aujourd'hui, quel est-il? Les exportations ont augmenté de 270 % depuis la Wallonie vers le Canada. Les barrières douanières ont été supprimées pour les PME à 98 %. L'agriculture et l'agroalimentaire, qui allaient soi-disant souffrir, ont triplé leurs exportations vers le Canada. La balance commerciale est positive de près de 70 millions d'euros. Le gain pour la Wallonie, que vous avez dirigée, monsieur le président du PS, est aujourd'hui de 2 milliards d'euros.
Alors, monsieur le premier ministre, vu le succès d'un tel accord commercial et le contexte international, pouvez-vous nous éclairer sur les nouveaux accords commerciaux à signer pour l'Union européenne et notre (…)
Bart De Wever:
Cher collègue, vous avez de mauvais amis qui vous offrent de mauvais livres. Heureusement, ils n’ont pas réussi à vous convertir. Je vous remercie pour votre question.
Avec plus de dix ans de retard, le Parlement wallon a enfin donné hier son feu vert à l’accord commercial du CETA. Ce n’est un secret pour personne que je suis un fervent défenseur du libre ‑ é change. Je me r é jouis que la Wallonie ait enfin d é cid é de ratifier cet accord.
Les effets positifs du libre ‑ é change ne sont plus à d é montrer. Tous les rapports sur l ’ impact du CETA sur notre é conomie l ’ attestent. En Flandre comme en Wallonie, les exportations vers le Canada ont connu une hausse spectaculaire depuis la mise en œ uvre de l ’ accord au niveau europ é en, et ce sont surtout nos PME qui en tirent profit.
Espérons que les effets positifs de ce pacte puissent servir de source d’inspiration pour poursuivre au niveau européen le renforcement du libre ‑ é change avec des nations amies. C ’ est le meilleur rem è de contre la vague de protectionnisme qui nous frappe malheureusement à nouveau ces derniers temps et contre les pratiques commerciales d é loyales de certains grands É tats qui sapent notre industrie.
Plus de libre ‑ é change, c ’ est plus de prosp é rit é . C ’ est la voie à suivre, et je suis convaincu que nous sommes sur la m ê me longueur d ’ onde, monsieur Bouchez. Vous avez aussi de bons amis.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le premier ministre, je vous remercie pour votre réponse.
Vous vous rendrez au Conseil européen dans les prochaines heures et il est véritablement fondamental de pouvoir accroître nos capacités. Nous subirons sans doute les mêmes critiques pour le CETA que celles qu’a dû subir le Mercosur.
Cependant, malgré ces critiques, il est indispensable de signer de nouveaux accords commerciaux. Je pense en particulier à l’Afrique, qui est véritablement un continent doté d’une grande dynamique démographique et de capacités économiques en devenir. C’est un enjeu majeur si l’Europe ne veut pas être réduite au rôle de spectatrice sur la scène internationale.
Face à l’impérialisme des États ‑ Unis d ’ un c ô t é et de la Chine de l ’ autre, l ’ Europe a un r ô le à jouer. Gr â ce à des accords commerciaux, nous pourrons garantir la paix et parfois m ê me la r é tablir – comme l ’ actualit é r é cente nous l ’ a encore montr é –, mais certainement pas avec des droits de douane ou un repli identitaire.
Voorzitter:
J'ai l'impression que M. Magnette invoque un fait personnel.
Persoonlijk feit
Fait personnel
Paul Magnette:
Merci, monsieur le président. Nous avons quand même appris une bonne nouvelle aujourd'hui: M. Bouchez a lu un livre. Tout arrive. Et un bon livre, en plus.
Nous n'allons pas refaire le débat que nous avons eu longuement à l'époque. Le CETA est un accord commercial et économique. Lorsque nous nous y sommes opposés, nous avons obtenu, avec M. Prévot, qui était alors le numéro deux du gouvernement wallon, des garanties importantes. À l'époque, il était vent debout contre le CETA. Ce n'étaient pas encore Les Engagés, mais le cdH. Quand Les Engagés gouvernent avec les socialistes, ils défendent les valeurs sociales, la santé et l'environnement. Quand Les Engagés gouvernent avec le MR, ils défendent la liberté du commerce et les multinationales qui peuvent attaquer les États. Ils changent ainsi en fonction du sens du vent. Le MR, lui, a au moins le mérite de la constance: contre les intérêts des agriculteurs, contre les intérêts des producteurs locaux. Vous avez défendu le CETA, vous défendez aujourd'hui le Mercosur et toute une série d'autres accords.
Mais ce que vous oubliez, c'est qu'à l'époque, nous n'avons pas seulement obtenu des garanties pour protéger les législations sociales (…)
Voorzitter:
Je dois vous interrompre, monsieur Magnette. Dans le cadre de ce fait personnel, je vous demande de bien vouloir répondre à M. Bouchez, qui en est à l'origine.
Paul Magnette:
Je faisais une petite incise parce que j'avais le plaisir de revoir M. Maxime Prévot et que cela me rappelait d'excellents souvenirs. Pour le reste, je réponds effectivement au MR.
Ce traité est un traité économique et commercial. Sur le plan commercial, nous avons obtenu des garanties pour protéger nos législations sociales, environnementales et de santé publique. Par ailleurs, le volet économique du traité n'est jamais entré en vigueur. Tant qu'il ne sera pas ratifié, il n'entrera pas en vigueur. Pourquoi est-ce si important? Parce que ce volet économique permettrait à des multinationales d'attaquer un État devant des tribunaux privés lorsqu'il adopte une législation visant à protéger ses citoyens, leur santé ou l'environnement.
Oui, il y a dix ans, nous nous sommes dressés contre ce traité. Et aujourd'hui encore, les socialistes se battront contre toutes les formes de traités internationaux qui bradent notre économie et permettent à des multinationales extrêmement riches d'attaquer les États et les législations qui protègent nos citoyens.
Nous avons, nous, monsieur le président, chers collègues, le mérite de la constance.
Voorzitter:
Monsieur Bouchez.
Georges-Louis Bouchez:
Merci, monsieur le président. Je ne sais pas si nous irons loin à la coupe du monde de football, et je le souhaite, mais avec M. Magnette, nous avons le candidat idéal pour le championnat du monde de la rame! Manifestement, M. Magnette fait toujours ça quand il n'a pas d'arguments sur le fond, il insulte la personne. Je ne soulignerai pas l'immense mépris (…)
(Intervention supprimée à la demande du président)
Voorzitter:
Il n'y a qu'un député qui a la parole et c'est M. Bouchez.
Georges-Louis Bouchez:
Je ne m'abaisserai pas à vos niveaux de réponse. C'est toujours très bien d'écrire des livres. Monsieur Magnette, vous n'êtes plus aujourd'hui professeur d'université. Vous êtes un responsable politique engagé en politique depuis 2006. Vous vous êtes engagé en politique lorsque j'étais à l'université. Oui, vous devez répondre de votre bilan, et vous pouvez essayer de chercher tous les prétextes. Vous nous avez par exemple expliqué que l'agriculture allait être menacée, je vous ai démontré dans ma réponse qu'aujourd'hui, les exportations agro-alimentaires ont triplé.
Vous avez également évoqué le fait de pouvoir attaquer devant des juridictions civiles, ce qui est faux. Aujourd'hui, c'est un processus d'arbitrage qui est prévu. Enfin, quand vous dites, monsieur Magnette, que vous avez modifié des choses dans ce texte, s'il vous plaît, gardez votre dignité à défaut de garder la vérité. Tout le monde sait très bien que vous n'avez pas modifié ce texte mais que (…)
Voorzitter:
Le gouvernement demande la parole.
(Vives protestations de M. Patrick Prévot et sur les bancs du PS)
Collega’s, net zoals vorige week zal ik in het verslag persoonlijke aantijgingen laten schrappen.
De regering vraagt het woord.
Maxime Prévot:
Monsieur le président, pour le compte rendu, je commence par préciser que le M. Prévot qui répond n'est pas celui concerné par la remarque sur la buvette.
Je vais éviter de rentrer dans le champ des attaques interpersonnelles auxquelles nous avons assisté, mais seulement répondre sur les questions factuelles auxquelles M. Magnette a pu m'inviter.
Effectivement, et je ne le renie pas – je n'en ai aucune honte, j'en ai même de la fierté – il y a dix ans, nous combattions ensemble ce traité, parce que nous éprouvions des craintes gigantesques quant à l'impact que celui-ci pourrait avoir, pour ce qui vous concerne peut-être davantage sur la question des services publics, et pour ce qui nous concernait à l'époque, surtout sur la question du monde agricole.
Nous sommes dix ans plus tard, et le constat objectif, dénué de toute posture idéologique, de tout slogan derrière lequel on cherche à s'abriter, est que les résultats que nous pouvions craindre ne sont pas ceux que nous devons aujourd'hui enregistrer. Le monde agricole n'a pas été attaqué frontalement comme nous le craignions. Les résultats économiques, pour nos PME comme pour le monde de l'agriculture, sont meilleurs.
Je n'ai donc aucune honte aujourd'hui à reconnaitre que les craintes de l'époque étaient infondées. Il y a donc matière aujourd'hui à accorder cette confiance, à aller de l'avant et à ne pas vivre sous cloche dans la réalité d'il y a dix ans, alors que nous connaissons aujourd'hui de surcroit un monde de plus en plus transactionnel, à la géopolitique de plus en plus perturbée. Il est nécessaire pour l'Europe de développer son autonomie, de développer ses partenariats et de les diversifier également en matière commerciale.
Sans aucune honte, parce que c'est peut-être cela aussi qui différencie les Engagés des socialistes: nous ne cherchons pas à affronter les défis de demain en restant uniquement ancrés dans les recettes d'hier. Je vous remercie.
Patrick Prévot:
(…)!
Voorzitter:
Monsieur Prévot, je vous ai dit que j'allais corriger le compte rendu.
Patrick Prévot:
(…)
Voorzitter:
C’est ce que j’essaie de faire.
Patrick Prévot:
(…)
Voorzitter:
Neen, mensen, alstublieft, we gaan er geen circus van maken. Het woord is aan de heer Vander Elst en minister Clarinval zal daarop antwoorden.
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Vraag: De politieke druk in het OGEO FUND-dossier
veiligheid, justitie en defensieDe politieke druk in het OGEO FUND-dossier
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Samenvatting summaryExplanation
Georges-Louis Bouchez wijst op opnames gepubliceerd door Sud Presse waarin dr. Joris, een vertrouweling van Elio Di Rupo, claimt 350.000 euro te hebben ontvangen voor bemiddeling bij de verkoop van Ogeo Fund-participaties en een SNCB-terrein onder marktwaarde, met vermeende tussenkomst van Di Rupo en ex-minister Marcourt, maar benadrukt dat hij "niemand beschuldigt". Hij vraagt of de FSMA een onderzoek zal instellen en bekritiseert de "verrassende discretie" rond de zaak, die volgens hem verdacht veel weg heeft van "invloedhandel en corruptie". Minister Jan Jambon antwoordt dat de FSMA nog geen klacht ontving en wijst op het lopende gerechtelijk onderzoek, waarbij hij uit respect voor de procedure weigert verdere commentaar te geven, maar hoopt op "opheldering". Bouchez blijft ontevreden en pleit voor een parlementaire ondervraging van Joris en mogelijk Di Rupo, omdat "het beschermen van publiek geld" en de ernst van de beschuldigingen dat volgens hem vereisen, ook al zijn de beweringen nog niet bewezen.
Georges-Louis Bouchez:
Le dossier Nethys-Publifin, c'est un peu comme un chewing-gum accroché à votre chaussure. Chaque fois que vous croyez vous en être débarrassé, il revient, il colle, il reste sur vos doigts, il se retrouve sur votre pantalon. C'est vraiment l'enfer.
Aujourd'hui, la dernière révélation émane du groupe Sud Presse, qui a publié des enregistrements téléphoniques du docteur Joris. Je ne vais pas évoquer ici son rôle éventuel à l'INAMI, mais il se fait que le docteur Joris est un proche d'Elio Di Rupo. Dans ces enregistrements, il se vante d'être intervenu dans la vente des participations détenues par Ogeo Fund dans le groupe immobilier Land Invest Group au profit de Cavens. Il affirme avoir perçu 350 000 euros pour cette opération et explique les démarches qu'il aurait entreprises. Il déclare avoir téléphoné à Elio Di Rupo, lequel aurait contacté Jean-Claude Marcourt, alors ministre PS de l'Économie. Jean-Claude Marcourt aurait ensuite appelé Ogeo Fund en lui indiquant qu'il devait vendre.
Un deuxième élément est également troublant. Le docteur Joris affirme avoir réussi à obtenir la vente d'un terrain appartenant à la SNCB, au sein de laquelle il siégeait comme administrateur pour le Parti Socialiste. Selon ses déclarations, ce terrain a été vendu à la banque Optima, qui l'aurait ensuite revendu à Land Invest Group. Ce qui est particulièrement interpellant, c'est que la SNCB aurait vendu ce terrain à un prix inférieur de 100 euros par mètre carré à celui qu'elle souhaitait obtenir.
Monsieur le ministre, je n'accuse personne. Je me borne à relater des informations publiées dans la presse. Je vous pose donc une question très simple: la FSMA mènera-t-elle une enquête sur ces opérations financières, ainsi que la SNCB?
Jan Jambon:
Cher collègue, la FSMA exerce un contrôle continu sur les institutions relevant de sa compétence, y compris Ogeo.
Dans l'exercice de ses missions, elle est tenue au respect du secret professionnel, conformément aux dispositions légales applicables. Dans certaines circonstances, lorsque les besoins d'une enquête judiciaire le justifient, ce secret professionnel peut être levé.
Après avoir pris contact avec la FSMA, celle-ci m'a confirmé qu'elle n'a à ce stade pas connaissance de l'existence d'une plainte introduite auprès d'elle dans le cadre de cette affaire.
J'ai également appris qu'une plainte avait été déposée auprès de la justice dans ce dossier. Dans ces circonstances et par respect pour la procédure en cours, il ne m'appartient pas de formuler le moindre commentaire ni de faire quelque déclaration que ce soit à ce sujet.
Tout comme vous, j'espère que la lumière sera faite sur cette affaire.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le ministre, je reste un peu sur ma faim. J'entends qu'une certaine confidentialité doit être respectée, et je pense d'ailleurs que nous pourrions peut-être poser quelques questions à la FSMA. La relative discrétion autour de ces révélations me surprend. J'ai parfois publié des tweets qui ont donné lieu à des affaires d'État pendant un mois. Ici, nous parlons tout de même de trafic d'influence potentiel et de corruption, ce qui n'a manifestement pas l'air de fortement émouvoir. Chers collègues, compte tenu de la situation et du fait que nous avons le devoir de protéger les deniers publics, il me semblerait intéressant d'entendre M. Joris, et éventuellement M. Di Rupo, dans ce Parlement. Je ne dis pas que les propos tenus par M. Joris sont conformes à la réalité, mais que lorsqu'une telle affaire apparaît dans le débat public, il est de notre responsabilité de faire la clarté.
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Vraag: Niet-samendrukbare straffen in België voor gruwelijke misdaden
Vraag: De zaak-Horion
Niet-samendrukbare straffen in België voor gruwelijke misdaden
De zaak-Horion
Zware onherroepelijke straffen voor ernstige misdrijven in België summaryExplanationBekijk antwoord
Samenvatting summaryExplanation
Bouchez en Van Hoecke bekritiseren scherp dat gevaarlijke misdadigers zoals moordenaars (o.a. Kabunda, Horion) en terroristen (Bakkali) te vroeg vrijkomen door zwakke strafuitvoering, ondanks levenslange straffen of adviezen over hoog recidiverisico, wat volgens hen het vertrouwen in justitie ondermijnt. Verlinden benadrukt dat rechters binnen het wettelijk kader handelen en dat politieke inmenging in individuele zaken de rechtsstaat aantast, maar staat open voor debat over strafrechthervorming via wetswijzigingen (bv. Ducarmes voorstel). Bouchez eist snellere invoering van peines incompressibles (zoals in het regeerakkoord beloofd) en wijst op de plicht om de samenleving te beschermen, terwijl Van Hoecke de regering beschuldigt van gebrek aan daadkracht en vraagt wie strafverzwarende maatregelen blokkeert. Beide oppositieleden stellen dat het huidige systeem slachtoffers en burgers in de steek laat.
Georges-Louis Bouchez:
Merci monsieur le président. Il est intéressant que ce thème suive le précédent. J'ai entendu des collègues qui, manifestement, ont des grandes idées sur le monde: la prison ne serait plus adaptée. Donc, assumez de faire sortir ces gens en rue, des gens qui représentent des dangers publics manifestes. Je vais vous donner deux petits exemples au hasard, issus de l'actualité.
Il y a, d'abord, M. Kabunda. Ne riez pas, parce que votre parti a une fameuse responsabilité! M. Kabunda, c'est quelqu'un qui a tué une petite fille de 18 mois. Il a laissé sa compagne pour morte, après avoir tué la grand-mère de celle-ci. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité en 2010. Eh bien! Figurez-vous, mesdames et messieurs, qu'il va pouvoir sortir en 2026. La vie d'une petite fille de 18 mois, d'une dame âgée qui n'avait rien demandé, la situation de sa compagne, cela vaut 16 ans en Belgique. Après ça, vous pouvez sortir, cela ne pose aucune difficulté…
L'autre cas, très intéressant, est celui de M. Bakkali. Figurez-vous que M. Bakkali est l'un des cerveaux des attentats du 13 novembre 2015 et également de l'attentat déjoué dans le Thalys. Il a été condamné en France. Les Français n'étaient pas très enthousiastes à l'idée de nous le transférer, parce qu'ils connaissent notre système. Figurez-vous qu'il va pouvoir bénéficier de congés pénitentiaires, parce qu'on espère peut-être que cette personne va un jour retrouver le droit chemin et le sens de nos valeurs communes.
Alors, madame la ministre, je voudrais vous dire une chose. Votre rôle n'est pas de faire sortir des gens de prison. Votre rôle est de faire en sorte que les personnes dangereuses pour la société y restent; parce que, oui, et mon parti l'assume, il y a des gens qui ne sont pas réinsérables. C'est la raison pour laquelle je vous interroge aujourd'hui pour savoir quand nous allons appliquer les peines incompressibles prévues dans l'accord de gouvernement, parce que, pour les terroristes, les pédophiles, les violeurs et certains meurtriers, la prison est la seule solution.
Alexander Van Hoecke:
Een seriemoordenaar vermoordt op de meest gruwelijke wijze 6 personen, waaronder een 13-jarig meisje en een heel gezin. Die seriemoordenaar wordt terecht veroordeeld tot een levenslange celstraf. Een paar jaar later beslissen gerechtspsychiaters dat die seriemoordenaar niet meer gevaarlijk is en dus het recht heeft de gevangenis te verlaten. Om overduidelijke redenen, mevrouw de minister, wordt die seriemoordenaar niet meteen vrijgelaten. Wat gebeurt er dan? Die seriemoordenaar start met zijn advocaten een procedureslag. Daardoor wordt de Belgische belastingbetaler uiteindelijk veroordeeld tot het betalen van dwangsommen, namelijk 1.000 euro per dag dat die seriemoordenaar nog in de gevangenis zit. Die dwangsommen zijn ondertussen opgelopen tot 750.000 euro.
Dat is, mevrouw de minister, het verhaal van seriemoordenaar Freddy Horion, dat iedereen hier ondertussen kent. Vandaag mag Horion de gevangenis verlaten met een enkelband, ondanks dat het openbaar ministerie een advies gaf aan de rechter waarin heel duidelijk en letterlijk stond dat Horion een tikkende tijdbom is met een zeer hoog risico op recidive. De rechtbank heeft dat advies gewoon genegeerd en naast zich neergelegd. Vandaag mag Freddy Horion naar een zorghuis.
U bent de minister van Justitie van dit land. Hoe is dat mogelijk? Hoe legt u dat uit aan de mensen? Hoe legt u dat uit aan de slachtoffers en de nabestaanden van Horion? Vooral, hoe legt u dat uit aan alle slachtoffers in dit land die opnieuw met de neus op de feiten worden gedrukt dat een straf in België nooit, maar dan ook nooit, effectief wordt uitgevoerd?
Annelies Verlinden:
Collega’s, de beslissing van de strafuitvoeringsrechtbank in de zaak-Horion riep de voorbije dagen bijzonder sterke emoties op, in het bijzonder bij de nabestaanden van de slachtoffers. Met het grootst mogelijke respect en met veel nederigheid wil ik zeggen dat ik dat heel goed begrijp. Ik sprak hen eerder ook al over dit dossier. Wanneer mensen dierbaren verliezen door dergelijke uitzonderlijk gewelddadige feiten gaat dat verdriet nooit meer weg.
Toen Horion deze week na 47 jaar de gevangenis mocht verlaten, heeft dat onvermijdelijk oude wonden opengereten. We moeten er alles aan doen om die emoties een plaats te geven in de manier waarop we als overheid en Justitie met dergelijke dossiers omgaan.
Zelfs al zou ik als mens allerlei zaken willen vinden over deze of gene uitspraak, zoals de uitspraak waarnaar collega Bouchez verwees, ik kan en mag binnen onze rechtsstaat dergelijke rechterlijke beslissingen over de toekenning en de uitvoering van straffen echter niet becommentariëren. De vele rechterlijke beslissingen, ook in deze dossiers, worden genomen door onafhankelijke rechters op basis van een kader dat door dit Parlement wordt vastgelegd. Dat principe geldt voor elk strafrechtelijk dossier, ongeacht de aard van de feiten.
Ik sta uiteraard open voor elk debat in deze Kamer om te delibereren over hoe we op een zo rechtvaardig mogelijke manier met ons strafrechtbeleid kunnen omgaan. Collega Ducarme kondigde twee weken geleden aan dat hij vorige week met een nieuw wetsvoorstel zou komen om het over deze problematiek te hebben.
Je tiens toutefois à souligner que la décision dans le dossier Horion n'est pas complètement inattendue. Elle est l'aboutissement d'un long parcours judiciaire, au cours duquel différentes instances se sont prononcées.
En novembre 2023, la cour d'appel d'Anvers a décidé que M. Horion devait être admis en résidence dans un établissement spécialisé hors de la prison, en vue d'une préparation progressive à un éventuel retour dans la société. Cette décision a été assortie d'astreintes.
Par la suite, un parcours d'accompagnement intensif a été mis en place pendant plusieurs années avec la participation du service psychosocial de la prison de l'établissement concerné, de l'intéressé lui-même et de son avocat. Le tribunal d'application des peines a rendu sa décision sur la base des résultats de ce parcours et des critères légaux, malgré l'avis rendu par le ministère public.
En fin de compte, pour moi, ce dossier touche à un principe fondamental, à savoir la manière dont nous organisons notre société en tant qu' É tat de droit, lequel signifie que les règles qui régissent notre société résultent d'un processus démocratique et parlementaire et que les juges peuvent prendre des décisions sur la base de ces règles et des faits qui leur sont soumis, à l'abri de pressions politiques, d'influence de l'opinion publique ou d'indignation sociale.
Over die regels kunnen en mogen we een debat voeren. Dat debat is legitiem en, zoals ook aangetoond in het maatschappelijk debat van de laatste dagen naar aanleiding van het dossier-Horion, wat mij betreft zelfs noodzakelijk.
De plaats bij uitstek daarvoor is dit Parlement, waar wetten worden gemaakt en gewijzigd, niet door middel van kritiek op individuele rechters die binnen het bestaande wettelijk kader beslissingen nemen. Dat onderscheid bewaken, is voor mij essentieel, niet alleen voor deze zaak, maar voor het vertrouwen in onze rechtsstaat als geheel.
Ik ben meer dan wie ook ter jullie beschikking om dit debat verder te zetten en bijvoorbeeld te discussiëren over het wetsvoorstel van de heer Ducarme, zodra mij dat wordt bezorgd.
Georges-Louis Bouchez:
Merci, madame la ministre. Vous avez parlé de l’État de droit. Je pense qu’il faut tout de même rappeler dans cet hémicycle que l’État de droit, c’est aussi protéger les personnes innocentes. L’État de droit, c’est permettre aux victimes d’obtenir réparation. L’État de droit, c’est permettre à la société de se prémunir contre des personnes qui, manifestement, ne sont pas faites pour vivre en son sein. Vous avez évoqué les deux propositions déposées par le député Denis Ducarme: l’une visant à porter les peines incompressibles à trois cinquièmes de la peine, l’autre visant à permettre au parquet, au ministère public, d’introduire des recours contre les décisions du tribunal d’application des peines concernant leurs aménagements.
Néanmoins, madame la ministre, je voudrais vous dire que toutes ces mesures figurent déjà dans l’accord de gouvernement. Vous ne devez pas consacrer tout votre temps à chercher comment faire sortir des personnes de prison. Votre mission consiste à appliquer l’accord de gouvernement, y compris en ce qui concerne l’expulsion des détenus étrangers.
Alexander Van Hoecke:
Mevrouw de minister, we moeten ons echt eens afvragen waarom we in dit land überhaupt nog gevangenisstraffen uitspreken. Waarom veroordelen we nog seriemoordenaars, verkrachters en pedofielen tot gevangenisstraffen van x aantal jaar of levenslang, als die straffen toch nooit worden uitgevoerd? Dat debat moeten wij voeren, want een land waar een seriemoordenaar die een heel gezin heeft uitgemoord en kinderen heeft vermoord, na enkele jaren vrijkomt, terwijl het openbaar ministerie zegt dat hij een tikkende tijdbom is, is een land dat ziek is. Mijnheer Bouchez, ik hoor u heel graag zeggen dat het tijd is om te stoppen met strafkortingen. Frankrijk doet het, wij kunnen het ook doen. U hebt dat voorstel echter al gedaan in de plenaire vergadering. Wie houdt u tegen? Ik vermoed dat u daarvoor geen steun van de hele regering zult krijgen. Onze steun hebt u. Wij reiken u daarvoor de hand. Als iemand u tegenhoudt, laat dan alstublieft weten wie dat is. Is het Vooruit, is het cd&v of is het de minister zelf? Het wordt tijd om dat effectief aan te passen.
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Vraag: Het rapport 2026 van het RIZIV en de mateloze mildheid van de ziekenfondsen
gezondheid en welzijnHet rapport 2026 van het RIZIV en de mateloze mildheid van de ziekenfondsen
Beantwoord door
Vooruit Frank Vandenbroucke (Minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid)
op 23 april 2026
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Samenvatting summaryExplanation
Volgens Georges-Louis Bouchez toont een INAMI-rapport aan dat slechts 16% van de langdurig arbeidsongeschikten terecht tot hun pensioen in invaliditeit blijft, terwijl 67% hun job zou kunnen hervatten, wat wijst op systeemmisbruik door mutualiteiten – hij beschuldigt de regering van laks toezicht en eist staatscontrole in plaats van mutualiteitsbeheer. Frank Vandenbroucke verdedigt zijn eigen controlemethodes (ingesteld in 2024), zoals verplichte herEvaluaties na 12 maanden en financiële sancties voor mutualiteiten, maar stelt dat verdere stappen niet nodig zijn. Bouchez bekritiseert dit als onvoldoende, wijst op 700.000 langdurig zieken tegen 2030 en noemt het oneerlijk voor belastingbetalers, terwijl hij de regering lobbyisme voor mutualiteiten verweet en budgettaire blokkade dreigt zonder hervorming.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le ministre, le Conseil supérieur de l'emploi indique que la Belgique est la championne d'Europe des maladies de longue durée et des personnes qui sont en incapacité de travail pour cette raison. Je me suis demandé comment c'était possible, alors que nous avons l'un des droits du travail les plus protecteurs. Du reste, la gauche se targue en permanence de dire: "Chez nous, le droit est très dur, en prévoyant de longues périodes de préavis et des règles très strictes. Le bien-être au travail est essentiel." Pourtant, nous sommes – et de très loin – les leaders européens en termes d'incapacité de longue durée.
Monsieur le ministre, plusieurs rapports ont été publiés par l'INAMI. Nous vous avons déjà interrogé sur les deux premiers. En l'occurrence, un troisième a été divulgué par la presse. Venant d'être établi en 2026, il s'intéresse aux données 2024. Que dit-il? Il a analysé les décisions des mutuelles de placer en incapacité, jusqu'à la retraite, des groupes de personnes. L'INAMI a voulu vérifier s'il était justifié que celles-ci restent en incapacité jusqu'à l'âge de leur pension. Eh bien, figurez-vous, chers collègues, que seulement dans 16 % des cas, l'INAMI considère que ces personnes doivent rester en incapacité de longue durée jusqu'à leur retraite. Dans 67 % des cas, ces personnes pourraient reprendre un emploi dans leur profession de référence.
Monsieur le ministre, je sais que, la dernière fois, vous nous aviez recommandé de ne pas nous fier aux échantillons. Puis, vous nous avez affirmé que c'étaient les conséquences de la Suédoise. Ici, cela commence à être compliqué. En effet, c'est la troisième fois que l'on travaille sur des échantillons et que l'on débouche sur les mêmes résultats. En 2024, vous étiez déjà ministre de la Santé.
Monsieur le ministre, ma question est très simple. Quand allons-nous mettre fin à cette mascarade et reprendre le contrôle au moyen d'une gestion par l' É tat, et non par les mutuelles?
Frank Vandenbroucke:
Le rapport que vous citez, monsieur Bouchez, présente les résultats définitifs d'un contrôle que j'ai moi-même décidé, conçu et lancé en 2024, qui a déjà été débattu largement dans la presse en octobre, et largement débattu en plénière et en commission, plusieurs fois. En ce sens, vraiment merci de répéter à nouveau que j'ai pris une bonne initiative en lançant cette enquête.
Donc, il n'y a rien de nouveau. Ce qui est important, ce sont les conclusions. Les conclusions ont été tirées, et on va les appliquer. On les applique déjà en partie parce que depuis 2024, il y a une convocation physique le quatrième mois, le septième mois, le onzième mois. J'ai obligé les mutuelles à l'organiser pour vraiment réévaluer la situation des personnes concernées. Deuxièmement, ce qui est absolument crucial, c'est qu'on prévoit maintenant qu'après 12 mois d'invalidité au plus tard, il faudra une nouvelle évaluation. Sans nouvelle évaluation et contrôle, l'allocation prendra fin. C'est ce qu'il faut faire. D'ailleurs, les mutualités seront responsabilisées financièrement de façon très conséquente sur les résultats liés à ces contrôles thématiques que j'ai moi-même lancés en 2024. Donc, merci vraiment pour l'intérêt que vous leur portez. Je crois que le gouvernement doit continuer à faire ce qu'il a décidé, mais rien d'autre.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le ministre, j'ai beaucoup aimé votre réponse, vous essayez d'avoir les rieurs de votre côté et c'est toujours bien. Cependant, ce qui ne fait pas rire les contribuables alors que votre parti réclame de la fiscalité supplémentaire sans cesse, c'est que la Belgique va se retrouver avec près de 700 000 malades de longue durée en 2030. C'est indigne de demander aux femmes et aux hommes qui se lèvent tôt le matin pour aller travailler de payer pour un système où il y a tant de fraude. C'est indigne de réclamer des augmentations d'impôts et de tuer l'économie alors que nous dépensons de l'argent à des choses qui ne sont pas utiles. Monsieur le ministre, je suis désolé de vous le dire mais vous ne pourrez pas vous en sortir avec des pirouettes. Dans tous les pays normaux, c'est l'État qui gère l'argent qu'il a collecté. Le problème, c'est que votre formation politique et d'autres formations politiques dans ce gouvernement ne sont même plus les lobbys des mutuelles; ils sont eux-mêmes les représentants des mutuelles à la table du gouvernement. Je peux vous dire que si l'on veut un accord sur le budget, il faudra avancer sur la question.
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Vraag: De onenigheid binnen de regering over de crisis
Vraag: De kakofonie binnen de regering met betrekking tot de crisis
Vraag: De onenigheid binnen de regering rond de energieprijzen en de afschaffing van de Senaat
Vraag: De explosieve stijging van de energieprijzen
Vraag: De energieprijzen
Vraag: De internationale geopolitiek en het EU-standpunt inzake energie
Vraag: De energieprijzen
Vraag: De energieprijzen
Vraag: De evolutie van de energieprijzen
klimaat, energie en landbouwDe onenigheid binnen de regering over de crisis
De kakofonie binnen de regering met betrekking tot de crisis
De onenigheid binnen de regering rond de energieprijzen en de afschaffing van de Senaat
De explosieve stijging van de energieprijzen
De energieprijzen
De internationale geopolitiek en het EU-standpunt inzake energie
De energieprijzen
De energieprijzen
De evolutie van de energieprijzen
Politieke verdeeldheid en energiecrisis in binnen- en buitenland summaryExplanationBekijk antwoord
Samenvatting summaryExplanation
De oppositie bekritiseert de regering scherp omdat ze niet ingrijpt tegen de recordhoge brandstof- en energieprijzen die gezinnen en bedrijven verstikken, terwijl buurlanden wel maatregelen nemen zoals prijsplafonds of belastingverlagingen. Volgens critici als Coenegrachts (N-VA), Prévot (PS) en Van Lysebettens (Groen) profiteert de overheid via extra btw-opbrengsten van de crisis en moeten meeropbrengsten en winsten van oliemaatschappijen worden herverdeeld via een omgekeerde cliquet of belasting op overwinsten, maar premier De Wever (N-VA) ontkent dat de staat rijker wordt en waarschuwt dat vraagstimulering de crisis alleen verlengt. De Wever benadrukt dat structurele oplossingen zoals kernenergie behouden, Europese regelgeving herzien en energie-onafhankelijkheid vergroten prioriteit moeten zijn, terwijl kortetermijnmaatregelen beperkt en gericht moeten blijven om de begroting niet verder te belasten. MR-voorzitter Bouchez pleit voor snelle steun aan werkenden maar ook voor realisme: fossiele afhankelijkheid blijft decennia nodig, en goedkope energie is cruciaal voor industrie en transitie. De discussie ontaardt in beschuldigingen van politiek theater (PS, VB) en tegenstrijdig beleid (bv. N-VA’s keuze voor Europese koolstoftaks), terwijl partijen als cd&v en Les Engagés tijdelijke, gefinancierde prijsplafonds voorstellen maar de regering weigert te zwichten voor "helikoptergeld" zonder duurzame impact.
Steven Coenegrachts:
Premier, vanochtend ben ik gaan tanken, samen met heel veel andere mensen die voor de auto geen alternatief hebben, mensen die met de auto hun kinderen naar school brengen, boodschappen doen en gaan werken. Probeer als verpleegkundige maar eens in het ziekenhuis te geraken als je shift om 6.30 uur begint.
Die mensen hebben allemaal dezelfde vraag, premier. Waarom helpt deze regering mij niet? Waarom grijpt de regering niet in op de prijzen aan de pomp? Het antwoord op die vraag is heel simpel. De begroting van deze regering is aan het kapseizen. Om te vermijden dat die kapseist, zegt u: tank maar vol, tank mijn zakken maar vol met btw en accijnzen, dan lost alles zich vanzelf op.
Wat is de realiteit? U rekent op een pakjestaks, maar Europa heeft die overgenomen. U rekent op een pensioenhervorming, maar u hebt die hier te laat ingediend. U rekent op twintig arizonataksen, maar die zijn hier nog niet goedgekeurd. U rekent op een btw-hervorming, maar u hebt er een stinkende kameel van gemaakt en we horen daar niets meer van.
Voor veel mensen was dat slechte theater van de voorbije maanden een ver-van-mijn-bedshow. Dat speelde zich af in Brussel, in de Wetstraat. Vandaag voelen ze uw slechte theater rechtstreeks in hun portemonnee, waar het pijn doet. Er is wel een silver lining . Optimism is a moral duty . Ik voel consensus ontstaan voor een omgekeerde cliquet. De MR is voor, Vooruit is voor, Les Engagés is voor. Cd&v zegt: enerzijds en anderzijds, we zullen wel zien.
Premier, zult u vrijdag eindelijk die omgekeerde cliquet invoeren?
Jeroen Van Lysebettens:
Mijnheer de premier, we worden geconfronteerd met een enorme aanbodschok in het energielandschap. Die treft de gezinnen, de bedrijven en uiteraard ook de overheid. Stijgende prijzen, stijgende inflatie, stijgende tekorten. Het is niet de eerste keer en het zal ook niet de laatste keer zijn, zolang jullie ons blijven vastkoppelen aan het fossiele infuus, dat afhankelijk is van de grillen van buitenlandse dictators.
Terwijl de regeringspartijen over elkaar buitelen met allerlei ideeën en het ene voorstel na het andere lanceren, blinkt de regering, en zeker de minister van Energie, uit in nietsdoen en in uitstellen. Nochtans moeten jullie de energietransitie nu versnellen. Haal die 180 euro aan federale belastingen uit de elektriciteitsfactuur. Versterk het elektriciteitsnet en verhoog onze eigen productie via de uitbouw van windenergie op de Noordzee. Die is stopgezet vorige zomer en nog altijd niet opnieuw opgestart, terwijl hernieuwbare energie nooit vastzit in de Straat van Hormuz en niet afhankelijk is van de constante import uit het Midden-Oosten of Rusland.
Dat is het meest evidente wat jullie nu moeten doen, namelijk onze windcapaciteit uitbouwen. Dat zeg ik niet alleen, dat zei ook Bart De Wever in Hamburg. Ook Vlaams minister-president Diependaele zei in Noorwegen dat we alle expertise hebben om in België offshorewindparken te bouwen. Herinner u dat wanneer u terug in België bent. Doe dat ook in onze Noordzee. Ga nu eindelijk aan de slag om onze economie robuuster te maken, onze energieonafhankelijkheid uit te bouwen en onze burgers mee te laten delen in de energiewinsten via burgerparticipatie en via een stabiele energiefactuur.
Vandaar mijn vraag, premier. Zult u minister Bihet tot spoed aanmanen om eindelijk te werken en die windenergie te realiseren?
Barbara Pas:
Mijnheer de premier, u herhaalt regelmatig hoe moeilijk en zwaar uw taak wel is, bijna alsof u zelf niet voor de regering hebt gekozen. Blijkbaar geldt dat ook voor de oppositie. Voor de arizonaregering kunnen wij nooit goed doen. Als wij inhoudelijk terechte kritiek hebben, als wij ons verzetten tegen uw asociale en kille belastingverhogingen op gas en brandstof bijvoorbeeld of als wij zaken wegstemmen, zoals wij dat vandaag met volle overtuiging zullen doen met uw schandalige meerwaardebelasting, dan is dat obstructie. Als wij willen voorstemmen, is het weer niet goed. Franstaligen zijn voor de afschaffing van de Senaat, maar als het Vlaams Belang voor is, zijn zij tegen. Werkelijk alle redenen zijn goed voor de MR en Les Engagés om het enige kleine institutionele hervormingspunt in uw regeerakkoord te saboteren. Het zal plezant worden op het kernkabinet morgen, want dezelfde partijen koppelen daaraan ondertussen maatregelen om de energieprijzen te temperen, terwijl u weigert daarop in te grijpen.
Mijnheer de premier, zou u met uw kibbelkabinet niet beter eens aan de burgers denken en eindelijk iets doen aan de stijgende energieprijzen? Ik heb hier vorige week verwezen naar Italië, Hongarije, Duitsland, Frankrijk, Oostenrijk, Griekenland, Portugal en Kroatië. Intussen hebben ook Australië, Polen, Zweden, Slovenië, Cyprus en Ierland energiemaatregelen genomen. Wanneer volgt u? Wanneer zult u eindelijk maatregelen nemen, door taksen te verlagen in plaats van te verhogen om tanken, gas en stookolie betaalbaar te houden?
Misschien vraag ik beter ook ineens of u nog vóór de stemming in de Senaat morgen een etentje met Bouchez hebt gepland.
Patrick Prévot:
Monsieur le premier ministre, cela fait cinq semaines que les gens sont inquiets, que les gens passent à la caisse et que votre gouvernement regarde ailleurs. Je ne sais pas si vous avez fait le plein récemment. Moi oui, et, si vous l'aviez fait, vous auriez vu les mines déconfites des gens qui sont en train de faire le plein à la pompe.
Entre le 28 février et aujourd'hui, le plein a pris plus de 20 euros. C'est 20 euros de plus juste pour aller travailler, conduire les enfants à l'école ou à la crèche. Et, pour remplir sa cuve à mazout, c'est 3 000 euros, uniquement pour se chauffer.
Alors, oui, monsieur le premier ministre, à ce prix-là, les gens pensent à vous. Tous les jours, mais, je vous rassure, pas toujours en bien car, cinq semaines plus tard, qu'avez-vous fait? Rien. Même pas un geste, même pas un signal.
Pendant ce temps-là, les pétroliers, eux, se portent très bien: 2,3 millions d'euros de profits excessifs chaque jour en Belgique, 2,3 millions d'euros par jour! Visiblement, eux, ils ont réussi à vous convaincre.
Monsieur le premier ministre, quand vous entendez ces montants, ne pensez-vous pas qu'il y a de quoi financer des mesures concrètes? Aujourd'hui, ce que les gens voient, c'est un gouvernement lent et des factures très, très rapides. Et, aujourd'hui précisément, nous, le groupe PS, déposons un texte pour lequel nous demanderons d'ailleurs l'urgence. Notre proposition est claire: bloquer le prix des carburants et du mazout avec compensation, ce qui est faisable très rapidement. Puisque vous n'avez pas d'idée, nous vous en donnons.
Monsieur le premier ministre, face à votre inaction, je n'aurai qu'une seule question. Qu'attendez-vous?
Sofie Merckx:
Monsieur le premier ministre, les gens sont en train de souffrir de la montée des prix de l'énergie. Une dame m'a ainsi envoyé un message m'indiquant qu'elle versait dans sa cuve à mazout 20 litres par 20 litres, car il lui est impossible de payer pour la remplir convenablement. Quelqu'un m'a également dit qu'il avait dû payer plus de 100 euros pour un plein afin d'aller travailler et d'accomplir des choses essentielles. Pendant que le peuple est en train de souffrir, vous ne faites rien. Plusieurs de nos voisins prennent des mesures, mais la Belgique n'a toujours rien décidé.
Qu'avons-nous appris hier par la voix de M. Crucke sur le plateau de la RTBF? Nous avons appris qu'aucune mesure ne serait présentée demain en Conseil des ministres. Comment est-ce possible? Certes, Les Engagés et le MR montent au créneau et diffusent des vidéos sur les réseaux sociaux, mais rien de concret ne se décide.
Pendant que les gens souffrent, certains en profitent. D'abord, les multinationales du pétrole font du bénéfice à crever, mais il y a aussi l' É tat. En effet, quand le prix à la pompe monte, les rentrées fiscales augmentent automatiquement, étant donné que la TVA est un pourcentage calculé sur le prix. Nous avons estimé que cela faisait environ 74 millions d'euros par mois. Qui les paie? Ce sont les gens, quand ils vont faire le plein.
Monsieur le ministre, pouvez-vous me dire si figure à l'ordre du jour de demain une initiative relative aux rentrées fiscales? Pouvez-vous me confirmer l'existence de rentrées supplémentaires consécutives à la hausse des prix? Envisagez-vous, par exemple, de taxer les surprofits des multinationales du pétrole?
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le premier ministre, je trouve cette Assemblée assez extraordinaire en termes de pensée magique! Ceux qui vous disent aujourd'hui qu'on doit intervenir quant au prix de l'énergie et qui nous disent qu'on doit être autonomes, sont les mêmes qui ont lutté contre le nucléaire pendant plus de 25 ans – je regarde du côté gauche de l'hémicycle –, ce qui nous a amené aujourd'hui à cette situation de dépendance. Ce sont également ceux qui ont voté des législations comme RED III et ETS2 au Parlement européen, qui auront pour conséquence que le prix de 2 euros à la pompe sera le prix à l'avenir, c'est-à-dire le prix normal à partir de 2028.
Monsieur le premier ministre, pendant ce temps-là, tous ceux qui viennent pleurer devant vous pour des interventions sont ceux qui qui s'opposent à ce que nous puissions participer à une coalition avec la France et la Grande-Bretagne pour sécuriser le détroit d'Ormuz, ce qui permettrait de libérer des quantités de pétrole sur le marché. Ce sont ceux qui nous ont demandé de boycotter la Coupe du Monde au Qatar, alors que nous avons plus que jamais besoin du Qatar pour notre approvisionnement en gaz. Ce sont ceux qui nous demandent de couper les relations avec les États-Unis, dont nous avons besoin pour notre approvisionnement énergétique.
Monsieur le premier ministre, cette pensée magique les met manifestement fort mal à l'aise.
À court terme – et vous connaissez notre position – , une intervention immédiate est nécessaire pour venir en aide aux femmes et hommes qui travaillent dans notre pays. Au-delà, nous devons également garantir une sécurité d'approvisionnement en pétrole et en gaz pour les années à venir ainsi que mettre un terme à ces législations européennes qui rendent l'énergie trop chère pour nos concitoyens.
Marc Lejeune:
Monsieur le premier ministre, 2,33 euros, c'est le prix d'un litre de diesel à la pompe ce matin. Pour beaucoup de nos concitoyens, ce n'est plus une hausse, c'est une impasse. C'est le travailleur qui hésite à prendre sa voiture pour aller travailler. C'est l'indépendant qui voit ses coûts exploser et son entreprise en péril. Les transporteurs, les soins à domicile, les aides ménagères, tout le monde est en difficulté. C'est la famille qui doit arbitrer entre se déplacer et boucler ses fins de mois.
Dans le même temps, les contrats de fourniture d'énergie explosent. Face à cela, une question simple se pose: peut-on rester les bras croisés? La réponse est clairement non. Oui, nous devons aussi préserver nos finances publiques, c'est indispensable; mais non, nous ne pouvons pas accepter une telle escalade des prix sans réagir.
Par ailleurs, comme l'indique l'Agence internationale de l'énergie, vu le risque potentiel de pénurie, on ne peut pas non plus se passer de recommandations visant à diminuer la consommation pour ceux qui le peuvent.
Au-delà de cela, Les Engagés veulent être clairs: des solutions immédiates existent, comme nous le proposons depuis plusieurs semaines. En temps de crise, et de manière ciblée, nous proposons d'agir autour de différentes priorités: plafonner les prix et appliquer le cliquet inversé. En effet, nous plaidons pour le cliquet inversé afin d'aider la classe moyenne, plus particulièrement au moyen de mesures ciblées comme les aides aux gens qui en ont le plus besoin.
Dans la réalité budgétaire que l'on connaît, il est hors de question de laisser exploser les coûts. Nous devons éviter des pics de prix insoutenables et faire baisser les prix à la pompe. Il faut aussi maintenir la TVA à 6 % sur le gaz et l'électricité, je le rappelle. Surveiller et empêcher les surprofits dans le secteur énergétique nous semble aussi prépondérant. Aujourd'hui, il faut agir concrètement, ici et maintenant.
Monsieur le premier ministre, le gouvernement va-t-il freiner cette hausse des prix à la pompe à l'aide de mesures ciblées et temporaires, à l'inverse du gouvernement précédent, qui a laissé courir des mesures inutiles quand les prix sont revenus à la normale? Êtes-vous prêt à envisager un mécanisme de plafonnement des recettes fiscales, activable en période de crise, qui protège les citoyens sans mettre en péril les finances publiques?
Nos concitoyens attendent des réponses (…)
Steven Matheï:
Mijnheer de premier, als politici komen we vaak onder de mensen. Momenteel houden twee zaken de mensen bezig. Ten eerste, de oorlog in het Midden-Oosten en de vragen wanneer die zal stoppen en wat we er nog van kunnen verwachten. Ten tweede, de hoge energieprijzen, de prijzen aan de pomp en de vraag of men beter kan overstappen van een variabel naar een vast energiecontract. Wij moeten oor hebben naar die grote bezorgdheid bij onze bevolking.
Mijnheer de premier, u en uw regering hebben enkele weken geleden beslist om de prijzen te monitoren. Dat is absoluut een goede zaak. Ondertussen blijft de druk op de koopkracht stijgen. Voor ons moet u ook de meeropbrengsten bij de overheid, bijvoorbeeld door meer btw en meeropbrengsten bij bedrijven, in de gaten houden. Als er echt sprake is van meeropbrengsten, moeten die voor ons gaan naar degenen die ze het meeste nodig hebben, naar de ondersteuning van de gezinnen. Het kan niet dat de overheid, de bedrijven of eender wie rijker worden door de crisis, terwijl de gezinnen hun facturen niet kunnen betalen, hun verwarming een paar graden lager moeten zetten of tegen 70 km per uur op de snelweg naar hun werk moeten rijden.
Mijnheer de premier, bent u van plan om ook de meeropbrengsten te monitoren? Welke gevolgen zulle u en uw regering daaraan koppelen?
Bert Wollants:
Collega’s, mijnheer de eerste minister, de energieprijzen houden de bevolking bezig en we hebben daar zeker begrip voor. Tegelijkertijd moeten we vaststellen dat het aanbod van gas en andere brandstoffen onder druk staat en dat zien we in de prijzen. Experts zijn daarover duidelijk. Zij zeggen dat als men daar nu op ingrijpt, men er alleen maar voor zorgt dat die prijzen langer hoog blijven.
Dat is dus geen oplossing. Het zorgt er niet voor dat de burgers beter af zijn. Integendeel, men zorgt er net voor dat de miserie langer blijft duren. Men kan, zoals Vivaldi, helikoptergeld gaan uitstrooien. Vivaldi heeft daar indertijd 10 miljard euro tegenaan gegooid, maar wat heeft dat de burgers uiteindelijk opgeleverd? Economen zijn daar zeer duidelijk over. Dat was volgens hen een foute manier om dat dossier aan te pakken en dat moeten we dus ook niet meer doen.
Er zijn natuurlijk altijd partijen die daar anders over denken en zeggen dat we de beurzen zo ver mogelijk moeten opentrekken en met geld moeten smijten om toch maar te tonen dat we iets doen. Laat ons eerlijk zijn, dat is niet de oplossing. Men moet daar met een verantwoorde blik naar kijken en het bredere plaatje in ogenschouw nemen, want dat is absoluut belangrijk.
We moeten echter ook eerlijk zijn. Dit is niet de eerste energiecrisis en het zal jammer genoeg ook niet de laatste zijn. We moeten dus onafhankelijker worden en ervoor zorgen dat we dat ook effectief doen. We moeten niet zoals de vorige regering verbieden om nog kerncentrales te bouwen, maar integendeel onze nucleaire capaciteit uitbouwen en ervoor zorgen dat we op die manier weerbaarder worden.
Mijnheer de eerste minister, het is duidelijk wat we moeten doen voor de toekomst, namelijk die veiligstellen. Het regeerakkoord voorziet dat ook. Daarom vraag ik u op welke manier u deze situatie wilt aanpakken en hoe de regering ervoor zal zorgen dat we weerbaar worden, in plaats van de zakken van onze burgers verder leeg te kloppen door extra belastingen te heffen ten gevolge van al dat sinterklaasbeleid.
Bart De Wever:
Mijnheer de voorzitter, collega's, dank u voor de vele vragen.
Wat de energieprijzen betreft, uiteraard heb ik begrip voor de bezorgdheden die in de samenleving worden geuit en die velen onder u hebben verwoord. Sta mij toe enig realisme in het debat te brengen, evenals sereniteit en enig sérieux. Velen hebben hier beweerd dat de overheid rijk zou worden van de hogere energieprijzen. Dat is natuurlijk niet juist. Ik denk dat wie dat beweert, dat eigenlijk ook wel weet, maar die waarheid niet van mij zal aanvaarden. Daarom raad ik die mensen ten zeerste aan om de analyse van professor Peersman te lezen die vandaag verschenen is in Het Laatste Nieuws , een populaire krant. Professor Peersman wijst erop dat die prijsstijgingen er niet voor zorgen dat de inkomsten uit accijnzen stijgen. Integendeel, die dalen. De btw zal uiteraard wel stijgen, maar daar kom ik nog toe, collega. Ik vraag een beetje sereniteit, sérieux en geduld. Accijnzen worden immers niet procentueel per eenheid geheven. We mogen bovendien hopen dat de vraag zal terugvallen. Het enige zinnige dat men kan doen bij een supply shock is werken op de vraag en die naar beneden halen, niet de vraag stimuleren, want ik denk dat ongeveer elke econoom en expert zal zeggen dat dat zowat het domste is wat men kan doen.
Voor de overheid wordt de energiefactuur uiteraard ook veel duurder. De inflatie zorgt voor een snellere indexatie van de ambtenarenlonen, pensioenen en uitkeringen.
Last but not least, het zal u misschien opgevallen zijn dat de rente op de schulden die we moeten afbetalen door het publieke beheer van onze financiën in het verleden pijlsnel oploopt. Het gaat om kolossale bedragen, om vele miljarden extra kosten voor de overheid. Daartegenover plaatst u een zeer kleine meeropbrengst uit de btw. Wees eerlijk, dat is niet ernstig.
De conclusie van alle experten is dan ook dat de staat niet verdient aan hogere energieprijzen. De staat scheurt er zijn broek aan, en nog geen beetje.
Alle experten die ik ken, tenzij u er kunt aanhalen die iets anders zeggen, raden aan om op een aanbodcrisis niet te reageren met maatregelen die de vraag stimuleren. Vanuit de Nationale Bank van België kwam exact hetzelfde geluid. Gouverneur Wunsch verwoordde het treffend: in een aanbodcrisis onbezonnen de vraag stimuleren, is zoals olie op het vuur gooien.
Met andere woorden, dat deze crisis budgettaire ruimte zou creëren om helikoptergeld uit te geven, klopt feitelijk niet. De begroting van het land is bovendien geen helikopter, maar een duikboot. In een helikopter kan men de deuren nog openzetten, in een duikboot zou ik dat afraden voordat die aan de oppervlakte gekomen is. Daar zijn we met onze publieke financiën nog lang niet.
Je tiens également à souligner que même des mesures fortes n'auraient qu'un effet très limité pour la population. Prenons la proposition des communistes, traditionnellement ceux qui veulent dépenser le plus d'argent public. Cette proposition se traduit par un impact de seulement quelques euros par habitant. Celui qui pense pouvoir en tirer un gain politique auprès de la population vit dans l'illusion.
Dans ce même cadre, je souhaite également remettre en perspective le grand scandale évoqué ici concernant le transfert prévu des accises de l'électricité vers le gaz. Celui-ci entraînerait, dans les mois à venir, un glissement de quelques euros par mois. Pour être clair, il s'agit d'un transfert qui, à terme, nous sera de toute façon imposé par l'Europe dans le but d'encourager l'utilisation de l'électricité par rapport au gaz, ce qui est intelligent. Compte tenu du contexte géopolitique actuel, je pense que ce n'est pas du tout une incitation déraisonnable. Bien au contraire!
Cela étant dit, je considère bien sûr que nous devons agir d'urgence pour maîtriser nos prix de l'énergie de manière structurelle, tant au niveau national qu'au niveau de l'Europe. Concrètement, cela signifie contribuer à augmenter l'offre, par exemple en maintenant autant que possible les centrales nucléaires ouvertes. Le ministre Bihet et moi-même y travaillons activement.
Mijnheer Van Lysebettens, van Groen, als u spreekt over een fossiel infuus, moet u weten dat u ons daar heel sterk aan gehangen hebt.
Cela signifie aussi, comme l’a évoqué M. Bouchez, revoir les réglementations irréalistes – ce qui est en cours en ce moment même au niveau européen. En outre, la Commission européenne proposera prochainement une boîte à outils de mesures adaptées, ciblées et temporaires ( tailored, targeted and temporary ).
Ook de meeropbrengsten, mijnheer Matheï, zullen daarin worden meegenomen, maar dat is ook iets ingewikkelder dan sommige leden van de oppositie het voorstellen. Uit die toolbox zullen wij kunnen putten.
Si une action s’avère nécessaire, le gouvernement a convenu que cette action s’inscrira (…)
Steven Coenegrachts:
Mijnheer de voorzitter, de eerste minister wou meer ernst in het debat brengen, maar ik denk dat u zijn microfoon hebt afgezet, vooraleer hij daaraan kon beginnen.
Mijnheer de premier, u werpt op dat de lonen door de inflatie stijgen, maar dat geldt voor alle bedrijven. De overheid zal meer betalen voor de energieprijzen van de kantoren, maar alle bedrijven moeten dat doen. Alleen is dat voor de overheid niet hetzelfde, want die krijgt automatisch de btw binnen van degenen die gaan tanken. De meeropbrengsten moet u via het omgekeerde cliquetsysteem teruggeven aan de mensen.
U hebt morgen een keuze. Mijnheer Bouchez, mijnheer Matheï, mijnheer Prévot, mijnheer Wollants, staat u aan de kant van de overheid? Kiest u voor btw en taksen? Of staat u aan de kant van de burger en voert u het omgekeerde cliquetsysteem in? Dat is uw keuze morgen. Kies voor de burger.
Jeroen Van Lysebettens:
Mijnheer de premier, zoals altijd bent u heel goed in het benoemen wat niet werkt. Wat niet werkt, is inderdaad de stimulering van de vraag, als er een aanbodcrisis is. Wat ook niet werkt, mijnheer Bouchez, is nog wat meer stoken in de Straat van Hormuz en juichen voor president Trump, als hij daar weer begint te bombarderen. Wat ook niet werkt, mijnheer Matheï, is de overwinsten monitoren.
We verwachten van de regering maatregelen die wel werken. Wat werkt wel? Meer windmolens installeren. De Prinses Elisabethzone ligt klaar om uitgebaat te worden. Zet minister Bihet, die ook niet werkt, wel aan het werk. Stimuleer de transitie en verlaag de elektriciteitsprijs. Er zit een bedrag van 46 euro per megawattuur aan belastingen in de elektriciteitsprijs. Voer de transitie door en belast de overwinsten. (…)
Barbara Pas:
Mijnheer de premier, u bent een goede communicator, maar het verschil tussen N-VA-communicatie en N-VA-beleid is hemelsbreed. Nog geen veertien dagen geleden kondigde uw partijvoorzitster op de nationale tv aan dat ze de Europese koolstoftaks wilde uitstellen. Gisteren heeft de N-VA dezelfde Europese koolstoftaks in het Vlaams Parlement goedgekeurd. Dat bedrog zal de Vlaming, die vandaag al moeite heeft om de prijzen aan de pomp te betalen, tot 600 euro kosten. U weigert, in tegenstelling tot een aantal landen, om in te grijpen.
Ik ben blij dat het Vlaams Belang vandaag uw nefaste taksverhogingen heeft kunnen uitstellen. Ik hoop dat van uitstel afstel komt, want de Vlaming is al genoeg uitgeperst.
Patrick Prévot:
Monsieur le premier ministre, vous avez pris cinq minutes pour nous confirmer que vous ne feriez rien. En revanche, nous avons encore assisté à un beau sketch avec les partis de la majorité. Au MR, chaque semaine, on nous promet des mesures et, chaque semaine, cela fait "plouf": du vent, rien que du vent. Peut-être est-ce, dans le fond, une bonne nouvelle pour notre parc éolien. Du côté des Engagés, on a trouvé des solutions par la voix de Maxime Prévot, notamment: "Vous avez froid? Mettez un pull! Le plein est trop cher? Roulez moins!"
Soyons sérieux, monsieur le premier ministre! Que dites-vous à l'aide-ménagère qui a besoin de son véhicule pour aller travailler? Que dites-vous aux petits indépendants qui ont également besoin de leur véhicule pour travailler? Et tout simplement aux femmes et aux hommes de notre pays pour qu'ils puissent se déplacer et aller travailler? Vous ne leur dites rien. En revanche, vous allez trouver un milliard pour les grandes entreprises consommatrices d'énergie, notamment celles du Port d'Anvers. Pendant ce temps, le MR et Les Engagés sont restés muets. Rien pour les PME! Pas un euro! Rien pour les ménages! Pas un euro, non plus! Alors, je vais vous le dire comme je le pense, monsieur le premier ministre: vous êtes un très mauvais (…)
Sofie Merckx:
Monsieur le premier ministre, je vous avais posé deux questions: existe-t-il des profiteurs de guerre et allez-vous les taxer? Vous n'en avez pas parlé. J'ai demandé quelles étaient les rentrées fiscales supplémentaires. Vous n'avez pas daigné répondre.
Ce que vous dites, en réalité, est que vous n'allez rien faire – par exemple, en n'instaurant pas le cliquet inversé. C'est clairement ce que vous avez dit. Vous estimez que les propos du MR, des Engagés et même du cd&v relèvent du n'importe quoi. Bravo à vous! Que vous ne donniez pas raison au PTB, j'en ai l'habitude. En revanche, ce qui est grave, c'est que vous décidez que les gens vont devoir payer la guerre et ses conséquences. Voilà votre plan: vous voulez que les gens aient moins de revenus et paient pour la guerre. Mais quand les gens ont moins de revenus ( … )
Georges-Louis Bouchez:
Merci, monsieur le premier ministre. Je pense qu'il faut distinguer l'intervention immédiate, que le MR compte bien défendre avec détermination demain à la table du gouvernement, et la sécurisation de notre approvisionnement – ce qui est essentiel. Entre les avis des experts, la théorie et la réalité, il y a la vie des gens qui travaillent et qui n'ont plus que 20 euros à la fin du mois. Quand leur plein d'essence leur coûte 100 euros de plus, ils s'appauvrissent en travaillant, ce que notre gouvernement ne peut pas accepter, car c'était sa promesse de départ de mieux récompenser le travail.
Ensuite, j'entends encore beaucoup de pensées magiques à propos de la transition. Savez-vous, chers collègues, que nous sommes dépendants à 75 % des énergies fossiles? Croyez-vous que dans cinq ou 10 ans nous parviendrons à descendre à 10 %? Jamais! Nous resterons à des taux élevés pendant un long moment, et c'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'une énergie bon marché et abondante, pour le bien-être, l'industrie et la transition.
Marc Lejeune:
Merci, monsieur le premier ministre, pour vos réponses. Ici, nous parlons du court terme: nous devons en finir avec les impacts de la hausse des prix de l'énergie tant que la crise continue. Nous nous rendons bien compte qu'à moyen et long terme, ces mesures disparaîtront, en espérant que les prix redeviennent compétitifs et plus alléchants pour les consommateurs.
Parallèlement, vous l'avez dit, nous devons continuer à avancer pour une plus grande autonomie énergétique – c'est la seule solution – en soutenant le nucléaire, l'éolien offshore et en favorisant la sobriété dans la consommation d'énergie fossile. La sobriété est bien sûr l'une des premières mesures que nous devons nous appliquer. Le cliquet inversé, les mesures ciblées momentanées que Les Engagés proposent aujourd'hui permettent de préserver les finances de l'État. C'est essentiel aussi pour nous. Mais, surtout, elles protègent nos concitoyens qui, pour l'instant, encaissent le choc de ce conflit, qu'ils n'ont pas demandé.
Steven Matheï:
Dank u wel voor uw antwoord, mijnheer de premier. De meeropbrengsten zijn natuurlijk het belangrijke thema. Ik ben blij dat u een opening gemaakt hebt zodat eventuele meeropbrengsten bij de bedrijven ook bij de gezinnen terechtkomen. Ik stel voor dat we voor de overheid hetzelfde doen. We kunnen analyses maken, maar ik meen dat we echt naar de cijfers moeten kijken.
Welke maatregelen we ook nemen voor de mensen, het is belangrijk dat die tijdelijk, gericht en rechtvaardig zijn, zoals u trouwens vorige week in de commissie al hebt aangegeven.
Bert Wollants:
Dank u wel voor uw antwoord, mijnheer de eerste minister. Ik meen dat we eindelijk iemand gehoord hebben die, in plaats van paniekvoetbal te spelen, zoals sommigen hier, op een verantwoorde manier naar het dossier kijkt, om ervoor te zorgen dat we de energiefactuur niet nog verder in brand steken en dat we de stappen zetten die absoluut noodzakelijk zijn om onze toekomst veilig te stellen, volgende generaties te behoeden van al te grote afhankelijkheid van het Midden-Oosten voor gas en andere bronnen en eigen energie te kunnen blijven produceren. Die stappen moeten we nu doen. Die rit moeten we nu uitrijden. We moeten doen wat er in het regeerakkoord staat, namelijk gaan voor de toekomst en inzetten op kernenergie.
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Vraag: Het nationaal actieplan tegen antisemitisme en de aanstelling van de interfederale coördinator
Het nationaal actieplan tegen antisemitisme en de aanstelling van de interfederale coördinator
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Samenvatting summaryExplanation
Georges-Louis Bouchez waarschuwt voor stijgend antisemitisme (80% toename, 54% overweegt vertrek) en terrorisme (djihadistisch en links, volgens Europol) in België, bekritiseert media-stilte en eist militairen op straat en een volwaardig antisemitisme-coördinator in plaats van een "symbolische functionaris". Premier Bart De Wever bevestigt verhoogde dreiging (m.n. voor Joden), wijst op mogelijke Iran-connectie en belooft evaluatie van de huidige coördinator, maar stelt geen concrete maatregelen voor. Bouchez dringt aan op een interfederaal actieplan, strengere verboden op extremistische verenigingen en snelle inzet van militairen, die hij noemt "noodzakelijk voor veiligheid en democratie". Kritiek blijft dat woorden niet volgen door daden.
Georges-Louis Bouchez:
L’attentat près de la synagogue de Liège a rappelé à quel point notre pays fait face à deux menaces particulières. Il y a d'abord le terrorisme. Je tiens à rappeler que, selon le rapport d’Europol, les deux principales sources de terrorisme en Europe sont le terrorisme djihadiste et le terrorisme de gauche. Il n’est d’ailleurs pas interdit pour la presse d’en parler de temps en temps, même pour la RTBF, car je n’ai pas vu beaucoup cette information être diffusée dans les médias. Le deuxième danger, souvent révélateur de l’état de notre démocratie, est le danger de l’antisémitisme.
Aujourd’hui, la population juive de notre pays représente 0,3 %. Pourtant, elle figure parmi les principaux groupes faisant l'objet de signalements de racisme et de discrimination. Ces faits antisémites ont augmenté de 80 % en un an, ce qui devrait amener certains collègues dans cette assemblée à réfléchir à certains discours, et 54 % des Juifs déclarent éviter certains endroits pour des raisons de sécurité. Le même pourcentage envisage de quitter le pays.
Selon l’Institut Jonathas, qui a réalisé un sondage à Bruxelles, près de 25 % des Bruxellois considèrent aujourd’hui que les Juifs ne sont pas des Belges comme les autres. Près de 40 % estiment que les Juifs contrôlent le monde de la finance. Nous avons, par exemple, pas plus tard que dimanche prochain, une marche prévue: la marche d'Al Qods, qui a été au départ mise en place par Khomeini en 1979 pour diffuser les idées du régime iranien et propager la haine d’Israël.
Monsieur le premier ministre, je pense que l’heure n’est plus aux discours mais aux actes. Parmi ceux-ci, nous vous demandons de déployer des militaires en rue afin de garantir la sécurité, mais aussi – et enfin – de désigner un véritable coordinateur pour la lutte contre l’antisémitisme.
Bart De Wever:
Merci, cher collègue, pour votre question. Comme vous le savez, le Conseil national de sécurité (CNS) s'est réuni la semaine dernière. La réunion a porté sur le conflit au Moyen-Orient et ses potentielles conséquences pour notre sécurité intérieure.
Les services sont pleinement mobilisés afin de suivre la situation de très près, en particulier les menaces accrues visant la communauté juive. La récente explosion près d'une synagogue à Liège montre que cette vigilance est absolument nécessaire.
L'enquête étant en cours, je ne peux donc pas entrer dans les détails concernant ce cas précis. Mais, permettez-moi de le dire avec prudence, un lien avec le conflit au Moyen-Orient n'est nullement exclu. Nous constatons que dans plusieurs pays européens, des avertissements sont lancés quant au réveil de cellules terroristes dormantes pilotées par l'Iran. Dans notre pays aussi, nous restons vigilants et prêts à agir.
Dans ce contexte, la sécurité de la communauté juive en Belgique constitue l'une de nos priorités absolues. Plus largement, la sécurité de tous nos citoyens est la mission fondamentale de l'État.
À côté de cela, l'Europe a légitimement appelé chaque État membre à renforcer la lutte contre l'antisémitisme, notamment par la désignation d'un coordinateur. Dans notre pays, il existe formellement un coordinateur chargé de la lutte contre l'antisémitisme, placé sous l'égide du département de l'Égalité des chances. Je pense qu'au sein du gouvernement, il conviendra d'évaluer si cela est suffisant, à une époque où l'antisémitisme est en progression.
Georges-Louis Bouchez:
Merci, monsieur le premier ministre. Je pense qu'il est grand temps en effet d'évaluer si un fonctionnaire qui, formellement, a le titre de coordinateur est suffisant, compte tenu du danger.
Pour ma formation politique, la réponse est claire. Nous devons désigner un responsable dont c'est la tâche unique, afin de mettre en place un plan interfédéral de lutte contre l'antisémitisme. Car l'enjeu n'est pas uniquement au niveau fédéral, mais aussi au niveau des régions et des communautés.
En ce qui concerne la sécurité de façon plus globale, nous devons cesser d'être naïfs vis-à-vis de certains mouvements, et donc avancer sur le texte de Bernard Quintin relatif à l'interdiction d'associations qui constituent des dangers pour notre vivre ensemble et notre démocratie, ainsi qu'enfin débloquer le dossier des militaires en rue, qui deviennent de plus en plus nécessaires.
Voorzitter:
Mijnheer de premier, ik dank u. We zien elkaar vandaag nog terug in dit halfrond.
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Vraag: Iran en het inferno in het Midden-Oosten
Vraag: De Nationale Veiligheidsraad (NVR) en het standpunt van België over Iran
Vraag: De Nationale Veiligheidsraad (NVR) en het standpunt van België over de illegale oorlog in Iran
Vraag: De situatie in Iran en de binnenlandse en internationale veiligheid
Vraag: Iran
Vraag: De illegale oorlog tussen de VS en Iran
Vraag: De oorlog in het Midden-Oosten
veiligheid, justitie en defensieIran en het inferno in het Midden-Oosten
De Nationale Veiligheidsraad (NVR) en het standpunt van België over Iran
De Nationale Veiligheidsraad (NVR) en het standpunt van België over de illegale oorlog in Iran
De situatie in Iran en de binnenlandse en internationale veiligheid
Iran
De illegale oorlog tussen de VS en Iran
De oorlog in het Midden-Oosten
België, Iran en de veiligheidsdynamiek in het Midden-Oosten summaryExplanationBeantwoord door
N-VA Bart De Wever (Eerste minister)
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
op 5 maart 2026
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Samenvatting summaryExplanation
De discussie draait om de Belgische reactie op de escalerende oorlog in het Midden-Oosten na Amerikaanse en Israëlische luchtaanvallen op Iran, waarbij de regering wordt bekritiseerd voor gebrek aan eenheid, traagheid en onduidelijke standpunten. Oppositiepartijen zoals PS (Magnette) en PTB (Boukili) veroordelen de "illegale oorlog" van Trump en Netanyahu als schending van internationaal recht en waarschuwen voor economische gevolgen zoals stijgende energieprijzen, terwijl N-VA (Bouchez) en MR de aanval verdedigen als noodzakelijk tegen het "destabiliserende" Iraanse regime en pleiten voor harde veiligheidsmaatregelen. Premier De Wever benadrukt prioriteiten als repatriëring van Belgen, veiligheid en economische belangen, maar ontwijkt een duidelijke politieke lijn, wat tot felle kritiek leidt over "gebrek aan leiderschap" en tegenstrijdige geluiden binnen de coalitie. Kritiek spitst zich toe op de afwezigheid van een Belgisch de-escalatieplan, de impact op koopkracht en de vraag of België het internationale recht moet verdedigen of de Amerikaanse lijn volgt.
Sandro Di Nunzio:
Mijnheer de eerste minister, ik ben blij u na vijf weken afwezigheid tijdens het vragenuurtje opnieuw te mogen verwelkomen om u een aantal vragen te stellen.
Uw afwezigheid op zich was een nieuwsfeit geworden. Wat gebeurt er immers als u niet aanwezig bent? Uw regeringspartners beginnen te toeteren en elkaar tegen te spreken. Zaterdag viel de eerste bom in Iran en sindsdien zagen we een escalatie van verklaringen. Sommige regeringspartijen juichen bij het feit dat Iran wordt gebombardeerd en roepen: " Go USA! Go Israël! " Andere stellen dan weer dat de Verenigde Staten geen bondgenoot zijn maar een tegenstander. Nog anderen merken terecht op dat het internationaal recht wordt geschonden.
Mijnheer de premier, van u echter hoorden we dagenlang niets, terwijl het Midden-Oosten in brand staat. Nochtans rekent de bevolking en rekenen wij, de vertegenwoordigers van de bevolking, op u. In crisistijd is er maar één regel: één land, één regering, één lijn. Maar uw regering heeft zes dagen nodig om iets te ondernemen. Uw regering heeft zes dagen nodig om de Nationale Veiligheidsraad samen te roepen.
Ik heb dan ook een aantal vragen.
De Belgen zullen het voelen in hun portemonnee, de energieprijzen schieten immers de lucht in, maar toch keurt uw meerderheid afgelopen maandag een accijnsverhoging goed op gas. Ik begrijp dat niet. Waarom wordt dat gestemd? Wat is het plan of idee daarachter?
Wat is uw plan om onze bedrijven en onze industrie te beschermen nu die oorlog in het Midden-Oosten is uitgebroken? Zult u hen in bescherming nemen en hoe?
Paul Magnette:
Monsieur le président, messieurs les ministres, cette guerre n’est pas la nôtre. Trump a décidé seul de bombarder l’Iran prenant le risque de causer des milliers de victimes civiles. Trump n’a pas consulté, il n’a même pas averti les Européens. Trump a choisi pour allié Netanyahou, un criminel de guerre responsable du génocide à Gaza, poursuivi pour crimes de guerre et contre l’humanité par les juridictions internationales. Et Trump a décidé d’utiliser la force brutale en violation de tous les principes du droit international. Le résultat, nous le voyons, c’est l’embrasement sur toute la région. C’est le chaos. C’est l’histoire qui, une fois de plus, se répète. Après l’Irak, après la Syrie, après l’Afghanistan, après le Liban, le chaos cause le chaos.
C’est facile pour Trump, depuis Washington, de décréter une guerre au Proche et au Moyen-Orient. Mais c’est nous, les Européens, qui allons en subir les conséquences. C’est nous, les Européens, qui voyons déjà flamber les prix du gaz et du pétrole avec des conséquences désastreuses pour nos familles et pour nos entreprises. C’est nous, les Européens, qui sommes les premiers exposés au risque de représailles terroristes. C’est nous, les Européens, qui voyons l’instabilité à nos frontières. Et c’est nous, les Européens, qui devrons accueillir, demain, des centaines de milliers de réfugiés qui fuiront la guerre et le chaos absolu.
Mes questions, monsieur le premier ministre, sont extrêmement simples.
Je voudrais obtenir de votre part des garanties sur deux points. Un, notre pays doit tout mettre en œuvre pour faire cesser au plus vite cette folie meurtrière et imposer, dans le respect du droit international, un vrai plan de paix et de transition démocratique. Et, deux, monsieur le premier ministre, nous devons faire comme Pedro Sanchez, le premier ministre socialiste en Espagne, dire non à Trump, pas un de nos soldats, pas une de nos armes pour la guerre de Trump en Iran.
Nabil Boukili:
Monsieur le premier ministre, les États-Unis et Israël ont attaqué de manière illégale et tout à fait contraire au droit international l'Iran.
Pour être tout à fait clair, le régime iranien est un régime à condamner. Nous l'avons condamné ici, à la Chambre des représentants, dans le Parlement européen, au Parlement flamand avec une résolution. Vous pouvez le lire sur notre site.
Mais, nous sommes contre cette guerre, car elle ne défend que les intérêts américains et son but est de s'accaparer des richesses iraniennes. L'Iran, c'est la deuxième réserve de gaz au monde. L'Iran, c'est la quatrième réserve de pétrole au monde. Cette guerre sert les intérêts américains et n'est pas là pour défendre les intérêts du peuple iranien. Le peuple iranien, aujourd'hui, est sacrifié pour les intérêts américains.
Cette guerre amène le chaos dans la région. Rappelez-vous l'Irak. Rappelez-vous la Lybie, la Syrie, l'Afghanistan.
Aujourd'hui c'est le chaos qui menace la région et vous, monsieur le premier ministre, dans ce cadre, vous déclarez que le droit international n'est plus d'application. Vous rendez-vous compte? Le premier ministre de la Belgique dit que le droit international n'est plus d'application, au lieu de le faire respecter! Heureusement, au sein de votre propre gouvernement, des voix s'élèvent contre cette vision.
Monsieur le premier ministre, maintenez-vous ici aujourd'hui cette déclaration ou revenez-vous dessus et mettez-vous tout en œuvre pour que le droit international soit respecté et que les droits du peuple soient respectés? Arrêtez de suivre aveuglément les intérêts des États-Unis.
Georges-Louis Bouchez:
En fait, au contraire, cette guerre est pleinement la nôtre. Celui qui ne s’en rend pas compte passe à côté de l’histoire. Parce que c’est très facile de dire que l’on condamne avec un texte. Mais le régime des mollahs, c’est 50 000 morts en quelques jours contre sa propre population, pour défendre des valeurs de liberté.
Au-delà de cela, l’Iran est aujourd’hui l’un des principaux facteurs de déstabilisation au niveau mondial, et en particulier pour les pays européens. Nous le voyons aujourd’hui: leur capacité à résister militairement montre à quel point ce régime n’a fait qu’investir dans des capacités pour détruire l’autre. Au-delà de cela, l’Iran a organisé ou tenté d’organiser, ces dernières années, plusieurs attentats sur notre territoire.
Donc, oui, l'intervention en Iran vise aussi à protéger nos intérêts. Car certains, aujourd'hui, nous parlent beaucoup du droit international. Mais il faut aussi regarder le monde tel qu'il est. Le monde d'aujourd'hui est en lutte entre, d'un côté, l'Occident et, de l'autre côté, un pôle russo-chinois qui a pour vocation de nous affaiblir. L'enjeu étant que des pays tombent dans un camp ou dans l'autre. Mais, à un moment donné, mesdames et messieurs, il faut faire des choix. On ne peut plus être uniquement dans le discours ou l'invective. On doit assumer ces conséquences et les valeurs qui sont les nôtres.
Enfin, en ce qui concerne la sécurité intérieure – puisque, manifestement, il y a des condamnations de ce régime, ce qui est toujours intéressant –, on a pu voir deux manifestations organisées aujourd'hui en faveur du régime par Samidoun et par les antifas, lesquels se sont rassemblés devant l'ambassade des États-Unis. On en a vu certains rendre hommage à M. Khamenei.
Monsieur le premier ministre, pourriez-vous dès lors nous faire part des conclusions du Conseil national de sécurité pour protéger nos intérêts maintenant? (…)
Koen Van den Heuvel:
Mijnheer de voorzitter, mijnheer de eerste minister, mijnheer de minister, collega's, wat begon als een confrontatie tussen Israël en het verderfelijke mollahregime in Iran, is intussen uitgegroeid tot een regionaal conflict. De escalatie dreigt het Midden-Oosten verder te destabiliseren en in chaos te storten. Europa blijft niet buiten schot, want intussen is ook de Britse militaire basis in Cyprus door een Iraanse drone getroffen.
Als voorvechter van de Europese samenwerking is het voor cd&v heel duidelijk dat wij een Europese lidstaat bijstaan, dus Cyprus helpen, maar dat betekent niet dat we ons land moeten laten meeslepen in een conflict in het Midden-Oosten. De geopolitieke crisis verergert immers ook de al fragiele economische situatie in Europa. De afgelopen weken zijn de beurzen in het rood gegaan, de olieprijs is enorm gestegen en de aardgasprijs is zelfs verdubbeld.
Hoe langer het conflict aansleept, hoe groter de negatieve impact is op een broodnodige economische groei. De vorige weken waren lagere energieprijzen net een topprioriteit in Europa en dat mogen we niet uit het oog verliezen. Vanochtend nog trok de Nationale Bank aan de alarmbel en lanceerde een dringende oproep om verder te werken aan broodnodige structurele hervormingen en aan duurzame overheidsfinanciën om een financiële crash in ons land te vermijden. Het is nu niet het moment om mee olie op het vuur te gieten.
Ook onze binnenlandse veiligheid mogen we niet uit het oog verliezen, want een verdere escalatie zou aanleiding kunnen geven tot een mogelijke activering van terreurcellen en tot grote migratiestromen naar Europa. Collega's, mijnheer de premier, die zaken (...)
Voorzitter:
Dank u wel, mijnheer Van den Heuvel. Uw twee vragen kunt u misschien in uw repliek stellen of misschien wil mevrouw Almaci ze voor de micro herhalen, zodat we er kennis van kunnen nemen.
Meyrem Almaci:
Twee sprekers van de meerderheid en twee verschillende meningen, hoe zijn we hier in godsnaam beland?
Ja, het Iraanse regime is beestachtig tegenover zijn eigen bevolking. Daarom moeten wij goed nadenken over hoe we dit moeten aanpakken en op welke manier wij hen het best beschermen. Nu is men echter een roekeloze oorlog gestart, op een ronduit gestoorde manier. Die oorlog is aan het ontsporen op een manier die niemand kan voorspellen. Ik maak me ernstige zorgen over de Iraanse bevolking en over onze mensen daar. Heel de regio staat in vuur en vlam: Turkije, Cyprus, Libanon. Dan is er ook nog de schade hier bij ons, namelijk de economische onzekerheid voor onze scheepvaart, de vrees voor stijgende prijzen, de vrees voor aanslagen.
Jullie kakelen ondertussen maar in alle richtingen. Dat is ronduit beschamend. Iedereen spreekt elkaar tegen. Men fluit elkaar terug. Er is geen heldere communicatie en geen eenheid van commando.
Mijnheer de premier, u zegt dat het internationale recht niet meer werkt, dat we in een andere wereld wakker zijn geworden. Als men dat recht echter zelf niet respecteert of het niet meer helder durft te verdedigen, hoe kan het dan nog werken? We hebben dat ook gezien bij jullie standpunt over Palestina. Dit is een patroon in deze regering. U kunt perfect het beestachtige Iraanse regime veroordelen en tegelijkertijd het internationale recht verdedigen, in de plaats van mee de begrafenis ervan te organiseren. Het alternatief is namelijk het recht van de sterkste. Daar pas ik voor.
Sommigen hier praten Trump goed. Goed, laten we dan misschien ook meteen Afghanistan of Noord-Korea binnenvallen. Of neen, wacht, met Afghanistan maken we terugkeerdeals. Collega’s, dit is geen grap. Het gaat over leven en dood van gewone mensen. De vraag is dus of u inderdaad Sánchez durft te volgen. Gaat u pal achter het internationale recht staan? Gaat u oproepen tot een staakt-het-vuren? (…)
Oskar Seuntjens:
Onze gedachten zijn vandaag bij alle Iraniërs, bij de honderdduizenden die op straat zijn gekomen voor vrijheid, voor vrede en voor democratie. Onze gedachten zijn bij alle Iraniërs die familie hebben verloren, vermoord door het beestachtige regime. Onze gedachten zijn bij alle Iraniërs die al jaren in onderdrukking leven.
Wij laten dus geen traan om een dictator minder. Is er tegelijkertijd echter iemand die gelooft dat Trump en Netanyahu, of all people, hun aanvallen doen omdat zij zo begaan zijn met het lot van de Iraniërs?
Mijnheer de premier, u bent historicus. Historici leren lessen uit het verleden. Amerika heeft dat al eens gedaan. Ze zijn Irak binnengevallen en ze zijn Afghanistan binnengevallen. Hoe gaat het daar vandaag? In Afghanistan heersen de taliban. Er is net een wet goedgekeurd die bepaalt dat vrouwen in elkaar mogen worden geslagen zolang hun botten maar niet worden gebroken.
Netanyahu is de oorlogsmisdadiger die de dood van tienduizenden Palestijnen op zijn geweten heeft. Die twee mannen zouden het ineens doen in naam van de vrijheid.
Zij doen het om macht, zij doen het om olie, zij doen het om geld. Iedereen zal dat voelen, ook wij hier in Europa. Waar zullen wij vandaag bijvoorbeeld onze energie nog vandaan halen? Het Midden-Oosten valt weg. Rusland moeten wij niet meer na de vreselijke oorlog. Wie wrijft zich in de handen en blijft over? Dat is Trump. Torenhoge gasprijzen dreigen werkelijkheid te worden.
Wat moet een overheid in dat geval doen? Voor Vooruit is het essentieel dat een overheid haar zakken niet vult met oorlogsgeld, maar dat alle meerwinsten uit belastingen op gas worden teruggegeven aan gezinnen, aan alleenstaanden en aan de industrie.
Hoe zult u de veiligheid en de koopkracht van mensen beschermen tegen een oorlog waar wij niet om hebben gevraagd?
Bart De Wever:
Chers collègues, merci pour vos questions.
Je me chargerai de la première partie de la réponse et le ministre des Affaires étrangères répondra ensuite sur la base de ses propres compétences.
Au cours des cinq derniers jours, les tensions au Moyen-Orient et dans la région se sont intensifiées à une vitesse exceptionnelle. Lors de frappes conjointes américaines et israéliennes menées samedi matin, l'ayatollah Khamenei a été éliminé, ainsi que des figures clés du régime islamique. En représailles, l'Iran a lancé ces derniers jours une série d'attaques massives par missiles et drones, en direction d'Israël, de Bahreïn, du Koweït, du Qatar, des Émirats arabes unis, de l'Arabie saoudite, de la Jordanie et d'Oman dans le but de créer un maximum de chaos dans la région.
Des installations des pays de l'Union européenne ont également été visées, notamment des installations militaires françaises et italiennes ainsi que des bases britanniques à Chypre. Par ce chaos, l'Iran cherche à fermer le détroit d'Ormuz, ce qui a des conséquences directes sur le commerce maritime et sur notre approvisionnement énergétique.
Samen met u moet ik vaststellen dat in deze woelige geopolitieke tijden inderdaad nog weinig rekening wordt gehouden met de internationale rechtsregels, die wij als Europeanen terecht zeer hoog in het vaandel blijven dragen. Maar een theocratische dictatuur die zelf al 47 jaar het internationale recht met voeten treedt, hoeft van mij geen enkele sympathie te verwachten. We spreken hier immers over een moorddadig en crimineel regime, dat enkele weken geleden nog duizenden van zijn eigen burgers heeft afgeslacht om zichzelf in stand te houden. Laten we dat niet vergeten. Sommige collega's hebben tijdens hun tussenkomst hard geroepen, dat levert een mooie clip op voor de sociale media, maar dát aspect zijn sommige collega's vergeten te vermelden. Er kwam niet één woord over de Iraanse bevolking vanwege de PS en de PTB.
Laten we toch ook niet vergeten dat datzelfde regime steun biedt aan tal van antiwesterse terroristische actoren en aan de Russische oorlogsmachine in Oekraïne. Bovendien koestert het de ambitie om nucleaire wapens te bouwen. Wat dat laatste betreft, heeft dat regime de afgelopen maanden verschillende diplomatieke kansen gemist om de internationale gemeenschap gerust te stellen. Over het noodlot van de leiders van dat wrede en vijandige regime moet u van mij dus geen traan verwachten.
Cela dit, le problème iranien ne se résout pas simplement par une guerre menée de manière irréfléchie. Je ne peux qu'espérer que les É tats-Unis et Israël disposent d'une stratégie de sortie, en vue d'améliorer la situation pour le peuple iranien et la stabilité géopolitique, mais je n'en suis pas sûr.
Certes, quelques pays européens interviennent de manière défensive mais il n'existe, du côté européen, aucun projet visant à se joindre à l'attaque contre l'Iran.
Laisser la région dans le chaos pourrait en effet avoir des conséquences néfastes pour notre continent. Je pense en premier lieu à la hausse des coûts de l'énergie et à des flux migratoires incontrôlés en direction de l'Europe.
Les évolutions dans la région s'enchaînent à un rythme soutenu. Le gouvernement surveille chaque dimension de la situation heure par heure. Une réunion du Conseil national de sécurité vient d'avoir lieu, au cours de laquelle plusieurs éléments ont été analysés et mis en perspective. Nos services sont pleinement mobilisés afin de signaler et de traiter immédiatement toutes les conséquences potentielles du conflit pour notre pays.
De focus van onze regering zal de komende uren en dagen – en misschien weken en maanden, al hoop ik van niet – op drie domeinen liggen.
Ten eerste is er de veiligheid van onze eigen burgers in de regio. Collega Prévot zal zo dadelijk meer uitleg geven over de repatriëring van gestrande reizigers in de Verenigde Arabische Emiraten en Qatar. Ik wil uitdrukkelijk de collega’s van Defensie en Buitenlandse Zaken danken en feliciteren, want zij hebben letterlijk dag en nacht gewerkt en werken nog steeds aan de best mogelijke oplossing, onder logistiek zeer moeilijke en snel wijzigende omstandigheden.
Ten tweede bekijken we de potentiële impact op de veiligheid, zowel op binnenlands als op buitenlands vlak. Ons land heeft directe belangen bij een terugkeer naar regionale stabiliteit. Dat volgen wij nauwgezet op, met onze Europese partners in eerste instantie en binnen het NAVO-verband.
Ten derde zijn er onze economische en maritieme belangen in de Straat van Hormuz en de Rode Zee. Zoals u weet, is die zee-engte cruciaal in de wereldwijde energietoevoer. In dat kader volgen we de gevolgen voor onze bevoorradingszekerheid op. Om bij te sturen waar nodig houden we uiteraard ook de evolutie van de energieprijzen goed in de gaten, ook in samenwerking met onze Europese partners. De ministers van Financiën en Energie zullen straks nog op uw vragen daarover antwoorden.
Dat zijn momenteel de drie topprioriteiten waarmee we ons bezighouden: de veiligheid van onze burgers ter plaatse, de potentiële impact op onze eigen veiligheid, zowel binnenlands als buitenlands, en onze economische en maritieme belangen.
Alle andere geopolitieke bedenkingen zijn zonder meer zeer interessant en iedere partij hier heeft daarover ongetwijfeld zeer boeiende inzichten, maar de regering heeft als taak om beleid te voeren dat gericht is op concrete bedreigingen en op het vrijwaren van onze belangen. Grote verklaringen zijn daarbij zelden productief en in het slechtste geval zelfs contraproductief.
Ik ben een historicus – u hebt daarop gewezen –, maar geen hystericus. Een regering moet zich in eerste instantie bezighouden met de problemen waarmee we geconfronteerd worden en met de werkelijkheid waarop we impact hebben. Andere beschouwingen laat ik graag aan de wijsheid van het Parlement. Ik dank u.
Maxime Prévot:
Monsieur le président, mesdames et messieurs les parlementaires, l’Union européenne vient d’organiser un Conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères avec le Conseil de coopération du Golfe, auquel j’ai pris part.
J’ai exprimé notre soutien total aux pays du Golfe. Nous faisons bloc, ensemble, face aux attaques injustifiées de l’Iran dont ces pays sont les victimes, et dont nous souffrons nous aussi, au vu du danger auquel nos compatriotes sont exposés.
Zowel de Golfstaten als de EU hebben hun diplomatieke inspanningen opgevoerd om te voorkomen dat we in deze situatie zouden belanden. We zullen samen die verstandige en redelijke aanpak voortzetten, omdat deze in staat is om op lange termijn veiligheidswaarborgen te bieden. Ons doel is de-escalatie, op een moment dat de Golfstaten zouden kunnen beslissen hun recht op zelfverdediging uit te oefenen door te reageren en het conflict zich uitbreidt naar landen zoals Azerbeidzjan.
Notre sécurité et nos économies sont liées. Nous avons décidé d'unir nos efforts et nos moyens, notamment pour éviter de subir une hausse des prix de l'énergie et une perturbation du commerce mondial.
Ik heb ook mijn solidariteit betuigd met Spanje, dat het voorwerp geweest is van ongerechtvaardigde vergeldingsdreigingen vanwege de Verenigde Staten. Men kan een land dat – ik herinner eraan – een bondgenoot is, niet bedreigen enkel en alleen omdat het een soevereine positie inneemt die niet bevalt.
Je remercie une fois de plus les pays du Golfe pour leur précieuse collaboration avec mes services pour veiller sur la sécurité de nos ressortissants sur place. La situation évolue très rapidement et nous nous adaptons au mieux dans l'intérêt de tous les Belges.
Avec mon collègue, le ministre de la Défense, nous avons pris la décision de rapatrier, aussi vite que possible, autant de voyageurs belges que possible. Nous nous focalisons dans un premier temps sur les pays où il y a le plus de Belges: les Émirats arabes unis et le Qatar.
We volgen de situatie er uur per uur en naargelang van de feitelijke omstandigheden op het terrein en de mogelijke samenwerking met andere partners, passen we het apparaat in realtime aan. Soms wordt iets wat op een bepaald moment niet mogelijk is, de dag nadien wel mogelijk.
La Belgique compte parmi les premiers pays européens à organiser ces rapatriements. Nous n'avons pas à rougir de notre réactivité. Pour le moment, l'espace aérien au-dessus des Émirats arabes unis et du Qatar est fermé. Quand elles existent, les ouvertures sont sporadiques et extrêmement limitées, raison pour laquelle nos compatriotes seront d'abord transportés par voie terrestre vers un pays voisin. Ensuite, ceux qui sont à Oman seront pris en charge par avion vers un pays sûr. L'idée est double: mettre au plus vite les vies en sécurité et favoriser les rotations de nos avions militaires. C'est pourquoi la ville égyptienne d'Hurghada a été identifiée comme destination de nos vols militaires. Hier, je précisais toutefois que nous continuions d'analyser nos capacités opérationnelles avec la Défense pour ramener directement nos compatriotes vers Bruxelles. Si, hier, il n'était pas encore certain que nous pussions proposer cette solution, c'est désormais chose faite depuis ce matin, à la faveur d'une concertation étroite entre nos services et de réalités opérationnelles adaptées. Les Belges qui gagneront Oman par bus seront donc transportés par avion militaire jusqu'à Bruxelles, en transitant par Hurghada uniquement pour une escale technique de refueling . Ils pourraient même rester à bord de l'avion.
Wat de kosten betreft, België zal de uitgaven voor de toeristen voorschieten. Overeenkomstig de Belgische wet, artikel 84 van het Consulair Wetboek, zijn de kosten voor consulaire bijstand terugbetaalbare voorschotten. De burger kan dus steeds worden verzocht om minstens een deel van die kosten te dragen. Datzelfde principe werd onder meer toegepast tijdens de repatriëringen in het kader van de covidpandemie.
Certains ne comprennent pas qu'ils ne soient pas immédiatement pris en charge là où ils se trouvent jusqu'à leur domicile. Ils se plaignent de coûts à devoir assumer et de trajets à effectuer en bus. Je n'ose imaginer ce que les Ukrainiens doivent en penser… Ne confondons pas, mesdames et messieurs, l'essentiel et l'accessoire. La vocation du gouvernement belge n'est pas de se substituer à une agence de voyages, mais de pouvoir sauver des vies en installant des gens dans un endroit sûr. Il s'agit d'extraire le plus rapidement possible le plus grand nombre de personnes des zones où les espaces aériens sont fermés, empêchant leur retour immédiat, et où des missiles sont encore en train de tomber. Qu'une solution permettant leur acheminement jusqu'à Bruxelles ait finalement pu se dégager est une bonne nouvelle. Le coût demandé de 600 euros pour un voyage des É mirats jusqu'en Belgique répond à notre cadre légal et équivaut à ce que les Pays-Bas, par exemple, demandent à leurs ressortissants. L'Allemagne a fixé ce montant à 500 euros. C'est 50 % du tarif classique.
Het is ook aanzienlijk goedkoper dan eender welk alternatief per vliegtuig. Wanneer men weet dat sommige staten geen enkele repatriëring van hun landgenoten organiseren en sommige taxi's in Dubai tot duizenden euro's vragen voor een rit naar Muscat, dan zijn de enkele tientallen voorziene euro's voor onze bussen slechts een detail.
Je comprends l’impatience et la peur, mais gardons la capacité de relativiser les choses. Nous agissons au mieux, en zone de guerre, pour sauver des vies, avec des considérations d’efficacité avant des considérations de confort.
Je vous remercie.
Sandro Di Nunzio:
Mijnheer de premier, mijnheer de minister, ik heb daarnet gezegd dat we u dagenlang niet gehoord hebben. Ik begrijp dat voor een stuk. Uw coalitiepartners en u raken het immers over niets eens. Dat is ook de reden waarom u er niet in slaagt om akkoorden te sluiten, waarom u er niet in slaagt om hervormingen door te voeren. Als u al akkoorden vindt, moet u telkens opnieuw naar de tekentafel. We horen het hier opnieuw. Cd&v neemt een andere positie in en Vooruit spreekt over de portemonnee van de mensen, maar het is wel Vooruit dat mee de accijnsverhoging op gas goedkeurt. Vooruit heeft gewoon meegestemd. Dat zal een rechtstreekse impact hebben op de portemonnee van de mensen.
De vage plannen die u hier brengt, geven weinig voluntarisme weer. Het is op zich goed dat u Belgen terugbrengt naar ons land. Het werd ook tijd. Andere landen zijn daar al actief mee bezig. Ik verwacht dus meer voluntarisme van u. U moet daar werk van maken.
U zegt dat u ermee aan de slag gaat, als leider van deze regering, maar toen de crisis uitbrak, moest u vanaf dag één de Nationale Veiligheidsraad samengeroepen hebben. Vanaf dag één. Daaropvolgend moest u het kernkabinet daarover doen doorvergaderen, zodat iedere minister binnen zijn eigen competenties maatregelen kon nemen. Dat is wat u moest doen om het land te besturen. Dat hebben we echter niet gezien.
Ik vraag u dus maar één ding. Neem maatregelen om onze bedrijven, onze industrie en onze mensen te beschermen. U moet de richting bepalen, mijnheer de premier. Ik hoop dat u dat kunt. Ik hoop dat u zult slagen.
Paul Magnette:
Monsieur le premier ministre, monsieur le ministre des Affaires étrangères, bien sûr, nous sommes toutes et tous aux côtés des Iraniennes et des Iraniens et de leur aspiration à la paix et à la stabilité; mais croire que c'est le cas de Trump et de ses alliés israéliens est d'une naïveté incroyable. Jamais, quand les États-Unis ont recouru à la force sans mandat international, cela n'a produit la paix et la stabilité. Jamais! Et ce ne sera pas le cas cette fois-ci non plus.
Quand on vous interroge, monsieur le premier ministre, vous nous lisez un texte qui ressemble plus à un éditorial qu'à une position de gouvernement. Ce n'est pas tellement étonnant parce qu'en réalité, votre gouvernement n’a pas de position. On entend les va-t-en-guerre du MR et de la N-VA qui sont prêts à suivre aveuglément Trump et Netanyahu; Vooruit qui essaie désespérément d'un peu défendre le droit international; et les chrétiens-démocrates, fidèles à leur ligne, qui ne sont ni pour ni contre, bien au contraire. Voilà où en est votre gouvernement, monsieur le premier ministre.
Pendant ce temps, la Belgique n'existe pas. Elle n'est même pas capable de rapatrier dignement ses propres ressortissants. Monsieur le premier ministre, ceci n'est pas un gouvernement.
Nabil Boukili:
Monsieur le premier ministre, c'est quand même incroyable. Il y a deux semaines, vous disiez: "Il faut être autonome. Il faut de l'autonomie stratégique au niveau européen. Il faut être indépendant." Maintenant, vous vous couchez devant la violation du droit international par les Américains, comme vous vous êtes couché devant le génocide contre le peuple palestinien. Vous êtes toujours du même côté: toujours du côté des Américains, toujours du côté du criminel de guerre Netanyahu.
Cette guerre, je le rappelle, défend les intérêts américains, pas les intérêts du peuple iranien. Elle défend les intérêts américains dans leur affrontement contre la Chine.
Aujourd'hui, en Europe et au niveau de la Belgique, nous devons nous mettre du côté de l'intérêt de notre population, qui va payer cher le prix de cette guerre. Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de la guerre. Ils le payent soit par leur vie, soit par leur pouvoir d'achat. Ce sont les travailleurs qui vont sentir le prix du gaz dans leur pouvoir d'achat.
Notre pays doit tout faire pour arrêter cette agression, apaiser la situation, aller vers la désescalade et ne pas se mettre du côté des intérêts des États-Unis et de l'impérialisme américain.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le président, je suis assez stupéfait par ceux qui invoquent les mandats internationaux. Parler de mandat international revient à dire qu'on doit aller au Conseil de sécurité des Nations Unies et accepter le veto de la Russie et de la Chine. Tel est le projet de la gauche: laisser la Chine et la Russie nous bloquer dans la protection des intérêts occidentaux! Cela fait effectivement une différence. Mais, je l'avoue, l'intérêt de sécurité, l'intérêt de souveraineté occidentale est supérieur selon moi à votre approche qui consiste systématiquement à soutenir les ennemis de l'Occident. Parce que votre appel à la désescalade veut dire une chose très claire, une chose que les gens doivent entendre: cela veut dire que le régime des mollahs doit se maintenir. Voilà la conséquence de la désescalade! Voilà le choix que vous faites!
En ce qui concerne la sécurité intérieure, monsieur le premier ministre, je dois avouer que j'attends quand même des positions plus fermes en la matière. Je pense qu'il est grand temps de prendre attitude à l'égard de la représentation diplomatique iranienne, qui rend en ce moment hommage à Khamenei. Je crois qu'il est temps aussi de faire appel aux militaires dans les rues face aux risques accrus qui arrivent. Il est temps aussi de s'attaquer aux organisations comme Samidoun et les antifas, les amis de la gauche qui aujourd'hui soutiennent les mollahs.
Koen Van den Heuvel:
Dank u wel, heren ministers, voor uw antwoord.
Wij van cd&v hebben drie grote prioriteiten. Mijnheer Magnette, ik herhaal ze met veel plezier. Ten eerste, voor ons is het heel duidelijk dat ons land samen met de Europese partners werk moet maken van de de-escalatie van het conflict. We mogen dat conflict niet importeren in ons land. Ten tweede, onze binnenlandse veiligheid moet gegarandeerd blijven door waakzaam te zijn en absoluut te vermijden dat het conflict wordt geïmporteerd. Ten derde, we moeten, premier, onze energieprijzen onder controle houden. Dat is noodzakelijk voor voldoende koopkracht van onze gezinnen en voor de concurrentiekracht van onze bedrijven. Dat zijn drie duidelijke prioriteiten. We stellen voor dat de regering die overneemt en daar krachtdadig werk van maakt.
Meyrem Almaci:
De kakofonie gaat verder. Er is helemaal niets veranderd in de meerderheid tussen het begin van mijn vraag en na het antwoord van de eerste minister en de minister van Buitenlandse Zaken: iedereen zegt maar wat. Het is wel opmerkelijk, mijnheer de premier, dat u het was die, terwijl u verwijst naar geopolitieke overwegingen, het blijkbaar nodig vond om voor de camera’s het internationaal recht af te zwakken en in de vuilnisbak te gooien. Niet goed overdacht, noemt u het. Dat is uw bocht. Het mag altijd duidelijker. Het kan duidelijker door bijvoorbeeld te zeggen: ja, het is een illegale actie en ja, die brengt mensen in gevaar, zowel de Iraanse burgers aldaar als de mensen hier bij ons.
Pyromanen à la Trump en Netanyahu zetten de eigen belangen voorop, op de kap van zoveel gewone mensen. Het is nochtans niet zo moeilijk. Burgers en politici in de VS kijken niet weg, noemen een kat een kat, zeggen vandaag haarfijn dat de aanval illegaal is en weigeren de actie te normaliseren. U doet dat wel. Zij staan vandaag voor de fundamentele rechten. Het internationaal recht is geen grabbelton. Afdingen daarop maakt het alleen maar moeilijker om dat soort conflicten te voorkomen.
Het is heel duidelijk dat ons land daarover geen enkele onduidelijkheid meer mag laten bestaan. U moet zeggen wat veel mensen weten, met name dat die oorlog moet stoppen, in plaats van hem goed te praten. Mijnheer de premier, slaap zacht. Ik hoop dat er een dag komt dat u dat helder zegt.
Oskar Seuntjens:
Mijnheer de eerste minister, mijnheer de minister, bedankt voor uw antwoord. Ik ben blij te horen dat onze landgenoten worden gerepatrieerd. Ik hoop dat ze zo snel mogelijk in veiligheid worden gebracht. Het toont echter nogmaals aan dat elke oorlog er een te veel is en dat elke oorlog een prijs heeft. Mensen zijn vandaag ongerust over de impact van die oorlog op hun veiligheid en op hun koopkracht. Ze hebben allemaal nog de energiecrisis in hun achterhoofd, toen Rusland Oekraïne binnenviel. Ze hadden toen schrik voor de postbode die langskwam met de hoge energiefactuur. Ze zetten hun verwarming lager of zelfs af. Gelukkig hebben we toen de btw verlaagd naar 6 %. Het zal ook de uitdaging zijn van deze regering om de koopkracht en de veiligheid van de mensen te beschermen tegen een oorlog waar we niet om hebben gevraagd.
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Vraag: De niet-samendrukbare straffen en de echte levenslange gevangenisstraf
veiligheid, justitie en defensieDe niet-samendrukbare straffen en de echte levenslange gevangenisstraf
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Samenvatting summaryExplanation
Georges-Louis Bouchez pleit voor een echte levenslange gevangenisstraf zonder enige kans op vrijlating, ook na 15 of 25 jaar, voor zware misdrijven zoals terrorisme, kindermoord en pedofilie, en bekritiseert dat de huidige regeling te veel ruimte laat voor subjectieve beoordelingen door strafrechters, wat volgens hem leidt tot ongelijke behandeling en onvoldoende bescherming van burgers. Minister Verlinden benadrukt dat het huidige Belgische systeem al voorziet in levenslange detentie voor gevaarlijke daders via strenge voorwaarden (zoals 25 jaar minimale straf en risico-evaluaties) en wijst erop dat herhaalde wetshervormingen de drempels al verhoogd hebben, zonder dat een absolute "perpetuïteit" juridisch noodzakelijk is. Bouchez houdt vol dat een politiek signaal essentieel is om elk perspectief op vrijlating uit te sluiten, ongeacht mediadruk of gedrag in detentie, en stelt dat de huidige praktijk onvoldoende consistent is om daders als Dutroux gegarandeerd achter slot te houden. Beide partijen erkennen het belang van veiligheid, maar verschillen fundamenteel over de noodzaak van een onvoorwaardelijke, wettelijk vastgelegde levenslange straf.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le président, il se peut effectivement que les peines soient incompréhensibles pour certains puisque, dans notre pays contrairement à d'autres, la perpétuité ne vaut en fait que pour 15 ans. À partir de 15 ans, vous pouvez déjà envisager une libération. C'est 19 à 23 ans en cas de récidive.
Madame la ministre, je voulais voir avec vous où nous en étions dans la possibilité d'avoir une vraie perpétuité. Pourquoi? Parce qu'il y a des gens, malheureusement, qui ne sont pas réinsérables dans la société. C'est le cas, par exemple, en France, de Mme Benkired, qui s'est rendue coupable du viol, de la torture et du meurtre d'une petite fille qui s'appelait Lola. Cela peut être le cas de quelqu'un comme M. Abdeslam qui s'est rendu coupable d'actes de terrorisme. C'est le cas, bien évidemment, de Marc Dutroux.
J'entends parfois certains collègues dire qu'il ne faut pas une perpétuité réelle, que cela ne va pas. Mais, d'un autre côté, quand on leur pose la question de savoir si Marc Dutroux doit sortir de prison, ils n'osent pas dire oui. Alors, il faut être conséquent. Si on considère que certains doivent rester en prison à vie, et c'est ce que je pense, il faut alors l'inscrire dans le Code. Il faut l'assumer et envoyer un signal de la société vers certaines personnes disant que des actes de meurtre d'enfant, de pédophilie, de viol mais également de terrorisme sont des actes qui ne peuvent donner lieu à un pardon et à une réinsertion dans la société.
Dans le même temps, madame la ministre, il est essentiel d'avancer sur des peines incompressibles pour faire en sorte que des personnes qui ont aujourd'hui des sanctions pénales sachent qu'elles devront aller au bout de ces sanctions et qu'elles ne pourront pas s'en sortir au bout du tiers de la peine, ce qui rend finalement la justice moins crédible.
Madame la ministre, à quand une vraie perpétuité et des peines incompressibles?
Annelies Verlinden:
Monsieur Bouchez, notre droit pénal prévoit déjà des peines sévères et des mécanismes permettant d'incarcérer des personnes pour une très longue durée, y compris à vie. Tel est précisément le sens de l'emprisonnement à perpétuité: priver de liberté ceux qui sont et restent une menace pour la société. Certains condamnés se trouvent, du reste, derrière les barreaux depuis plus de 50 ans.
Lorsqu'un condamné peut prétendre à une libération conditionnelle, celle-ci n'est en aucun cas automatique. Et c'est encore plus vrai pour certaines catégories d'infractions. Le condamné est évalué par le tribunal d'application des peines, qui analyse les risques et examine les chances de réinsertion. Cet exercice est mené avec beaucoup de rigueur et de diligence. Tous les mécanismes nécessaires pour maintenir en détention les personnes qui doivent y finir leurs jours sont donc bel et bien en place.
De plus, le moment à partir duquel un condamné à perpétuité peut demander à bénéficier de modalités a déjà été durci dans la loi en 2013, avec un délai minimum de 15 ans et des règles supplémentaires strictes en cas de récidive. Celles-ci ont encore été renforcées en 2017. Depuis cette date, une période de sûreté a également été instaurée, garantissant que les personnes condamnées à la réclusion à perpétuité ne puissent prétendre à une libération conditionnelle qu'après 25 ans. Même dans ce cas-là, les tribunaux d'application des peines doivent se prononcer.
Le droit pénal belge prévoit donc tous les moyens nécessaires pour condamner les criminels les plus dangereux à une peine d'emprisonnement à perpétuité et les maintenir effectivement à vie derrière les barreaux. De telles mesures sont pleinement légitimes car la sécurité, monsieur Bouchez, sera toujours notre priorité.
Je vous remercie de votre attention.
Georges-Louis Bouchez:
Madame la ministre, je vous remercie de votre réponse. Cependant, il me semble que nous n'avons pas parlé de la même chose. Pour ma part, j'évoquais la nécessité d'envoyer un signal très clair qui ne laisse pas d'appréciation sur le sujet. Il y a des actes. Et c'est un choix politique, non celui d'un tribunal d'application des peines, de dire à la société que, lorsque vous commettez un acte terroriste, il n'y a pas de possibilité, même si votre comportement a été exemplaire en prison, de sortir après 15 ans de détention. C'est un choix de société que de dire que, quand vous vous rendez coupable d'actes de pédophilie, vous n'avez pas l'occasion de sortir, même si votre affaire n'a pas été aussi médiatisée que d'autres. Chers collègues, la vérité est que Marc Dutroux restera vraisemblablement en prison jusqu'à la fin de sa vie – et c'est tout ce qu'il mérite. Toutefois, si l'affaire n'avait pas été autant médiatisée, croyez-vous sincèrement qu'il n'aurait pas eu, à de multiples reprises, l'occasion de sortir? C'est cela que je demande de corriger: ne pas avoir deux poids deux mesures, mais dessiner une ligne ferme et, surtout, protectrice des citoyens.
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Vraag: De diplomatieke betrekkingen met Iran
De diplomatieke betrekkingen met Iran
Beantwoord door
Les Engagés Maxime Prévot (Minister van Buitenlandse Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking)
Raoul Hedebouw
op 5 februari 2026
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Samenvatting summaryExplanation
Georges-Louis Bouchez bekritiseert het Belgische stilzwijgen over de onderdrukking in Iran, waar volgens hem 30.000 doden en 50.000 gevangenen vallen, en pleit voor een harde lijn: opzegging van het uitleveringsverdrag, uitzetting van de Iraanse ambassadeur en internationale actie, inclusief militaire opties. Minister Prévot wijst militaire interventies af als bespreekbaar in het openbaar, uit voorzorg voor Belgische gevangenen en diplomatieke kanalen, en betwijfelt of symbolische stappen zoals ambassadeurs uitzetten de Iraanse bevolking helpen. Bouchez repliceert dat Iran een unieke dreiging vormt als staatsponsor van terrorisme en onderdrukker van eigen burgers, terwijl Raoul Hedebouw (PTB) hem beschuldigt van dubbele standaarden door de Iraanse ambassadeur wel maar de Israëlische niet te willen uitzetten tijdens het "Palestijnse genocide". Bouchez werpt tegen dat Iran een terroristisch regime zonder democratische legitimiteit is, in tegenstelling tot Israël, en beschuldigt Hedebouws partij van antidemocratische opvattingen gelijk aan extreemrechts.
Georges-Louis Bouchez:
Monsieur le président, chers collègues, normalement, le rôle d'un gouvernement est de défendre ses ressortissants. Or, en Iran, on assiste actuellement exactement à l'opposé, puisque le gouvernement s'en prend à la vie de ses propres ressortissants. On parle aujourd'hui de près de 30 000 morts et de 50 000 détenus dans une indifférence assez grande, compte tenu de la gravité des faits.
Aujourd'hui, on peut se dire qu'ils n'arriveront pas à s'en sortir seuls et que l'ensemble des démocraties de notre monde doivent se mobiliser pour les aider. Ce silence est d'autant plus regrettable et peut-être hypocrite lorsqu'on se souvient, dans cette Assemblée en juin 2023, à quel point certaines formations politiques avaient voulu combattre la ministre des Affaires étrangères de l'époque, qui avait simplement octroyé des visas à la suite de l'invitation du gouvernement bruxellois, gouvernement dans lequel les partis de gauche sont très majoritaires et uniquement présents. Finalement, à l'époque, on avait le sentiment que c'était la pire chose que le pays avait pu faire. Et, aujourd'hui, face à l'ensemble de ces crimes, c'est le silence et très peu de mobilisation.
Monsieur le ministre, mes questions sont très simples. Qu'en est-il d'une intervention militaire de nos alliés américains? Disposez-vous d'informations à ce propos? Une coalition internationale est-elle envisageable? Par ailleurs, aujourd'hui, la Belgique doit clairement annuler le traité de transfèrement qui concerne l'Iran et notre pays, une demande d'annulation telle que déposée par Daniel Bacquelaine et Denis Ducarme. Enfin, monsieur le ministre, il est temps d'envoyer un signal clair en déclarant l'ambassadeur d'Iran en Belgique comme persona non grata . Nous ne pouvons plus collaborer avec ce régime.
Maxime Prévot:
Merci monsieur le président, et merci monsieur le parlementaire.
Je n'ai pas d'élément qu'il me soit possible de communiquer publiquement quant à une intervention américaine potentielle dans la région. Vous imaginez bien que la sensibilité du sujet ne s'accommode pas d'une prestation en séance publique.
S'agissant de la volonté que vous exprimez d'annuler le traité de transfèrement, je vous avoue être, à titre personnel et sous toute réserve d'analyse plus ample par mes services, circonspect si d'aventure cela devait amener à une sorte d'encouragement fallacieux des autorités iraniennes à procéder à nouveau à notre égard à la politique qui est la leur de prise d'otage en vue d'obtenir un échange. Mais je conçois qu'il soit utile de faire analyser la question par le ministère.
S'agissant de la question de déclarer persona non grata l'ambassadeur d'Iran, là aussi j'avoue avoir plutôt des réserves dans la mesure où, inévitablement, cela s'accompagnerait de mesures de rétorsion similaires, et je ne pense pas que cela rendrait service, au-delà de la démarche symbolique qui pourrait nous ravir, à la population iranienne elle-même. Cela n'aiderait pas non plus nos compatriotes qui se trouvent dans ce pays si nous avions notre propre ambassadeur qui s'en trouvait par conséquence exclu, incapable de pouvoir faire bénéficier par ses oreilles, ses yeux et notre expertise ainsi que les canaux de communication, de l'ensemble des renseignements et informations qui sont importants et nécessaires.
Du reste, je vois que, même avec la Russie, nous avons – et pourtant Dieu sait si nous sommes critiques à l'égard de la politique de Poutine – maintenu l'ambassadeur et ses services en Belgique. Donc je pense que, plus que jamais, si on doit dialoguer entre amis, (…)
Georges-Louis Bouchez:
Les rires des membres de la gauche montrent bien à quel point ils ne comprennent pas l'enjeu humanitaire, mais aussi l'enjeu de sécurité pour notre pays. Car faire tomber l'Iran, n'en déplaise à M. Hedebouw, puisque manifestement ce sont ses amis – mais n'hésitez pas! – ne vous en déplaise, c'est la plus grande force de déstabilisation de la région. C'est un pays qui a organisé des attentats sur notre territoire. C'est un pays qui soutient le Hamas et le Hezbollah et d'autres organisations terroristes.
Je dois vous avouer, monsieur le ministre, que je ne comprends pas bien en quoi l’annulation de ce traité de transfèrement rendrait plus facile la prise d’otages. Ce serait au contraire l'inverse. Aujourd'hui, ils savent qu'ils peuvent prendre des ressortissants en otage en échange de certains détenus de droit commun iraniens.
Nous devons donc stopper ces relations. Nous devons renvoyer l'ambassadeur, parce qu'il y a une grande différence avec la Russie ou d'autres pays: c'est que nous devons négocier avec ces pays. Nous ne (…)
Fait personnel
Persoonlijk feit
Raoul Hedebouw:
Je ne vais pas être très long, monsieur Bouchez, pour ce fait personnel. Je pense que beaucoup de gens du MR en ont honte aussi.
Il est incroyable qu'aujourd'hui, on entende le MR demander d'expulser l'ambassadeur iranien, alors qu'à aucun moment donné, depuis deux ans que le génocide est en cours contre le peuple palestinien, à aucun moment donné, l'ambassadeur israélien n’a été expulsé de Belgique. C'est honteux, monsieur Bouchez! C'est honteux!
Georges-Louis Bouchez:
Vous savez, monsieur – et je ne citerai pas votre nom, comme ça, vous vous reconnaîtrez. Vous savez, je vais vous dire une chose.
Il y a une différence fondamentale, et je l'ai dit tout à l'heure dans ma réponse: nous devrons négocier avec la Russie, par exemple. Nous devons être des acteurs de paix avec Israël. (Brouhaha)
Ici, nous sommes face à un régime… Ne vous agitez pas. Nous sommes ici face à un régime qui tue sa propre population. Nous sommes ici face à un régime dont les gardiens de la révolution ont été placés sur la liste des organisations terroristes. Nous sommes face à un régime où il n'y a pas d'élections. Nous sommes face à un régime qui viole tous les droits fondamentaux.
Ne vous en déplaise, monsieur Hedebouw, si Israël commet des crimes, Israël a un système judiciaire qui a condamné des militaires, qui a condamné des politiques. Ici, vous défendez un régime qui est la négation même de ce qu'est une démocratie libérale. Mais cela ne m'étonne pas, venant de vous, parce que votre parti est la négation même des valeurs du libéralisme. C'est la raison pour laquelle vous êtes aussi dangereux que l'extrême droite. Vous êtes des ennemis de la démocratie, et nous vous mettons sur le même pied qu'eux.
Voorzitter:
Merci chers collègues pour cette petite polémique.
Voorstellen
Georges-Louis Bouchez heeft nog geen voorstellen ingediend als hoofdauteur.
Slechts een deel van alle voorstellen wordt getoond. Lopende voorstellen die nog niet zijn gestemd geweest worden niet weergegeven.
Stemmingen
Recente stemmingen van Georges-Louis Bouchez in de plenaire vergadering.
| Onderwerp | Stemming |
|---|---|
| Wetsontwerp houdende de uitvoering van het hefboomplan I details → | ja |
| Wetsontwerp tot omzetting van Richtlijn (EU) 2024/1226 van het Europees Parlement en de Raad van 24 april 2024 betreffende de definitie van strafrechtelijke delicten en van sancties voor de schending van beperkende maatregelen van de Unie en tot wijziging van Richtlijn (EU) 2018/1673 en andere bepalingen details → | ja |
| Stemming over artikel 1. details → | ja |
| Stemming over amendement nr. 40 van Vincent Van Quickenborne op artikel 2. details → | nee |
| Stemming over amendement nr. 39 van Vincent Van Quickenborne tot weglating van de artikelen 2 en 4. details → | nee |
| Stemming over amendement nr. 41 van Vincent Van Quickenborne tot invoeging van een artikel 2(n). details → | nee |
| Stemming over artikel 2. details → | ja |
| Stemming over amendement nr. 38 van Vincent Van Quickenborne op artikel 3. details → | nee |
| Stemming over amendement nr. 42 van Vincent Van Quickenborne tot invoeging van een artikel 4(n). details → | nee |
| Stemming over de artikelen 5 en 6. details → | ja |